Lors des dernières questions au gouvernement, la députée de Moselle, Nathalie Colin-Oesterlé, a questionné le ministre sur un temps scolaire aménagé pour l’esport.
La cellule investigation a révélé il y a quelques jours une « stratégie nationale Esport 2026-2030 » visant à promouvoir un secteur où la France s’illustre particulièrement. Au Sénat comme à l’Assemblée nationale, les révélations de ce programme ambitieux, qui « vise à intégrer l’ esport dans le parcours éducatif » ont posé quelques questions. Nathalie Colin-Oesterlé, députée centriste de Moselle, a interpellé le ministre de l’Education nationale lors de la dernière séance des « questions au gouvernement ».
« Au total, plus d’un million et demi d’enfants et d’adolescents souffrent d’un trouble psychique (isolement, anxieté, addiction, sédentarité…). Tous les professionnels de terrain que j’ai pu auditionner dans le cadre d’une mission d’information sur la santé mentale des mineurs alertent sur l’un des principaux facteurs : une addiction aux écrans », rappelle-t-elle. Un trouble de plus en plus précoce et massif selon elle. Si l’assemblée a déjà pris des mesures pour protéger les moins de 15 ans ou favoriser le lien humain et la pratique sportive, le projet du gouvernement l’interroge : « personne ne nie le poids économique du secteur des jeux vidéo, ses emplois, sa créativité ou son rayonnement culturel. Mais nous sommes nombreux à penser que la politique éducative et la santé de nos enfants passe d’avantage par le sport, la lecture, la pratique associative (…) que par la multiplication des écrans ».
Appelé à se justifier sur « cet arbitrage », Edouard Geffrey, ministre de l’Education nationale a tempéré : « nous ne parlons pas d’avoir des cours d’esport à l’école, ni un programme de jeux vidéo, nous parlons ici de 20 à 30 jeunes qui sont des compétiteurs de niveau international en France, et pour lesquelles aujourd’hui, aucun encadrement précis n’existe ». Cette pratique sur le temps extrascolaire serait donc désormais pris en compte par le gouvernement qui « vise à encadrer leur entrainement sur des temps, hors scolaires, qui sont sécurisés. Et comme pour tout compétiteur international, il pourrait y avoir des aménagements de temps scolaire, qu’on appelle parcours éducatif, pour leur permettre de participer à des compétitions ».


