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Les échecs séduisent toutes les générations à Metz


Pendant cinq jours, 90 passionnés se sont donné rendez-vous au centre culturel de Queuleu, pour le 10e festival de l’École Francaise d’Échecs de Metz afin de s’affronter autour de l’échiquier. Une discipline qui séduit aussi bien les plus jeunes que les plus expérimentés.

Plus un bruit. Depuis quelques secondes, la partie a commencé. Chaque joueur est plongé dans sa bulle, concentré sur son prochain coup pour mettre en échec son adversaire. « On sent un engouement ces dernières années. Depuis la période Covid et Le Jeu de la dame ça s’est développé. Au niveau des écoles et des collèges, il y a beaucoup d’enseignants qui font découvrir le jeu d’échecs aux élèves. Il y a aussi beaucoup de jeux sur internet qui donnent envie aux gens de jouer en vrai avec d’autres adversaires et de se faire des copains au club », explique Olivier Mougel, organisateur du tournoi.

Un jeu de réflexion

Aux échecs, seul le niveau fait la différence. L’âge, lui, importe peu. Une mixité qui fait le succès de la discipline et permet à toutes les générations de partager la même passion. « On peut affronter des personnes de tout âge. Le physique ne rentre pas forcément en compte. Par exemple, j’ai affronté un enfant de 12 ans et là, ce sera un joueur de 10 ans. C’est assez sympa d’avoir différents âges », raconte Lucas, joueur. 

Pour beaucoup, c’est justement cette dimension intellectuelle qui fait tout l’intérêt du jeu. « J’aime bien les parties longues parce que j’aime bien réfléchir », confie Léo. Un avis partagé par Elena : « C’est un jeu de réflexion. Il faut bien réfléchir pour gagner la partie. » Au-delà de la compétition, les échecs sont aussi un lieu de rencontres. « J’aime surtout rencontrer différentes personnes qui ont la même passion que moi. Je m’améliore de plus en plus, notamment en stratégie, en tactique et dans les coups que je joue », ajoute Silias.

Mais aussi de patience…

Lors de ce tournoi, chaque joueur dispose d’une heure et demie à sa pendule. À chaque coup joué, 30 secondes sont ajoutées à son temps de réflexion. Un rythme qui permet à certaines parties de durer plusieurs heures et qui donne une place essentielle à l’arbitre.

« Pendant les parties, il y a beaucoup de temps mort pour l’arbitre. Mais cela consiste à surveiller ce qu’il se passe aux tables et à répondre aux sollicitations des joueurs. À chaque ronde, il y a quelques demandes concernant l’interprétation des règles, des pièces touchées ou des propositions de partie nulle », explique Éric Delmotte, arbitre du tournoi.

Les échecs connaissent aujourd’hui un véritable essor en France. Symbole de cette dynamique, le millième club d’échecs français a ouvert ses portes en mai dernier, en Isère.

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