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Metz : l’ancienne « municipalité Gros » dans 4 listes en 2026 ?

Antoine Fonte, Thomas Scuderi, Selima Saadi et Beatrice Agamennone ont un point commun : ils étaient adjoints de Dominique Gros.

Si des électeurs espèrent un retour à la municipalité socialiste, arrêtée avec la fin du mandat de Dominique Gros en 2020, il sera peut-être difficile de s’y retrouver. Ou du moins, compliqué de savoir qui soutenir pour ces élections en 2026, alors que les forces en présence ne peuvent plus s’entendre et que la division est prétendue scellée. Voici un état des lieux des éventuelles listes pour mars prochain à Metz.

Une partie des adjoints chez Mertz

Dès l’annonce de sa candidature avec le PS, Bertrand Mertz affichait un soutien de poids, présent à toutes les réunions : l’ancien maire Dominique Gros lui-même. Avec lui, une partie de son ancien conseil municipal a très vite soutenu la candidature du socialiste. Ancienne adjointe au Commerce ou à la Citoyenneté en fonction du mandat, Patricia Sallusti est aujourd’hui en charge de la campagne, tandis qu’Antoine Fonte, ex adjoint à la Culture, est aussi impliqué dans la communication. Autres noms, en dehors du PS : Guy Cambianica (MoDem) ou Agnès Migaud (MoDem), tous deux adjoints dans la deuxième mandature, ont laissé présager d’une ouverture comme en 2014. Gilbert Krausener, ancien conseiller municipal délégué, lui PC, était aussi présent à l’annonce de candidature, tout comme Stéphane Martalié, élu sur la liste PS/MoDem à la même époque. A noter que Xavier Bouvet, soutien en 2020 de Dominique Gros pour être son successeur, et désormais chez Place Publique, a officiellement apporté sa voix à la liste PS.

Bori ou Scuderi chez Roques

Le PCF a rapidement rallié la liste des Verts de Jérémy Roques, actuel chef de file de l’opposition messine. C’est donc tout naturellement que certains élus communistes, à l’époque présents sur la liste de gauche plurielle de Dominique Gros, ont soutenu l’autre liste de gauche pour ces Municipales. Ainsi, Danielle Bori (PC), conseillère municipale d’opposition et adjointe à l’Education en 2008, sera aux côtés de Roques. On y retrouve aussi Thomas Scuderi, ancien adjoint durant deux mandats, à la Démocratie Participative et à la Jeunesse. L’ancien PS avait rendu sa carte après la campagne 2020 où le parti n’avait pas soutenu sa candidature malgré le choix des électeurs messins. Enfin, l’ancienne adjointe PS à l’Etat Civil, Nathalie de Oliveira, faisait partie des soutiens affichés dès le lancement de la campagne.

Selima Saadi avec Mendes

C’était une surprise lors de la présentation de la candidature annoncée sans étiquette du député macroniste Ludovic Mendes. Selima Saadi, ancienne adjointe (PS) de quartier puis au Logement selon les mandats sous Dominique Gros, se dit toujours socialiste. Mais elle a choisi de rejoindre le candidat supposé sur l’aile gauche du centre (lui-même ancien socialiste).

Mais aussi… avec Grosdidier !

Le saviez-vous ? Certains anciens membres du conseil de Dominique Gros sont aussi dans la majorité actuelle de la mairie de Metz. Ainsi, Beatrice Agamennone, ancienne adjointe (SE) aux Espaces Verts en 2014, sui avait ensuite rejoint la République en Marche, a été écartée du parti en 2019 pour avoir déposé une candidature dissidente à Richard Lioger. Au second tour, elle avait fusionné avec la liste du maire et avait obtenu la place de deuxième adjoint. On pourrait aussi retrouver Raphaël Pitti, conseiller municipal (SE) délégué à l’urgence sanitaire en 2014, qui a ensuite été élu avec Unis en 2020 avant de rallier le groupe DVC d’Agamenonne et prendre une place de conseiller délégué aux réfugiés. Les verra-t-on sur la liste Grosdidier en mars prochain ?

Jean-François Secondé… n’était pas avec Gros

Il avait rejoint le rassemblement de gauches « Unis pour Metz » lors des élections 2020, à l’époque comme écologiste. Il siège toujours comme conseiller municipal d’opposition, LFI désormais, mais ne sera dans aucune des deux listes précédentes. Jean-François Secondé est co-tête de liste des Insoumis pour 2026 aux côtés de Charlotte Leduc. Mais si on pourrait avoir un souvenir de lui sous une mandature socialiste… Il n’en est rien ! Ancien de Génération Ecologie, on le retrouve sous le mandat… de Jean-Marie Rausch. En 1989, le maire DVD avait ouvert son gouvernement à la gauche. Le jeune Secondé était devenu 14e adjoint, et Dominique Gros 4e adjoint. Si le futur maire était revenu dans l’opposition en 1995, Secondé avait été nommé 12e adjoint par Rausch pour ce mandat.

Photo en 2016 © Ville de Metz

La candidate RN à Audun-le-Tiche jette l’éponge

Karine Miseré, candidate pour le RN à Audun-le-Tiche, retire sa candidature après avoir subi des attaques haineuses.

La candidate du Rassemblement National pour Audun-le-Tiche retire sa candidature. Karine Miseré a annoncé sur ses réseaux, ce week-end, se retirer de la course pour les municipales « pour des raisons personnelles ». Si elle défend rester attachée à ses idées et donc son étiquette politique, elle regrette des attaques haineuses. « J’ai rencontré de très belles personnes et j’ai pu voir le visage de beaucoup d’autres qui ne sont forts que cachés derrière un écran. »

Karine Miseré, 55 ans, native de la commune et engagée dans le monde associatif, avait été la première à déclarer sa candidature à Audun-le-Tiche, où Viviane Fattorelli jette l’éponge après un mandat, elle aussi pour raisons personnelles. L’ancienne candidate du RN préfère « laisser les haineux se déchaîner la bave de la satisfaction aux babines, tels des vampires assoiffés de sang ». Son colistier ne semble pas pour l’instant candidat à reprendre le flambeau.

Dans la commune à la frontière luxembourgeoise, deux autres listes sont toujours en lice : « Audun autrement, construisons la suite » d’Ingrid Joliat , et « Audun demain » de Bouzid Djebar, sont quant à elles toujours en lice…

Photo © Karine Miseré / FB

Bouna Sarr annonce son retour au FC Metz

Habitué des terrains de Frescaty depuis trois mois, Bouna Sarr fait son retour au FC Metz, onze ans après son départ. Une annonce faite sur les réseaux sociaux du joueur.

L’attente est enfin terminée — et elle frôle presque la notion de retard. Lorsque Bouna Sarr avait repris le chemin du centre d’entraînement, il y a trois mois, uniquement pour entretenir sa condition physique, le doute s’était installé : et s’il signait vraiment ?

Libre depuis la fin de son contrat au Bayern Munich, le joueur s’était progressivement réintégré à la vie du club, d’abord à l’entraînement, puis lors d’un match amical. Au terme du mercato hivernal, la situation s’est enfin décantée : onze ans après son départ, le latéral formé à Metz fait son retour avec les Grenats jusqu’à la fin de la saison. Une annonce faite ne amont de celle du club, directement sur le compte Instagram du joueur.

Fort de 342 matches en carrière, dont 168 en Ligue 1, le Sénégalais arrive avec un bagage solide, forgé notamment à l’Olympique de Marseille et en Allemagne. À 34 ans, il est attendu pour son expérience et son leadership, avec un objectif clair : aider Metz à réussir une mission maintien loin d’être acquise, tout en relançant sa propre trajectoire.

Photo : FC Metz

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Le FC Metz voit rouge et s’incline face au Angers SCO

Pas de rebond comptable pour le FC Metz, battu sur la plus petite des marges par Angers (1-0) lors de la 20e journée de Ligue 1. Réduits à dix dès la 8e minute après l’expulsion de Jean-Philippe Gbamin, les Grenats ont longtemps couru derrière le score, concédé sur une réalisation de Louis Mouton (25e).

Le FC Metz espérait un tout autre scénario pour la première sortie de Benoît Tavenot loin de Saint-Symphorien. Sur la pelouse du stade Raymond-Kopa, le technicien messin avait posé un premier choix fort : la titularisation de Believe Munongo, 16 ans. L’entame laissait entrevoir quelques promesses, avec un premier ballon pour Habib Diallo dont la frappe fuyait le cadre (4e). Mais huit minutes allaient suffire à faire basculer la rencontre. Sur une grosse semelle involontaire, consécutive à un pied qui glisse sur le ballon, Jean-Philippe Gbamin était d’abord averti, puis exclu après intervention de la VAR. Un véritable coup de tonnerre dans les intentions messines.

Un premier acte grisant

Touché mentalement, le club à la Croix de Lorraine devenait bien moins entreprenant et devait contenir les assauts angevins. Une semaine après avoir dénoncé les « dingueries défensives » de son équipe face à l’OL, Benoît Tavenot se serait bien passé de cette ouverture du score. Van den Boomen trouvait Arcus dans la profondeur côté droit, dont le centre trouvait Louis Mouton, seul dans la surface (1-0, 25e). Sur ce score étriqué, le FC Metz rentrait aux vestiaires après une première période plus marquée par les arrêts de jeu que par le spectacle.

Du mental, mais pas de but

La seconde période manquait d’intensité. Angers n’a jamais su creuser l’écart, Metz a longtemps attendu son heure avant de jeter ses dernières forces dans la bataille. En vain. Koffi Kouao voyait le cadre se dérober (82e), tandis que Jonathan Fischer entretenait longtemps le suspense (48e, 85e, 90e+3), sans réussite.

Malgré la défaite du FC Nantes et le match nul de l’AJ Auxerre, la lutte pour le maintien reste plus que jamais ouverte, avec une seule place de barragiste en jeu. Mais le FC Metz demeure lanterne rouge.

La composition d’équipe du FC Metz : Fischer – Kouao, Gbamin Yegbe, Ballo Touré – Munongo, Stambouli, Traoré – Hein (c), DIallo, Tsitaishvili

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Municipales 2026 : Marine Le Pen de passage en Moselle pour soutenir les candidats RN

Ce samedi 31 janvier, Marine Le Pen était de passage en Moselle, à Creutzwald et Saint-Avold pour soutenir les candidats RN aux municipales. En parallèle, plus de 200 manifestants se sont rassemblés devant l’hôtel de ville pour exprimer leur opposition à sa venue.

Marine Le Pen était de retour à Saint-Avold ce samedi 31 janvier. Après sa venue en mai 2024, lors du meeting de Jordan Bardella pour les élections européennes, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale s’est cette fois déplacée pour soutenir les candidats du parti aux municipales. À quelques semaines du scrutin, elle a fait étape à Creutzwald et Saint-Avold, où elle a participé à une table ronde avec des soignants locaux avant d’échanger avec les candidats RN. Dans le cadre des prochaines élections municipales, le RN a investi 19 candidats dans le département. Pour la première fois, le parti présente quatre candidats dans la 7ᵉ circonscription de Moselle, à Folschviller, Boulay-Moselle, Saint-Avold et Creutzwald.

200 manifestants à Saint-Avold

La visite de Marine Le Pen à Creutzwald puis à Saint-Avold n’a pas été sans controverse. Près de 200 manifestants se sont rassemblés devant l’hôtel de ville de Saint-Avold pour exprimer leur opposition au parti. Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars 2026.

La consommation de drogue, première cause de retrait du permis de conduire en Moselle en 2025

En Moselle, les suspensions immédiates du permis de conduire sont en hausse en 2025. Avec plus de 3 000 retraits administratifs, les conduites sous stupéfiants deviennent la première cause de sanction, devant l’alcool.

En 2025, 3 004 suspensions administratives du permis de conduire ont été enregistrées en Moselle par le pôle départemental des droits à conduire, contre 2 943 en 2024. Dans 90 % des cas, ces suspensions concernent des hommes (2 716 hommes pour 288 femmes), principalement âgés de 18 à 25 ans et résidant majoritairement en zone rurale (68% des cas).

Les conduites sous stupéfiants en forte progression

Les suspensions du permis de conduire sont, en 2025, principalement liées à des infractions impliquant la consommation de stupéfiants. Sur l’ensemble des retraits prononcés, 1 281 faisaient suite à une consommation de drogues, un chiffre légèrement inférieur à celui de 2024 (1 300), mais supérieur aux suspensions liées à l’alcool (1 138, contre 1 001 l’année précédente). Résultat, pour la première fois en 2025, le nombre de suspensions liées à l’usage de stupéfiants a dépassé celles prononcées pour consommation d’alcool. Les excès de vitesse supérieurs à 40 km/h ont entraîné 640 suspensions, tandis que les refus d’obtempérer et l’usage du téléphone tenu en main, en lien avec une autre infraction, ont chacun conduit à 68 retraits de permis.

Le permis de conduire désormais suspendu plus longtemps

Face à ce constat, le préfet de la Moselle, Pascal Bolot, a décidé de durcir les sanctions. La durée de suspension administrative encourue en cas de conduite sous stupéfiants a été allongée de deux mois, passant de quatre à six mois. Cette mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2026, avec pour objectif de renforcer la prévention et la sécurité routière.

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Peltre dans le top 10 national des villages où il fait bon vivre

Peltre a décroché la 7ème place du classement des villages de moins de 2 000 habitants où il fait bon vivre en France. Une reconnaissance qui confirme la qualité de vie de la commune mosellane.

Le palmarès 2026 des Villes et Villages où il fait bon vivre vient d’être dévoilé. Parmi plus de 34 000 communes analysées en France, Peltre se distingue en décrochant une remarquable 7ᵉ place au classement national des villages de moins de 2 000 habitants.

Chaque année, l’association « Villes et Villages où il fait bon vivre » établit un classement basé sur près de 200 critères répartis en 11 grandes thématiques, allant de la qualité de vie à la sécurité, en passant par la santé, les transports ou encore la protection de l’environnement. Pour cette 7ᵉ édition, de nouveaux indicateurs ont été intégrés, notamment sur l’accès aux soins, le taux d’homicides et les mobilités, entraînant de nombreux bouleversements dans le palmarès.

Dans ce contexte plus exigeant, la performance de Peltre n’en est que plus notable. La commune se hisse à la 7ᵉ place du classement national des villages de moins de 2 000 habitants, aux côtés de territoires reconnus pour leur dynamisme et leur cadre de vie, majoritairement situés dans l’Ouest et le Sud de la France. Un résultat qui met en lumière l’équilibre trouvé par Peltre entre tranquillité, services de proximité et qualité de l’environnement.

À l’approche des élections municipales, ce classement fait office de véritable label. Il valorise les choix et les politiques menées localement pour répondre aux attentes des habitants, notamment sur les enjeux devenus prioritaires pour les Français : la qualité de vie, la sécurité et la santé.

Pour Peltre, cette 7aᵉ place nationale sonne comme une confirmation : le village s’impose plus que jamais comme une référence en matière de bien-vivre, en Moselle et bien au-delà.

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L’heure du rebond pour le FC Metz en Ligue 1 face au Angers SCO ?

Le FC Metz se déplace sur la pelouse du Angers SCO ce dimanche (17h15) pour le compte de la 20e journée de Ligue 1. Après un baptême raté face à l’OL, Benoît Tavenot devra trouver la solution aux maux messins face à une équipe en mal de résultats.

Le groupe du FC Metz

Les absents : Sadibou Sané, Cheikh Sabaly, Pape Sy, Joseph Mangondo

Focus sur Angers SCO

Auteur d’un match nul face au Paris FC le week-end dernier (0-0), Angers s’est satisfait d’une solidité défensive retrouvée après la claque reçue à domicile face à l’Olympique de Marseille (2-5). Malgré une série de quatre matchs sans victoire – dont une élimination en Coupe de France – les joueur d’Alexandre Dujeux souhaitent retrouver la confiance qui avait été la leur fin d’année 2020 avec quatre victoires en cinq matchs de championnat. Actuel 11e du championnat, le challenge sera relevé pour un FC Metz tenu en échec au match aller (1-1) alors que le mercato pourrait subtiliser quelques joueurs clés aux Angevins.

Arrivées : Branco van den Boomen (Ajax, prêt), Goduine Koyalipou (RC Lens, prêt), Aine Sbaï (libre)

Départs : Justin Kalumba (libre), Jim Allevinah (Kasimpasa, prêt)

Les trois derniers matchs du Angers SCO

  • Ligue 1, J19 : Paris FC 0-0 Angers
  • Ligue 1, J18 : Angers 2-5 Marseille
  • Coupe de France, 16es de finale : Angers 1-1 (5-6 tab) Toulouse

La décla’ en conférence de presse

Benoît Tavenot (entraîneur du FC Metz) :

« Je considère aujourd’hui que sur ces situations-là, on est en Ligue 1, ça doit être réglé. J’ai eu la discussion avec les joueurs. Si on a pris autant de buts jusqu’à aujourd’hui, c’est qu’individuellement, on a failli. Comment on va masquer certains points un peu plus faibles individuellement ? C’est notre manière de défendre collectivement. »

Urie-Michel Mboula (défenseur du FC Metz) :

« Il nous rassure énormément parce que dans son discours, tu sens la rage de vaincreTu sens qu’il a envie de s’imprégner du FC Metz et nous, quand on voit ça, on est très heureux de savoir qu’on a cette personne-là qui est derrière nous, qui va nous pousser à nous encourager à vouloir très bien défendre sur tout avant de bien attaquer. C’est en défendant mieux qu’on pourra rapporter des points au club aujourd’hui.  »

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Emmanuel Lebeau ne conduira pas de liste à Metz

L’ancien conseiller municipal d’opposition, qui avait candidaté presque sans discontinuer depuis 2008, ne sera pas candidat en 2026 à Metz.

Son nom circulait depuis plusieurs mois. Il faisait même partie de ceux que nous avions pressentis pour rejoindre la (désormais longue) liste de candidats pour Metz en 2026. Même la CAPEB, qui a invité tous les candidats actuels dans un rendez-vous il y a quelques jours, lui avait adressé une invitation. Mais finalement, c’est une déclaration pour le moins à contre-courant qu’Emmanuel Lebeau a dévoilé vendredi soir. En recevant un communiqué, la presse pensait lire « je me porte candidat », mais c’était « je ne conduirai pas de liste » qui était écrit (ce qui sous-entend une absence de candidature au poste de maire, dans l’absolu).

Il y a quelques jours, aux vœux du président du Département, il nous confiait déjà ses doutes et ses incertitudes pour cette élection, mais aussi le travail qu’il a mené avec son livre blanc lancé il y a près d’un an, et qui a donné suite à un livre. Son cercle de réflexion, « Vivre à Metz », devait servir de base programmatique. « Pas forcément pour moi », nous confiait-il à l’époque. Dans un communiqué de presse, il annonce : « dans un contexte budgétaire contraint, marqué par une dette publique élevée et des marges de manœuvre financières de plus en plus réduites, je considère que Metz et sa Métropole ne peuvent se permettre de retomber dans une gestion socialiste, de gauche, voire d’extrême gauche, fondée sur l’augmentation incontrôlée de la dette et des dépenses de fonctionnement, au détriment des générations futures ».

Une façon de dire que sa candidature pourrait fragiliser la réserve de voix à droite plutôt acquise au maire sortant François Grosdidier (pas encore candidat, mais ça ne saurait tarder), qui sera déjà opposé à 4 listes de gauche (Verts et alliés, PS et alliés, LFI, NPA), la liste « sans étiquette » de Ludovic Mendes (RE) et le RN. Lebeau, jeune électron libre aux élections de 2001 avec son avant-gardiste site Metz2001.com, avait candidaté pour la première fois en 2008 (avec Metz2008.com). Après avoir fait un peu plus de 5%, il avait fusionné avec la liste de Marie-Jo Zimmermann face à Jean-Marie Rausch mais s’était retrouvé finalement dans l’opposition de Dominique Gros. Rebelote en 2014 : 6e sur la liste de « MJZ », il s’était imposé comme l’un des opposants du socialiste. En 2020, il avait terminé sous les 5 %. Conseiller départemental de Metz-3, Lebeau n’a pas annoncé soutenir une autre liste.

Recettes Gourmandes avec Lionel Tillmann, restaurant « Les miLLésimes »

Chef : Lionel Tillmann
Recette : Cromesquis de pigeon et butternut avec sa mousseline de butternut anisée. Pickels butternut et escargots au beurre persillé.

Moselle Info, l’intégrale du 30 janvier 2026

Du lundi au vendredi pendant une heure, Moselle Info vous présente l’actualité de la Moselle. Édition du 30 janvier 2026. Présenté par Jean Milon.

Partie 1 :

Partie 2 :

Partie 3 :

Chars et costumes : Sarreguemines et la Moselle se préparent pour le Carnaval

La saison du carnaval s’apprête à débuter en Moselle. De février à avril, plusieurs villes du département vibreront au rythme des cavalcades et des festivités traditionnelles. Comme chaque année, c’est Sarreguemines qui donnera le coup d’envoi avec son incontournable défilé, prévu le dimanche 8 février.

À Sarreguemines, le carnaval est une véritable institution. La célèbre cavalcade attire chaque année plus de 30 000 spectateurs venus admirer chars décorés et participants costumés. Si l’événement approche à grands pas, les préparatifs, eux, ont commencé depuis plus d’un an. Une centaine de bénévoles de la société carnavalesque de Sarreguemines s’activent en coulisses pour organiser ce rendez-vous populaire. Ces dernières semaines, ils ont notamment réceptionné et chargé dans trois chars près d’une tonne de bonbons ainsi qu’une tonne de confettis, actuellement stockés dans un hangar municipal.

Plongée dans les années 80 !

Pour cette édition 2026, le carnaval sera placé sous le signe des années 80. Looks fluorescents, ambiance disco et touches rétro devraient rythmer le défilé. Les participants rivalisent déjà d’imagination : certains ressortent des tenues d’époque, d’autres se tournent vers des achats en ligne, tandis que quelques passionnés privilégient le sur-mesure. C’est notamment le cas de Joris Hémmert, président de la société carnavalesque. Depuis une dizaine d’années, il perpétue la tradition avec l’aide de son amie couturière, Nevenka, qui confectionne ses costumes. Au total, près de 1 400 participants sont attendus lors du cortège, dont le départ est fixé à 15 heures depuis la gare routière.

Des festivités qui commencent dès ce week-end

Avant la cavalcade, les festivités débuteront avec la traditionnelle Kappensitzung. Au programme : sketches en français et en platt, danse et musique, dans la salle de l’hôtel de ville. Les bénévoles finalisent actuellement l’installation des décors. La première représentation affiche déjà complet, mais une seconde séance est prévue le 7 février. Cet événement constitue un avant-goût festif avant la traditionnelle condamnation du prince, programmée le 18 février.

Une saison qui se poursuit dans tout le département mosellan

Après Sarreguemines, les amateurs de cavalcades pourront poursuivre la fête dans plusieurs communes mosellanes. Puttelange-aux-Lacs accueillera le public le 15 février, à l’occasion des 60 ans de son club carnavalesque. Le cortège se poursuivra ensuite à Hombourg-Haut le 22 février, à Creutzwald le 29 mars, puis à Dieuze le 12 avril pour clôturer la saison. Plusieurs semaines de festivités qui promettent, une fois encore, de faire pleuvoir confettis et bonne humeur dans tout le département.

Mini-série – Des pierres aux mignonnettes : voici les collections les plus atypiques de Moselle

Ce mois-ci, la mini-série de Moselle TV vous fait découvrir des collections extraordinaires, des livres de pâtisserie aux mignonnettes en passant par les encriers.

Épisode 1 – Monique et son impressionnante collection de 33 000 autographes de stars

Depuis plus de 77 ans, Monique, 92 ans, cultive une passion peu commune. Dans les armoires de cette habitante d’Oeting se cachent plus de 33 000 autographes de célébrités, de Brigitte Bardot aux Beatles, en passant par des figures historiques parfois inattendues.

Épisode 2 – Roland, le plus grand collectionneur de mignonnettes de Moselle 

Roland, 77 ans, collectionne les mignonnettes depuis plus de 40 ans. Dans son hôtel-restaurant, l’habitant de Knutange expose fièrement ses 13 000 bouteilles miniatures, de toutes formes et de toutes couleurs.

Épisode 3 – Jean Paul, l’homme passionné d’écriture aux 200 encriers

Jean-Paul Bour, 81 ans, collectionne les encriers depuis plus de 25 ans. L’habitant de Serémange-Erzange expose ses 200 encriers dans sa salle à manger et aussi dans des salons, comme le dimanche 8 février 2026 au Salon du livre et de la BD de Serémange-Erzange, à la salle des fêtes Jean-Jacques Renaud.

Épisode 4 – Pour Pierre, la passion de la pâtisserie s’écrit en milliers de pages

Pierre Wolf collectionne les livres de boulangerie-pâtisserie depuis plus de 30 ans. Une collection impressionnante qu’il continue d’alimenter.

Épisode 5 – Guy, collectionneur de 7 000 pierres de sangliers

Habitant de Créhange, Guy Grandjean est le propriétaire d’une collection pour le moins atypique : celle de près de 7 000 pierres de sangliers.

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« Ce serait le rêve » : Femke Bol révèle son objectif sur 800 m à Athlélor

Nous vous annoncions en début de semaine, en exclusivité, la participation de l’athlète Femke Bol au Meeting Metz Moselle Athlélor. Dans un entretien accordé à Moselle TV, la jeune Néerlandaise se confie sur ses objectifs sur 800 mètres, une distance inédite qu’elle s’apprête à découvrir pour la première fois de sa carrière, à Metz.

Comment vas-tu en ce mois de janvier ?

Femke Bol : Ça va bien, je reviens tout juste d’un stage, donc je suis content et excité à l’approche des compétitions.

En effet, parce que tu vas venir à Metz, pourquoi reviens-tu en Moselle chaque année ? Est-ce que Metz est le meeting de référence pour lancer ta saison ?

Oui, vraiment, j’adore ce meeting. Je pense que depuis cinq ans, j’ai toujours commencé ma saison là-bas. J’y ai donc de très bons souvenirs et je trouve que la date tombe toujours parfaitement. Je peux venir en voiture, c’est une super piste, il y a une très belle ambiance. Quand on regardait les compétitions que j’allais faire, Metz tombait à une date idéale. J’aime tellement la piste et le meeting que nous revenons encore cette année.

Pour ceux qui suivent un peu moins l’athlétisme, tu es une grande championne sur 400 mètres et 400 mètres haies, mais tu as décidé de passer au 800 mètres. Pourquoi ?

J’ai accompli beaucoup de choses sur le 400 mètres et le 400 mètres haies, et j’y ai vraiment pris énormément de plaisir. Mais en prenant un peu de l’âge, même si je suis encore jeune, bien sûr (rire), mais en athlétisme on vieillit vite, on réfléchit aussi à ses rêves. Et courir le 800 mètres a toujours été l’un d’eux.
Après Paris, puis une année supplémentaire focalisée sur les haies, je n’arrivais pas à dire adieu aux haies. Mais j’ai senti que j’étais prête pour un nouveau défi, une course totalement différente, et aussi pour me tester sur une distance deux fois plus longue.

Ce ne sera pas facile, parce qu’en 400 mètres tu cours seule dans ton couloir, alors qu’en 800 mètres tu devras te battre avec les autres coureurs, les coudes et les bras… Comment ressens-tu ça ?

Ce sera un gros changement. Je suis habitué à avoir mon propre couloir, mes propres haies, personne devant moi. Bien sûr, il y a les relais, mais c’est complètement différent.
C’est aussi une vitesse différente de celle du 800. Je pense que ce sera excitant, mais parfois difficile, parce que j’aime contrôler ma course, et là ce n’est pas toujours possible.
Mais oui, j’ai vraiment hâte.

Quelle est ta stratégie par rapport à ça ?

Ce que m’a dit mon entraîneur, c’est qu’il ne faut pas trop parler de sa stratégie en interview, parce que tout le monde observe les stratégies des autres… Mais je vais en tester plusieurs. Je vais devoir apprendre. Être devant, être derrière, tout essayer. Ce sera un processus d’apprentissage.

Quel type d’entraînement fais-tu ? J’imagine que c’est un peu différent par rapport à avant…

Oui, clairement. J’ai dû beaucoup travailler sur mes points faibles. Quand on regarde le 800 mètres, mon endurance pour un coureur de 400 mètres était toujours très bonne. Mais pour un coureur de 800 mètres, ce n’est pas encore suffisant. On a donc ajouté beaucoup de course, plus de kilomètres par semaine, et on s’est aussi concentrés sur une nouvelle économie de course.
Je n’ai plus besoin de faire des foulées à partir de 225 mètres comme entre les haies. Je dois trouver une nouvelle façon de courir pour être efficace sur 800 mètres. Il y a donc eu beaucoup de changements, mais on a aussi essayé de garder mes points forts. Je fais toujours du travail de vitesse, le même programme de musculation. C’est un mélange des deux.

La grande question que tout le monde se pose : quel temps vises-tu sur 800 mètres à Metz et pour plus tard ?

C’est une question très difficile. Bien sûr, à long terme, mon objectif serait d’atteindre le même très haut niveau que sur le 400 mètres haies. Ce serait le rêve.
Mais le chemin est long. C’est génial de voir à quel point les gens sont enthousiastes et imaginent déjà de très gros chronos, mais ça prendra du temps.
Pour l’instant, je n’ai pas vraiment de temps précis en tête. On est davantage concentrés sur le fait de courir des 800 mètres, de les expérimenter, d’enchaîner des courses tactiques ou de bonnes courses. Sur 400 mètres, les chronos venaient toujours si j’exécutais bien la course. J’espère que ce sera pareil sur 800 mètres.

Tu veux aussi forcément prendre du plaisir avec les autres athlètes sur 800 mètres pour le moment ?

Oui, et bien sûr je veux bien faire, mais je ne sais pas encore où se situe mon niveau. Je sais que l’entraînement se passe bien, que je me sens en forme, mais je ne sais pas encore ce que ça donnera sur 800 mètres.
Donc je vais découvrir ce qu’est vraiment un 800 mètres : les sensations, l’électricité de la course, mais aussi courir avec d’autres dans le même couloir. Et ça m’enthousiasme beaucoup.

Beaucoup de personnes pensent que Femke Bol va venir à Metz et encore battre des records !

Oui, j’y ai déjà deux records du meeting. J’espère qu’ils vont rester maintenant (rire).

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour ce Meeting à Metz et plus globalement pour la saison à venir ?

Je pense que les gens peuvent me souhaiter bonne chance, parce que ce ne sera pas facile. J’espère que ce sera une aventure agréable à suivre. Je ne pense pas que ce sera comme sur le 400 mètres haies, où je gagnais tout immédiatement. Mais j’ai vraiment hâte de découvrir cette distance, l’aspect technique, la manière de courir les courses. Et Metz est vraiment le point de départ. J’espère juste un bon début, inscrire cette première course sur le papier, puis construire à partir de là.

Le meeting Athlélor sera à suivre en direct sur Moselle TV, partenaire de l’évènement, le dimanche 8 février.

(Crédit photo : Instagram, Femke Bol)

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L’usine CLAAS de Woippy modernise ses lignes d’assemblage

Installée à Metz-Woippy depuis 1961, l’usine CLAAS vient d’inaugurer deux nouvelles lignes d’assemblage. Un projet à hauteur de 3,3 millions d’euros pour améliorer les conditions de travail mais aussi la productivité.

Il y a des histoires qui durent dans l’industrie. L’usine CLASS, spécialisée dans les presses agricoles à Metz-Woippy, en est le parfait exemple. « Il y a eu des moments plus difficiles, notamment liés à la crise agricole où les exploitants européens et internationaux ne se posaient plus la question de renouveler leurs engins« , raconte Cédric Zimoch, directeur de l’usine.

Mais depuis l’an dernier, où un nouvel atelier de prototypes a vu le jour, le site mosellan, spécialisé dans l’assemblage des presses agricoles, retrouve de sa superbe. « Nous avons un nouveau catalogue de produits, des options de customisation selon la nationalité des clients. Depuis 2025, nous avons réussi à augmenter nos volumes de 30 %« . Un regain d’activité grâce à la mise en place de deux nouvelles lignes d’assemblage pour presses rondes et carrés. D’ailleurs, quinze salariés ont été embauchés dernièrement, montant le nombre de personnes employées sur place à 330.

Après deux années de travail acharné en interne, soit 3 000 heures, ce nouvel espace a été inauguré le 29 janvier, en présence d’une grande partie des salariés, des élus du territoire et des représentants de la direction allemande de l’usine.

À Woippy, CLAAS se modernise pour un plus bel avenir

Du blanc au plafond, un sol sans usure, un éclairage plus performant, du matériel récent et plus d’espace entre chaque poste : visuellement, il n’y a pas photo ! La zone est moderne et optimisée afin d’éviter les déplacements inutiles et réduire les accidents de travail. « Auparavant, la hotte arrière de la presse était pré-assemblée à l’autre bout de l’usine, près de l’aire de repos. Vous aviez, toutes les heures, un train logistique qui récupérait la hotte, faisait le tour de la chaîne d’assemblage pour la déposer juste ici« , nous explique Cédric Zimoch, directeur de l’usine, en plein milieu de la nouvelle ligne. « Avec le réaménagement, nous avons rapproché les postes de travail« .

Aujourd’hui deux lignes en « U » sont fonctionnelles pour deux types de presses. Moins de déplacements, moins de pannes sur les outils et moins d’accidents de travail grâce à l’ergonomie. « C’est une grande fierté ! Cela améliore énormément nos conditions de travail. Je suis ici depuis 17 ans, j’ai occupé plusieurs postes et observé les évolutions » nous raconte Sébastien, technicien qualité. Pour Cengiz, coordinateur technique en fin de chaîne, « c’est plus agréable pour travailler, dans des locaux neufs, propres. C’est lumineux et plus sécuritaire. On voit ce que l’on fait ».

De nouveaux enjeux chez CLAAS

Sur place pour l’inauguration, la direction de l’usine mère est plus qu’heureuse de couper le ruban, après deux ans de travaux. « En toute transparence, c’est un site que nous avions laissé un peu de côté ces dernières années. Aujourd’hui nous avons compensé avec cet investissement de taille nécessair« , annonce Martin Von Hoyningen-Huene, chef exécutif en Allemagne. Avec un nouveau catalogue de machines, il était donc vital que le site de Woippy se mette à la page.

Un projet indispensable donc, pour accueillir l’assemblage de nouvelles gammes d’engins, à hauteur de 3,3 millions d’euros, dont près de 650 000 euros du programme France 2030, donc de l’État. « C’est une véritable cathédrale industrielle. Ça fait du bien de sentir que derrière l’usine il y a des actionnaires responsables qui y croient et cherchent à moderniser l’outil, pour que cette force prospère » a évoqué Pascal Bolot, préfet de la Moselle, invité pour l’occasion. « Bravo à la direction, mais aussi bravo aux salariés qui sont d’une grande loyauté ici ! »

Avec 300 000 presses produites depuis l’ouverture de l’usine, et une force de frappe à l’international à hauteur de 30 % aujourd’hui, CLAAS compte bien continuer sur cette lancée.

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Parole à la défense pour le FC Metz avant le déplacement à Angers en Ligue 1

Avant de se déplacer à Angers ce dimanche (17h15), le chantier de la défense reste une priorité absolue au FC Metz et Benoît Tavenot. En conférence de presse, une première piste d’amélioration est évoquée : il faudra compter sur le collectif pour pallier aux faiblesses individuelles.

Dans le football, la règle est simple : pour gagner, il faut marquer plus de buts que son adversaire. Cette logique irréfutable se lit aussi dans l’autre sens : pour gagner, il faut encaisser moins de buts que son adversaire. Dans cet exercice-là, le FC Metz est le cancre de la Ligue 1. Avec 45 buts encaissés en 19 journées de championnat – dont cinq lors de la réception de l’Olympique Lyonnais le week-end dernier (2-5) – le club à la Croix de Lorraine est également l’une des pires défenses des cinq grands championnats à égalité avec les Anglais de West Ham (45 buts encaissés également).

Au coup de sifflet de la treizième défaite de la saison en championnat, dimanche dernier, Benoît Tavenot était ressorti secoué de son baptême, quelques jours après l’officialisation de son retour au FC Metz. « Ce qui me contrarie, c’est la fébrilité défensive et ça ne concerne pas que les défenseurs, avait-il avoué après la claque reçue face à l’OL. J’avais l’ambition de mieux défendre… Là, il va falloir beaucoup travailler, beaucoup, beaucoup travailler ! »

Je le répète, dans l’investissement, on y était, mais on fait des dingueries défensives.

Benoît Tavenot après la défaite face à l’OL

Plus d’une semaine après sa prise de fonction, Benoît Tavenot est revenu à froid sur le chantier prioritaire de son équipe. « Sur les cinq buts, il y a un penalty, et les quatre buts de la première mi-temps, ce sont des situations assez basiques en foot, explique-t-il. Ce ne sont pas des choses compliquées, malheureusement, sur la saison du FC Metz, ce sont des choses qui se répètent« .

Face à ces répétitions, le travail est d’or mais le temps, lui, manque au technicien de 49 ans et à son groupe. Face à cela, une seule solution : le collectif. « Je considère aujourd’hui que sur ces situations-là, on est en Ligue 1, ça doit être réglé. J’ai eu la discussion avec les joueurs. Si on a pris autant de buts jusqu’à aujourd’hui, c’est qu’individuellement, on a failli. Comment on va masquer certains points un peu plus faibles individuellement ? C’est notre manière de défendre collectivement. Maintenant, vous savez, quand on marque un but ou quand on prend un but, il y a toujours quatre ou cinq possibilités de récupérer le coup. Et nous, on fait une petite erreur, une petite erreur, une petite erreur, et ça fait but. Alors que si tu fais une petite erreur, une petite erreur, et qu’il y en a un qui récupère le coup, ça ne fait pas but. » Simplement.

« On travaille tous pour pouvoir apporter des points au club aujourd’hui »

De son côté, Urie-Michel Mboula, également présent en conférence de presse, revient sur l’apport de son nouvel entraîneur. « Il nous rassure énormément parce que dans son discours, tu sens la rage de vaincre, confesse le défenseur central. Tu sens qu’il a envie de s’imprégner du FC Metz et nous, quand on voit ça, on est très heureux de savoir qu’on a cette personne-là qui est derrière nous, qui va nous pousser à nous encourager à vouloir très bien défendre sur tout avant de bien attaquer. C’est en défendant mieux qu’on pourra rapporter des points au club aujourd’hui. »

Ce week-end, ses joueurs auront rendez-vous au stade Raymond-Kopa pour y affronter le SCO d’Angers. Un adversaire qui avait réussi à arracher le match nul au stade Saint-Symphorien (1-1) – le premier point de la saison pour Metz – en septembre dernier. À ce moment-là, les Angevins pouvaient encore prétendre à l’étiquette de « concurrent direct au maintien » du point de vue des suiveurs, mais depuis la donne a changé. Actuellement onzième du championnat, le SCO ne semble plus boxer dans la même catégorie pour cet exercice 2025-2026. Et sur ce match ?

Toute l’actualité du FC Metz est à retrouver dans le Graoully Mag, tous les lundis et les jeudis à 17h00 sur Moselle TV.

Sur ma route avec Paul Abel

Paul Abel, historien, auteur de « La guerre des paysans en Lorraine »

De la pierre locale au luxe mondial : l’histoire du Domaine de la Klauss

Il y a tout juste 10 ans naissait à Montenach, petite commune de 500 habitants, le Domaine de la Klauss. Ce qui était pour beaucoup une folie au départ, est devenu une réussite étincelante. L’établissement se place aujourd’hui comme une référence mondiale de l’hôtellerie de luxe, sans perdre son identité familiale. Retour sur cette histoire hors du commun.

Aurélia connaît la maison par cœur. Arrivée une semaine après l’ouverture, en 2016, elle a vu le Domaine de la Klauss grandir année après année. Aujourd’hui, à la tête d’une équipe de trois personnes, l’enthousiasme est intact. « J’aime vraiment ce que je fais, raconte la directrice Gestion & Administration. Le lundi matin, je suis contente de venir travailler. C’est l’esprit d’entreprise de la famille Keff. Il y a des idées tous les mois, des projets toutes les années. En dix ans, c’est incroyable comment on a évolué. Ça a grandi de manière exponentielle ».

Une réussite sur laquelle peu auraient parié à la naissance du projet. Car l’histoire du Domaine commence loin d’ici, à 37 000 pieds d’altitude. Pilote de ligne, Alexandre Keff s’inquiète de voir certains de ses collègues perdre leur licence médicale. Immobilier, bourses, magasins, il lui faut un plan B. C’est finalement dans l’hôtellerie, comme une évidence, que le Mosellan jette son dévolu. « Je me suis dit qu’il y avait juste à construire un hôtel à côté du restaurant de l’Auberge de la Klauss, le restaurant traditionnel familial, et de partir de ce socle de clientèle pour alimenter cet hôtel », se souvient le propriétaire. Un projet qui inquiète les banques comme l’entourage. Les business plans ne suffisent pas à convaincre. Face aux refus, Alexandre Keff décide d’avancer seul, quitte à tout risquer. « Il y a eu un moment où j’ai tout foutu à la poubelle. Je me suis dit tant pis, je commence avec des financements personnels. J’ai fait des crédits persos partout où j’ai pu, en France, au Luxembourg. Je me suis surendetté pour démarrer les travaux ».

Un esprit familial

La famille Keff se mobilise pour ériger un hôtel aux allures de château moderne, construit avec les pierres extraites des collines de Montenach. Quatre années de chantier seront nécessaires avant l’ouverture, en janvier 2016. Les débuts sont difficiles. Ils ne sont qu’une quinzaine pour faire tourner l’établissement. Alexandre, lui, est partout. « J‘étais technicien, barman, au petit-déjeuner, un peu tout et rien. Oui, on en a chié, pardon l’expression. On a vraiment pris cher. Aujourd’hui, on est plus de cent ». Un management par l’exemple, qui marque durablement l’identité du Domaine de la Klauss.

C’est pour ces valeurs que Benoît Potvin rejoint l’aventure en 2017, à la tête du restaurant gastronomique Le K. « Quand Alexandre m’a dit la première fois que je l’ai eu au téléphone avant notre entretien : “Venez dimanche, prenez le petit et son maillot de bain”, j’ai tout de suite compris. C’est un patron, oui, mais surtout quelqu’un de très humain ». Ici, l’humain n’est pas un concept marketing. Il guide les équipes comme la relation client. L’exigence n’exclut jamais la proximité. « La ligne de conduite, c’était simple : faire plaisir à nos clients », expose le chef étoilé. Une philosophie qui pousse à ne jamais se reposer sur ses acquis. « Pour maintenir ce qu’on a aujourd’hui, il faut toujours viser plus haut. Comme un sportif qui veut toujours faire mieux que la saison précédente ».

98% de remplissage

Cette exigence se traduit par une montée en gamme constante. En 2024, le restaurant Le K décroche une étoile Michelin. Presque chaque année apporte son lot de nouveautés : suite panoramique Simone en 2018, piscine extérieure en 2019, restaurant bistronomique le Komptoir en 2022, bar immergé et paillote estivale en 2023. Bref, des projets qui font aujourd’hui de l’hôtel, une référence au niveau international. À tel point qu’il a reçu en 2025 une flopée de distinctions. Mais la vraie récompense vient pour sûr de la clientèle. L’année dernière, l’établissement a enregistré un taux de remplissage de 98%. Tout simplement ahurissant. « On est du coin, on a vu le lieu grandir. Quand on veut passer un bon moment, pour le spa ou la restauration, on vient ici, explique Guillaume, client régulier. C’est cosy, chaleureux, on décroche vraiment. »

Un luxe qui a toutefois un prix, entre 200 et 500 euros la nuit. Un luxe appelé à se développer encore, avec l’extension du spa. Des tarifs à la hauteur des prestations. Elles vont d’ailleurs continuer de se multiplier dans les prochaines années. « Aujourd’hui, le spa fait 800 m². Il va passer à 3 000 m², avec plusieurs bassins, une grotte de sel et des espaces de repos, pensés pour rester intimes », présente Mathilde Keff, directrice Générale du Domaine de la Klauss. D’ici 2027, le Domaine de la Klauss prévoit l’un des plus grands spas d’Europe, une clinique esthétique, un salon de thé-pâtisserie et douze nouvelles suites, toutes équipées d’un jacuzzi. La famille Keff voit les choses en grand. D’un pari jugé fou à un succès sans conteste, à Montenach, le luxe décontracté a trouvé son écrin. Et manifestement, l’histoire ne fait que commencer.

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Dragonnes Mag’ du 30 janvier 2026 avec Lucie Granier

Chaque vendredi l’équipe de Dragonnes Mag’ débat de l’actualité de Metz Handball. Édition du 30 janvier 2026 avec Lucie Granier, ailière de Metz Handball.

Dans cette émission, Matthieu Henkinet et Rémi Alezine (l’Ami Hebdo) reviennent sur les victoires de Metz Handball face à Buducnost et Besançon. Avec eux, l’ailière de Metz Handball Lucie Granier évoque son ressenti sur l’actualité avec un regard venu de l’intérieur du groupe.
Au sommaire également, le prêt de Catherine Gabriel, le calendrier du mois de Février, le tirage au sort de la Coupe de France, mais aussi les questions / réponses avec l’invitée.

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