Pour sa cérémonie des voeux, le maire de Metz et président de la métropole, candidat présumé, a du s’adapter à la période de réserve électorale.
« Je ne veux prendre aucun risque ce soir mais je vais vous parler quand même. Car je ne suis pas et ne serai pas candidat… aux législatives et aux présidentielles ». Le maire de Metz, François Grosdidier, a su capter l’attention de son public lors de la cérémonie des voeux conjointe de la métropole et de la mairie, jeudi soir à l’Arsenal. Devant un parterre de 700 personnes, responsables politiques de la métropole, du département et de la région, ambassadeurs, forces de l’ordre ou responsables du culte et des associations, il a du se soumettre à la période de réserve électorale en cette année d’élection. Tout en taclant médias, juges et opposants qui lui rendent la vie dure alors qu’il n’a pas encore déclaré sa candidature, qui ne fait que très peu de doutes et qui devrait intervenir dans quelques semaines selon nos informations.
Alors, ce sont quatre voeux pieux pour le maire-président, quatre réflexions nationales qui ont l’allure de programme pour son prochain mandat. Le retour à la production, la transition écologique « qui n’est pas contradictoire avec la production, et qui ne doit pas se soumettre à l’idéologie ou la technocratie », la décentralisation au profit des collectivités et enfin le désir d’humanité et de concorde. Et François Grosdidier de rappeler le contexte actuel : « le droit international bafoué » par Trump ou Poutine, « on peut dire que la barbarie est de retour, le chacun pour soi (…) devient le principe fondateur dans le monde comme notre société, en France, et même jusque dans nos foyers ». Avec de l’espoir : « tout n’est pas perdu car vous êtes là, citoyens engagés, préoccupés pas que par vous-même mais par les autres, par la cité ».
Face « au fanatisme, au nationalisme et à la marche arrière (…) où l’intolérance gagne », il a salué les maires, en première ligne pour la démocratie, les appelant à « ne pas renoncer à rendre meilleur le monde », tout en rendant hommage aux maires de la métropole décédés cette année dont « Stan » à Jury. Des élus qui se plient aux risques juridiques, aux obligations de résultats, à la « pression des médias et des réseaux sociaux » et aux agents de l’Etat. « Jamais autant de maires, dans la métropole, en Moselle et en France, n’auront renoncé à se présenter cette année ». Faisant ainsi un parallèle aux attaques dont il se dit victime depuis 30 ans. Pour 2026, un dernier voeu : « de la concorde, garder un moral d’acier une volonté de fer pour rendre plus belle la ville, la métropole, la France et le monde », invoquant la prière scout ou encore un poème de Kipling (« tu seras un homme mon fils »), deux inspirations depuis ses premiers pas en politique à l’adolescence.




