Le verdict du procès pour le meurtre d’Agnès Grégoire en 2012 était attendu ce vendredi aux assises des mineurs de Moselle, à Metz.
Un procès devant la cour d’assises des mineurs de Moselle devait débuter à Metz ce mardi pour répondre à un « cold case » non résolu depuis près de 15 ans, celui du meurtre d’Agnès Grégoire. Contactés par Moselle TV, les avocats confirment le renvoi de l’audience à une date ultérieure qui n’est pas encore communiquée. Dix ans après la disparition de la victime, N., 34 ans et son ancienne compagne A., 32 ans, devaient être jugés jusqu’au 6 novembre pour « meurtre ayant pour objet la préparation d’un délit ou l’impunité de son auteur, et vol ».
Agnès Grégoire, retraitée, avait été retrouvée morte étranglée dans sa maison à Metz en février 2012 par un ouvrier qui venait pour une intervention. Elle gisait dans son canapé, la poitrine transpercée à trois reprise par les lames d’un couteau qui était encore sur les lieux. La femme de 71 ans, veuve et qui vivait seule depuis une dizaine d’année, semble ne pas s’être débattue ce qui laisse penser à la piste d’un agresseur de son entourage, et d’un geste qui n’était pas prémédité.
Ce n’est qu’en 2021, quand un enquêteur relance la piste des ADN, que les nouvelles techniques permettent de découvrir la trace d’une autre femme, une jeune fille de 17 ans au moment des faits, et son compagnon. Les deux ont été interpellé quelques jours avant le drame pour un vol à l’étalage dans un magasin près de Metz. Le jeune homme était lui apprenti et travaillait dans une société qui intervenait chez la victime. Ce dernier relate les faits à la police, son idée de cambrioler la dame, mais assure n’avoir été qu’un témoin de la scène du meurtre par sa compagne. De son côté, la jeune femme a toujours nié avoir été présente ce jour-là, accusant son ancien compagnon d’avoir placé son ADN sur les lieux. Le verdict devra donc attendre un peu plus.



