Après le piratage de la Direction générale des Finances publiques, le groupe de hackers ZeroBytes affirme avoir ciblé l’Éducation nationale.
Les cybercriminels revendiquent le vol d’environ 43 Go de données, réparties dans plusieurs milliers de fichiers, contenant notamment des informations liées à des élèves et à des personnels de l’Éducation nationale depuis 20 ans. Ils évoquent au total 346 millions de lignes de données, un chiffre qui ne correspond pas nécessairement au nombre de personnes concernées. Cela concernerait 1,22 million d’élèves ou plus de 600 000 comptes académiques, rapporte French Breaches : des « noms, prénoms, dates de naissance, adresses, téléphones, e-mails, données scolaires, affectations, grades et informations administratives seraient exposés ».
🔴 Fuite à l’Éducation nationale : ZeroBytes revendique un vol massif de 346 millions de lignes de données. Il affirme avoir identifié 1,22 million d’élèves et 4,35 millions d’identifiants de personnels : données scolaires et disciplinaires, mineurs, parents, 602 000 comptes et…
— FrenchBreaches (@Frenchbreaches) August 18, 2026
Des échantillons de fichiers auraient été publiés, mais le ministère de l’Éducation nationale n’a, à ce stade, ni confirmé ni infirmé l’ampleur de cette nouvelle fuite. Les informations revendiquées doivent donc encore être vérifiées. Le ministère a tout de même émis un communiqué confirmant une fuite de données massive et avoir déposé une plainte contre X. Une enquête est en cours. « Si ces expertises établissent que d’autres personnes sont concernées, elles en seront informées individuellement, dans les mêmes conditions que les personnels. »
ZeroBytes s’était déjà attribué le piratage de données fiscales concernant plusieurs centaines de milliers de contribuables. Ce mardi aussi, dans le même temps, la directrice générale du Fisc a reconnu une troisième fuite de données sur des données liées « aux successions », moins d’une semaine après ce vol massif de données sensibles de 700 000 particuliers et entreprises.
🔴 Amélie Verdier, directrice générale des Finances publiques : « La DGFiP seule ne l’aurait pas vu », reconnaît-elle au sujet du piratage et de sa détection. pic.twitter.com/A1y5212gQM
— Seb (@seblatombe) August 18, 2026
Photo © French Breaches




