Les salariés des laboratoires d’analyses médicales tirent la sonnette d’alarme. Derrière la mobilisation, ils pointent une transformation profonde de leur métier, entre pression accrue, manque d’effectifs et revendications salariales.
Le malaise persiste dans les laboratoires d’analyses médicales. En Lorraine, plusieurs mouvements de grève ont récemment mis en lumière des conditions de travail jugées de plus en plus difficiles. Les syndicats, notamment la CGT, dénoncent une évolution du secteur vers une logique industrielle.
Selon eux, les laboratoires ont profondément changé de fonctionnement ces dernières années. La concentration des structures et la montée en puissance de grands groupes ont entraîné une réorganisation du travail. Résultat : des cadences plus élevées et une pression accrue sur les salariés. Certains évoquent des rythmes qui se rapprochent désormais de ceux de l’industrie.
Cette transformation s’accompagne aussi d’une réduction des effectifs et d’un manque de revalorisation salariale. Les syndicats dénoncent des rémunérations stagnantes malgré une activité en hausse et un secteur jugé rentable.
En Moselle, la mobilisation a été particulièrement suivie, avec une forte participation des salariés de Biogroup Lorraine. Ce lundi 4 mai, certains laboratoires devraient rester fermés, ou du moins être en sous-effectifs. Ce mouvement de grève devrait par ailleurs se prolonger.
Au-delà des revendications sociales, les professionnels alertent également sur les conséquences pour les patients : délais rallongés, files d’attente plus importantes et qualité de service fragilisée. Un signal d’alerte pour un secteur clé du système de santé.
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