À l’approche de la Toussaint, les chrysanthèmes restent incontournables, mais les habitudes d’achat évoluent. Certains privilégient les compositions durables, artificielles, d’autres, les fleurs naturelles.
En moins de trois semaines, cette fleuriste a vendu la quasi-totalité de ses fleurs prévues pour la Toussaint. Marie Schmitt, horticultrice et monitrice d’atelier à l’ESAT Sainte-Anne, situé à côté d’Albestroff, constate le succès des ventes :« Là, comme on voit, il n’y a quasiment plus rien. Toutes les parties, les tables ici étaient pleines de chrysanthèmes grosses fleurs et, comme on voit, il ne reste plus qu’une demi-table. »
Depuis la mi-juin, Marie et ses collaborateurs ont planté quasiment 2 500 chrysanthèmes grosses fleurs et plus de 1 500 pomponettes. La Toussaint représente une période importante de l’année, même si les ventes se concentrent principalement au printemps « Nous, on vend vraiment le plus au printemps. Après, on a les chrysanthèmes, qui sont la deuxième période de vente, et nous, on finit par des poinsettias. Mais les chrysanthèmes, ça nous fait quand même trois semaines entières de vente. »
Si le chrysanthème reste la plante phare de la Toussaint, il perd du terrain, notamment à cause de son manque de tenue lors du gel hivernal. En 2025, il représentait 59 % des quantités de végétaux achetés à cette occasion, soit cinq points de moins qu’en 2024.
Avant l’hiver, quelles alternatives aux chrysanthèmes ?
D’autres alternatives séduisent également les acheteurs, notamment les compositions en sapin et les coupes plantées, qui résistent mieux à la saison hivernale. Marie Schmitt explique leur intérêt : « Les compositions en sapin, vu que justement, c’est du sapin, ce sont des choses qui vont tenir quasiment tout l’hiver, que vous allez pouvoir enlever début du printemps et qui ne nécessitent aucun entretien. Les coupes plantées, en général, on fait des plantes qui tiennent réellement tout l’hiver. Et vu qu’en hiver, il fait souvent humide, il n’y a pas beaucoup d’entretien. Donc, ça se fait vraiment de plus en plus. »
De son côté, à Saint-Avold, Daniel a trouvé une autre solution pour fleurir la tombe de sa famille. « Ça, c’est des artificielles. Donc, c’est des fausses par rapport à la tombe d’à côté, où c’est du naturel. » Ces compositions achetées par Daniel coûtent jusqu’à 30 % plus cher qu’une coupe de fleurs naturelles chez le fleuriste où il les a achetées. Un investissement qu’il justifie par leur durée de vie, puisqu’elles peuvent être réutilisées plusieurs années de suite. « Donc, c’est plus cher… Après, ce qu’il y a, c’est qu’on peut les réutiliser plusieurs années de suite. Celles que je viens d’enlever là, on les avait laissées deux ans. »
Tout cela, dans un contexte où, selon une étude, les dépenses se resserrent puisque le budget moyen pour la Toussaint par foyer passe de 29,40 euros à 27,40 euros.
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