L’Assemblée nationale a adopté, mardi 30 juin pour la troisième fois, la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir.
L’Assemblée nationale a adopté, ce mardi 30 juin, et pour la troisième fois en deux ans, la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Le texte, qui légalise sous conditions strictes l’euthanasie et le suicide assisté, a été approuvé par 295 voix contre 232.
Lors de la première lecture, en mai 2025, le texte avait recueilli 305 voix pour, contre 199. En mars 2026, il avait été adopté par 299 députés contre 226. Pour cette troisième lecture, seulement 63 voix séparent désormais les partisans et les opposants, contre 73 lors de la précédente lecture.
Cette réforme, promesse phare du second quinquennat d’Emmanuel Macron, vise à instaurer un droit à l’aide à mourir pour des patients majeurs atteints d’une affection grave et incurable, dans un cadre strictement encadré par la loi. Après ce nouveau vote, le texte repartira au Sénat. Le gouvernement a prévu de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale, où le vote définitif est fixé au 15 juillet.
Des votes partagés en Moselle
En Moselle, les députés ont été assez divisés sur la question. Trois d’entre eux ont voté en faveur du texte : Kévin Pfeffer (Rassemblement national), Ludovic Mendes (Ensemble pour la République) et Isabelle Rauch (Horizons & Indépendants).
Ludovic Mendes lui, a défendu un « vote de conscience ». « On ne vote pas sur la fin de la vie. On vote sur la manière dont la République accompagne chaque personne jusqu’à son dernier instant », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Isabelle Rauch a, elle aussi, renouvelé son vote favorable, estimant qu’il s’agit d’« un droit supplémentaire ». « J’ai à nouveau voté, en conscience et avec responsabilité, en faveur d’un texte qui protège la dignité de chacun tout en lui laissant la liberté de choisir. »
Quatre députés mosellans se sont, en revanche, prononcés contre : Alexandre Loubet (Rassemblement national), Laurent Jacobelli (Rassemblement national), Pascal Jenft (Rassemblement national) et Nathalie Colin-Oesterlé (Horizons & Indépendants).
Alexandre Loubet a justifié son opposition en affirmant : « J’ai voté contre cette loi. Non par principe, mais car cette loi va beaucoup trop loin : elle est dangereuse et injuste. » Selon lui, « cette loi est dangereuse, car elle ouvre la porte aux dérives. »
Enfin, deux députés ont choisi de s’abstenir: Belkhir Belhaddad (Socialistes et apparentés) et Jérôme End (Droite Républicaine).
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