La ministre Aurore Bergé était de passage à Metz, jeudi 21 mai 2026. Elle a attribué la Légion d’honneur à Marc Cerf, président du Consistoire israélite de la Moselle. Elle en profite pour donner des nouvelles de son projet de loi contre l’antisémitisme et le racisme.
Originaire de Boulay (Moselle) et ancien dirigeant de l’entreprise de literie Dodo, Marc Cerf a été récompensé par Aurore Bergé pour les emplois locaux créés et pour son implication au sein de la communauté juive.
Pour la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Marc Cerf est un exemple de rassemblement entre les différentes communautés. Une décoration lourde de sens donc, sachant que 1 320 actes antisémites ont été recensés en France en 2025.
En marge de la cérémonie, Aurore Bergé a donné des nouvelles de son projet de loi contre l’antisémitisme qui a été élargi à l’ensemble des formes de racisme.
Qu’est-ce que ce nouveau projet de loi d’Aurore Bergé ?
« J’ai posé un principe clair, c’est que je voulais une loi efficace, une loi utile », rappelle Aurore Bergé, « Je voulais qu’on aille vite, parce qu’il n’y a pas de raison de tergiverser et d’attendre sur ces sujets, alors qu’on a aujourd’hui des Français qui font face à l’antisémitisme ou au racisme, et que je rechercherai du consensus »
Si elle ne peut pas encore dévoiler le contenu du projet de loi, Aurore Bergé précise : « L’objectif c’est vraiment qu’on puisse mieux définir, mieux caractériser un certain nombre – malheureusement – de comportements, d’actes ou de propos antisémites ou racistes pour mieux les sanctionner. »
Où en est-on de ce projet de loi contre l’antisémitisme et le racisme ?
Aurore Bergé explique avoir relancé les concertations avec les associations de lutte contre l’antisémitisme, celles contre le racisme, les collectivités locales, la Commission nationale consultative sur les droits de l’Homme, la Défenseur des droits, ainsi que tous les groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Alors où en est-on actuellement ? « Là on finit les concertations, on finit le dialogue avec l’ensemble des ministères », détaille-t-elle.
Le projet de loi d’Aurore Bergé contre l’antisémitisme et le racisme va d’abord être adressé au Conseil d’État – c’est seulement après que la ministre dévoilera les mesures concrètes proposées – puis présenté au mois de juin en Conseil des ministres.




