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Retailleau candidat pour LR en 2027 : les réactions en Moselle

Du côté des militants LR de Moselle, le choix porté sur Bruno Retailleau comme candidat privilégié pour le parti de droite en 2027 est salué.

Les adhérents LR se sont prononcés : ce sera Bruno Retailleau pour 2027. Ce n’est pas une primaire, qui a été massivement rejetée, mais bien un vote populaire qui a été organisé par le parti en vue de la Présidentielle 2027. Avec 73,8% des votes des encartés de la droite républicaine, le patron actuel du parti est le candidat privilégié au sein des Républicains et désormais figure de proue de la recomposition de la droite française, en quête de clarté stratégique et d’incarnation.

Ce choix reflète aussi la volonté des membres du parti de revenir à une ligne plus affirmée, notamment sur les questions régaliennes, d’autorité de l’État et d’identité. Le sénateur de Vendée, ancien ministre de l’Intérieur, est aussi président du groupe des Républicains au Sénat. Il a progressivement consolidé son positionnement en interne, apparaissant comme une figure de cohérence idéologique dans un parti marqué ces dernières années par des divisions et des départs. « Je ne sais pas si c’est le meilleur choix pour la présidentielle, temporise Thierry Hory, maire de Marly. Le but de cette consultation était surtout de savoir comment désigner notre candidat LR. On a choisi notre président, maintenant à lui de faire campagne et nous l’aideront dans cette optique ». Lucas Grandjean, président des jeunes LR de Moselle, confirme auprès de Moselle TV : « majoritairement les adhérents se sont portés sur ce choix d’un candidat naturel, et cela confirme le vote de l’an passé quand il a été élu président du parti. Mais ce vote n’est pas un rejet à 25% de Bruno Retailleau, car les adhérents l’auraient peut-être aussi désigné si une autre solution avait été choisie (primaire interne ouverte ou fermée) ».

Alliance du centre à l’extrême-droite ?

« Plus de débats, un seul candidat ! » a commenté sur ses réseaux le maire de Florange, Rémy Dick. « C’est un candidat avec une véritable légitimité, un candidat naturel et évident pour notre parti », ajoute-t-il au micro de Moselle TV en faisant référence à la « guerre des chefs » avec Laurent Wauquiez en 2025. « Certains ne sont pas d’accord avec cette stratégie de consultation citoyenne, mais au moins il n’y aura pas de primaire ou de ‘guerre interne’ dans le parti ».

Cette désignation intervient dans un contexte délicat pour la droite traditionnelle, confrontée à la concurrence d’autres forces politiques, notamment sur son flanc droit. Le RN caracole en tête des sondages pour la présidentielle et déjà de nombreuses voix demandent un large rassemblement du côté de la droite républicaine, d’Horizons à Reconquête, soit du centre-droit à l’extrême-droite. « Aujourd’hui, on est capable de parler à tout le monde, de la Macronie au RN, oui. Mais ça ne veut pas dire une alliance, tempère Rémy Dick. On est un interlocuteur obligatoire pour les droites, mais je ne parle ni d’une alliance, ni d’une primaire globale. Demain je ne pourrai pas voter ni pour Edouard Philippe ni pour Gabriel Attal ».

Bruno Retailleau « ce n’est pas que l’homme c’est aussi un projet et des valeurs, et je suis persuadé qu’avec la campagne il aura la possibilité de parler à tous les Français et de rassembler même au-delà de la droite et du bloc central » se réjouit de son côté Thierry Hory, contacté par Moselle TV. « Le but n’est ni une alliance ni une union des droites, confirme Lucas Grandjean, mais d’avoir un candidat naturel des droites et de ramener vers nous les déçus du Macronisme et ceux qui ont été tenté un temps par Reconquête et le RN. Le but est de reconstruire un projet, avec une alternance, mais en restant clair sur le fait de dénoncer les extrêmes que ce soit à droite ou à gauche ».

A droite, la tentative de reconstruction des LR continue donc, pour avoir une chance de se qualifier au second tour l’année prochaine après un dernier scrutin où le parti traditionnel avait terminé historiquement bas : 5e avec moins de 5%.

crédit photo : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN – AFP

Jonathan Vaucher
Jonathan Vaucher
Journaliste Reporter d'Images / Référent politique / Présentateur

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