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« Le potentiel est là » : Le nouveau gestionnaire détaille les ambitions du Centre des congrès de Metz

Le Centre des congrès de Metz connaît une nouvelle dynamique depuis sa reprise en janvier 2026 par Clameurs Events. Arrivée du Pape Léon XIV, salle immersive, programmation culturelle, grands événements : Raphaëlle Amart, directrice générale du groupe, détaille les ambitions du site.

Pouvez-vous présenter le groupe à ceux qui ne le connaissent pas ?

Clameur Events est un groupe français créé en 2019. Aujourd’hui, il compte six associés issus du milieu de l’événementiel, que ce soit la scénographie, la communication, la production d’événements ou la gestion de lieux.

Le groupe a été créé avec la reprise du Palais des Congrès de Versailles. Très rapidement, le modèle que nous avons, qui consiste à faire vivre un lieu au-delà des mètres carrés et surtout dans son territoire, nous a amenés à nous demander si nous pouvions faire la même chose ailleurs qu’à Paris.

Nous avons donc commencé à prendre de nouveaux lieux en gestion, comme l’Académie équestre de Versailles. En 2025, nous avons répondu à trois appels d’offres : un que nous avons perdu et deux que nous avons gagnés, dont le Centre des congrès de Metz et également le Palais des Congrès et des Arts en région parisienne.

Comment s’est déroulée justement votre arrivée au Centre des congrès de Metz ?

Nous avons répondu à l’appel d’offres courant 2025. Il y a eu trois auditions différentes pour rencontrer la métropole et lui présenter notre projet. Nous sommes arrivés ici le 2 janvier, avec des équipes déjà en place et des événements qui ont commencé dès le 9 janvier 2026.

Les six premiers mois ont vraiment été consacrés à l’observation et à la compréhension du territoire et de ses événements. Il fallait être capables de sortir rapidement des événements, sans forcément avoir eu connaissance du bâtiment auparavant. Mais nous avions des équipes en place, qui connaissaient parfaitement leur métier.

Qu’est-ce qui vous a poussée à candidater pour la gestion de ce site ?

Le site en lui-même est moderne, grand et fonctionnel. Il est parfaitement placé par rapport à la ville. La proximité avec la gare est incroyable : au-delà d’accueillir des Messins et, évidemment, des gens du Grand Est, des clients parisiens peuvent également venir très rapidement en train et faire l’aller-retour dans la journée.

Le bâtiment a donc été la première chose qui nous a attirés, mais aussi tout l’écosystème autour, les possibilités offertes, sa localisation dans la région Grand Est et sa proximité avec le Luxembourg et l’Allemagne. Ce sont autant d’éléments qui ont compté dans notre choix de répondre à cet appel d’offres.

Sur le plan économique, vous arrivez avec des ambitions qui avaient été affirmées dès l’appel d’offres. Voyez-vous encore un potentiel important et inexploité sur ce site ?

D’une part, je suis confiante, notamment parce que toutes les observations que nous avons pu faire en amont se confirment aujourd’hui.

Évidemment, il y a des axes sur lesquels nous avons dû revoir notre position, nous adapter un petit peu et changer nos ambitions, notamment par rapport à cette salle immersive dont nous avons parlé. Mais le potentiel est là.

Il est là grâce aux services complémentaires que nous allons pouvoir proposer, mais aussi aux offres culturelles que nous allons développer. Je suis donc plutôt confiante et très optimiste.

La « première salle immersive 360° » dédiée aux évènements d’entreprises

Exposition Van Gogh au Centre des congrès de Metz
Une exposition immersive consacrée à Van Gogh au Centre des congrès de Metz

Le bâtiment est justement en train d’évoluer avec la construction d’une salle immersive. À quoi va-t-elle ressembler ?

Vous êtes peut-être déjà allé à la Cité des sciences à Paris, à la Géode. Cela va ressembler un petit peu à ça. Il y aura 700 m² d’écrans sur quatre murs, qui permettront à nos clients, quelle que soit leur typologie, de s’approprier complètement l’espace et de le personnaliser, soit aux couleurs de leur entreprise, soit autour d’une thématique.

L’objectif était vraiment d’avoir une première, quelque chose qui marque, qui fasse aussi le buzz et qui ait un véritable intérêt pour notre clientèle. Nous allons également pouvoir attirer d’autres types d’événements. On parle des congrès et du corporate, mais il y a aussi toutes les soirées d’entreprise.

On s’imagine généralement assez mal faire une soirée dans un centre des congrès. Nous voulons donc changer un petit peu l’idée que les gens se font des centres des congrès.

Plus de 70 000 spectateurs avaient franchi les portes du Palais des congrès pour l’exposition consacrée à l’histoire de l’Égypte et Toutankhamon. Deux nouvelles expositions, Van Gogh (du 13 novembre au 9 mai 2027) et Pompéi (mai 2027), sont annoncées. À quoi peut-on s’attendre ?

À quelque chose de très immersif. L’objectif est vraiment de proposer quelque chose de complémentaire, avec des expositions qui viennent enrichir ce qui est déjà proposé et une offre très variée sur ce territoire, mais qui soit aussi en adéquation avec notre ADN. La technologie, c’est bien, mais la technologie doit aussi être au service de la culture.

Vous souhaitez justement changer cette image, notamment parce que vous expliquiez que les messins ne connaissent pas réellement le Centre des congrès. Est-ce une volonté de faire connaître davantage ce lieu ?

Exactement. En arrivant les premiers jours, je ne savais pas trop où aller manger. Je suis allée au restaurant, on a discuté et je me suis présentée. Les personnes qui travaillent juste à côté, dans les restaurants à proximité, me demandaient : « Mais comment c’est à l’intérieur ? » ou « C’est quoi comme type d’événement ? »

Notre objectif est vraiment d’ancrer ce lieu pour les Messins, évidemment, mais aussi pour toutes les institutions et le monde de l’entreprise. Nous voulons qu’ils puissent se l’approprier, que ce soient les familles, les entreprises ou les enfants, et pouvoir offrir une offre très complémentaire.

C’est un lieu qui a coûté de l’argent à construire. Il mérite d’être ouvert et accessible à tous, et pas uniquement à des clients qui payent pour venir.

Jean-Paul O'Meny (Président de Clameurs Events) et Raphaëlle Amar (Directrice générale associée)
Jean-Paul O’Meny (Président de Clameurs Events) et Raphaëlle Amar (Directrice générale associée)

La culture est un mot qui est beaucoup revenu dans votre discours. Une Nuit de l’electro avec 3 000 personnes et 4 DJ de dimension internationale va d’ailleurs se tenir le jeudi 12 novembre prochain. Quelle programmation culturelle peut-on attendre dans les mois et les années à venir ?

Je ne peux pas encore l’évoquer précisément, puisque cette programmation doit être mise en place en accord avec la métropole, ainsi qu’avec Monsieur Philippe Brunella (Adjoint au maire à la Ville de Metz) et Monsieur Jean-Luc Bohl (Vice-Président et délégué au Tourisme à l’Euro-Métropole de Metz).

L’objectif est de pouvoir continuer toute la partie spectacle. L’humour fonctionne très bien, mais nous voulons également l’augmenter avec du théâtre, des artistes et des têtes d’affiche. Nous souhaitons aussi accueillir de nouvelles expositions dans le Hall 1, comme vous avez peut-être déjà pu le voir avec Toutankamon, ainsi que des soirées et des festivals grand public. Nous sommes vraiment sur quelque chose qui s’inscrit sur le long terme. C’est une vraie volonté de notre part.

La venue du Pape Léon XIV à Metz et au Centre des congrès

Pourquoi organiser cette conférence de presse neuf mois après votre arrivée ?

Parce que nous sommes très patients. Nous observons et regardons ce qui se passe, car les six premiers mois de l’année ont été très denses. La reprise d’un site de cette ampleur est colossale.

Nous nous sommes aussi dit qu’avec l’arrivée et l’événement du 28 septembre à Metz (la venue du Pape Léon XIV, NLDR), c’était vraiment le bon moment pour faire un focus sur le Centre des congrès, qui va être mis en lumière de manière assez planétaire, mais également sur le groupe qui exploite ce lieu.

L’arrivée d’une personnalité comme le pape, comment cela se prépare-t-il ?

Des mois et des mois à l’avance. Cela demande beaucoup de temps et d’investissement, mais aussi une mutualisation des équipes. Nous avons une dizaine de coopérateurs qui travaillent sur cet événement, mais également une trentaine de collaborateurs de la région parisienne. Une grosse partie travaille aussi sur cet événement, notamment avec des compétences en restauration et en technique. Ils viennent également en soutien le jour J. C’est finalement un événement qui touche tout le monde et nous avons besoin des connaissances de chacun.

L’arrivée du pape est-elle aussi un accélérateur en matière de visibilité ?

C’est clairement un accélérateur. Mais cela nous oblige aussi à avoir encore plus d’exigence envers le travail que nous fournissons. Chaque événement est important, mais là, tout va être vu et revu dans les moindres détails.

Ce sont donc des mois de préparation, des répétitions, des tests et des rendez-vous tous les matins qui monopolisent une vingtaine de personnes. Certains coopérateurs travaillent exclusivement sur ce dossier. Il y a beaucoup de stress, mais aussi beaucoup de fierté.

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Mattéo Philipp
Mattéo Philipp
Journaliste Reporter d'images

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