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« On m’a induit en erreur en me parlant de Metz » : Richard Dean Anderson (Mac Gyver) en exclusivité sur Moselle TV

Vous avez peut-être vu cette interview sur le plateau exceptionnel de Moselle TV à MetzTorii cette année. Diffusée en exclusivité pendant l’événement, on y découvre un invité d’honneur, Richard Dean Anderson, humble et amusant.

Invité d’honneur du festival MetzTorii, Richard Dean Anderson a rencontré ses fans mosellans pendant le week-end, avec des séances de dédicaces et de photo, mais aussi un panel de conférence avec son public. En marge de l’événement, l’acteur américain a accordé une seule interview, sa seule prise de parole en Europe cette année. Mondialement connu pour ses rôles dans MacGyver et Stargate SG-1, il s’est confié sur sa carrière, son rapport à la célébrité et surtout sur ce qui compte aujourd’hui le plus pour lui : sa famille.

Dès le début de l’entretien, Richard Dean Anderson a tenu à rappeler son attachement à la France. S’il connaissait déjà le pays, il découvrait cette fois Metz. Une agréable surprise pour l’acteur américain. « On m’a induit en erreur à un moment donné en me disant que Metz était une ville industrielle », a-t-il plaisanté avant d’ajouter : « J’ai fait mes recherches comme je le souhaitais, et j’ai aimé ce que j’ai vu et j’adore ce que je vois. »

Face à l’accueil enthousiaste du public, l’ancien interprète de MacGyver s’est montré presque surpris de l’engouement qu’il suscite encore plusieurs décennies après le succès de la série. « Je ne fais pas de recherche sur moi-même », explique-t-il. « Je ne sais pas à quel point je peux être populaire. Ça me semble être une activité contre-productive. » Loin de l’image de star hollywoodienne, Richard Dean Anderson revendique une certaine simplicité héritée de son Minnesota natal. « Nous sommes des gens assez modestes », résume-t-il. « Je préfèrerais de loin m’amuser avec les chiens plutôt que de défiler sur le tapis rouge. »

Interrogé sur le personnage de MacGyver, célèbre pour son génie de la débrouillardise, l’acteur reconnaît avec humour ne pas posséder toutes les compétences scientifiques de son héros. « Je suis loin d’avoir les connaissances scientifiques ou techniques de MacGyver », confie-t-il. En revanche, il garde un souvenir admiratif des experts qui accompagnaient l’équipe de tournage. « J’ai toujours été intrigué par ce que ces hommes et ces femmes faisaient dans la vraie vie : résoudre des problèmes. » Et d’évoquer le souvenir du premier épisode, où Angus répare une fuite « d’un acide quelconque » avec des barres de chocolat.

L’entretien a également permis de revenir sur Stargate SG-1 et son personnage emblématique du colonel Jack O’Neill. Richard Dean Anderson révèle qu’il n’a jamais souhaité imiter la version incarnée au cinéma par Kurt Russell. « S’ils s’attendaient à ce que je reproduise ce que Kurt Russell avait fait dans le film, je leur ai dit : ‘Vous vous êtes trompés de personne.’ J’ai besoin d’une certaine liberté ».

Un choix qui avait pourtant suscité quelques réactions hostiles lors du lancement de la série. « Après le premier épisode, la chaîne a reçu des menaces de mort », raconte-t-il en souriant. La suite lui donnera raison. Des années plus tard, le général américain George Jumper lui confiera même : « Richard, continue exactement comme ça. J’ai sous mes ordres des colonels qui sont bien pires que toi. » L’occasion pour nous de lui remontrer l’image du jour où ce général lui a décerné un titre honoraire dans l’US Army. Un bon souvenir, même si l’homme confie être fier d’avoir développé un héros anti-violence comme Mac Gyver, dans une société qu’il juge violente.

Mais c’est lorsqu’il évoque sa vie de père que l’acteur se montre le plus sincère. Père de Wylie, née en 1998, Richard Dean Anderson explique que la paternité a profondément transformé son existence. « Ma vie a énormément changé, complètement, quand je suis devenu papa », affirme-t-il. « Ma fille est devenue la chose la plus importante dans ma vie, et elle l’est encore aujourd’hui. » Avec émotion, il revient sur les sacrifices imposés par sa carrière et sur le temps qu’il estime avoir parfois perdu. « Quand je repense à tout ce que j’ai manqué de sa vie et de notre vie ensemble… » confie-t-il. Il avait déjà expliqué avoir refusé certains projets pour rester auprès d’elle. « Je voulais être papa et être disponible tout le temps. »

À 75 ans, Richard Dean Anderson semble regarder sa carrière avec gratitude mais sans nostalgie excessive. Ce qui demeure essentiel à ses yeux n’est ni la célébrité ni les tapis rouges, mais les liens humains qu’il a pu créer, à l’écran comme dans sa vie personnelle. Une philosophie qui a aussi touché les nombreux fans venus le rencontrer à Metz.

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Jonathan Vaucher
Jonathan Vaucher
Responsable de l'information numérique. Référent politique. Présentateur de Moselle Info Week-End.

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