Elles sont indispensables à l’école inclusive, les accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH) ont fait parler d’elles à Metz, mardi 9 juin 2026 à la mi-journée.
« Un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH ! » Ce sont les revendications qui ont été portées par l’intersyndicale devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale, à Metz, mardi 9 juin 2026.
Il y a trois semaines, leur ministère avait ouvert les discussions sur la création d’un statut d’AESH. À l’approche d’un nouveau groupe de travail sur le sujet le 17 juin, il s’agissait aujourd’hui de mettre la pression sur l’exécutif.
« Il faudrait revoir ce statut complètement », dénoncent des AESH à Metz
Pour les accompagnantes d’élèves en situation de handicap présentes au rassemblement, c’était l’occasion de dénoncer la précarité de leur métier. Liliane Mangin est AESH depuis 15 ans. En contrat de 26 heures, elle gagne mensuellement 1 200 euros net. « Je dirais qu’on est sous-payé, par rapport au travail qu’on fait », déplore-t-elle.
« On nous décompte les vacances, ce qui aplani le salaire sur l’année. J’ai donc pour l’instant un salaire de 1 050 euros », expose Catherine Casilli, AESH depuis 20 ans, « c’est très difficile pour moi avec ce salaire ».
Actuellement âgée de 63 ans, Catherine travaillera jusqu’à 67 ans et bénéficiera de 800 euros mensuels de retraite, selon elle. L’AESH plaide : « Il faudrait revoir ce statut complètement, nous donner vraiment un métier : le métier d’AESH, puis mettre une échelle de rémunération correcte qui permette à tout le monde de vivre. »




