L’association AVC Lorraine soutient les victimes d’accident vasculaire cérébral (AVC), et leurs proches, en les aidant à se reconstruire. Parmi les patients, certains sont très jeunes et doivent trouver de nouveaux repères pour avancer.
Claire a seulement 38 ans et profite d’une activité de plein air lorsqu’elle fait un AVC. Le fils de Bernard, lui, a 24 ans et vient tout juste de finir ses études à l’étranger. « Il n’y a pas d’âge pour faire un accident vasculaire cérébral, on peut n’avoir aucun antécédent », explique Bernard Gustin, président de l’association AVC Lorraine. Alors que rien ne les prédisposait à cela, leur vie bascule pour toujours. « De mon côté, c’était en septembre 2020. Après un malaise, je suis amenée aux urgences. Deux ou trois jours après, le diagnostic tombe : j’ai fait un AVC » nous raconte Claire Dupin, patiente et engagée comme bénévole dans l’association.
Un AVC toutes les quatre minutes en France
Claire et le fils de Bernard sont loin d’être des cas isolés. Selon les derniers chiffres publiés par Santé Publique France, près de 150 000 personnes sont victimes d’un AVC en France chaque année. Soit un cas toutes les 4 minutes !
Le plus dur après un AVC ? Retrouver ses repères et, surtout, se reconstruire, des urgences à la rééducation. Une épreuve qui chamboule le quotidien du patient et de son entourage, obligeant ce dernier à laisser son ancienne vie derrière lui. Ce fut le cas pour Claire Dupin.
Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Mais je suis tout de même restée une année en centre de rééducation. Par la suite, je n’ai pas pu reprendre mon activité de comptable. C’est pour cela que je me suis tournée vers une association pour tenter de retrouver un sens à ma vie. Ce n’est plus la même vie et il faut composer avec.
Claire Dupin, patient-partenaire et bénévole à AVC Lorraine
Notre fils a fait preuve d’une grande force mentale et de beaucoup de détermination. Malgré ses séquelles, notamment ses difficultés à marcher et à trouver ses mots, il a repassé un diplôme et travaille aujourd’hui dans l’administration.
Bernard Gustin, président de l’association AVC Lorraine
C’est là qu’intervient l’association AVC Lorraine à travers des ateliers de sensibilisation, des groupes de parole et un accompagnement à domicile.
Un soutien mental et psychologique avec AVC Lorraine
Créée en 2003 à l’échelle nationale sous un autre nom, l’association AVC Lorraine a revu ses statuts en 2023 pour s’intéresser tout particulièrement à la région Lorraine. Parmi les activités proposées pour soulager patients et entourage : des groupes de parole et d’expression, animés par des professionnels de santé, à Metz les samedis de 14 h 30 à 16 h et à Nancy les vendredis dès 14 h. Certains bénévoles de l’association ont également le statut de patient-partenaire, ce qui leur permet de se rendre au chevet des malades, directement dans leurs chambres en milieu hospitalier. L’occasion de partager avec eux leurs expériences, « mais surtout de les écouter », précise Claire Dupin.
Prochain rendez-vous, ce 29 octobre au CHR Metz-Thionville, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre les AVC.
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