spot_img

Contre la haine et le racisme, des centaines de personnes réunies à Metz

Quelques jours après l’attaque meurtrière survenue dans les Yvelines, la place d’Armes de Metz a accueilli ce lundi plusieurs centaines de personnes venues témoigner leur soutien aux victimes.

L’émotion était palpable, ce lundi soir à 19 heures, devant l’hôtel de ville de Metz. Les visages sont graves, les discours solennels. À l’appel de SOS Racisme, du MRAP et de la Ligue des droits de l’Homme, plusieurs centaines de personnes se sont réunies après l’attaque survenue vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Un jeune homme de 26 ans, passionné de MMA, a perdu la vie. Cinq autres personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans.

Un drame qui a suscité une vive émotion bien au-delà de la région parisienne. Partout en France, des rassemblements ont été organisés pour rendre hommage aux victimes et dénoncer le racisme. À Metz, le recueillement a d’abord laissé place à une minute de silence. Puis, les voix se sont élevées pour entonner La Marseillaise. Un hommage solennel, mais aussi un appel à ne pas céder face à la haine.

« Face à la haine, opposons la justice »

Au fil des prises de parole, le message se précise : face aux violences racistes, la solidarité et la fraternité doivent rester des remparts. Julien Husson, premier adjoint à la ville de Metz, le rappelle avec force : « Face à la haine, opposons la justice. Face à la violence, opposons la fraternité. » Il insiste également sur les principes d’égalité qui fondent la République : « Dans notre République, personne ne peut être attaqué, menacé ou discriminé en fonction de ses origines. »

Derrière ces mots, une inquiétude partagée par les associations organisatrices : celle de voir les discours racistes et islamophobes se banaliser, au risque de nourrir de nouvelles violences. Pour elles, ce rassemblement ne peut se résumer à un hommage. Il s’agit aussi de rappeler que les discriminations n’ont pas leur place dans la société et que le refus de la haine doit se traduire concrètement.

Parmi les victimes, le sort de la plus jeune suscite une émotion particulière. Jean-Rémy Dushimiyimana, président de SOS Racisme en Moselle, évoque cette fillette de 12 ans, confrontée à une violence qui n’aurait jamais dû croiser son chemin. « Une enfant de 12 ans qui aurait dû pouvoir vivre normalement, sans connaître une telle violence », souligne-t-il. Quelques mots qui ramènent le rassemblement à sa dimension la plus humaine. Derrière les faits, il y a des vies bouleversées, des familles éprouvées et des victimes qui devront vivre avec les conséquences du drame, à jamais.

Retrouvez l’actualité près de chez vous sur moselle.tv.

Jean MILON
Jean MILON
Rédacteur en chef adjoint de MoselleTV. Présentateur de MoselleInfo.

plus de contenus du même auteur

spot_img

Nos derniers reportages