Un chien a été torturé dans le quartier de Borny, à Metz, par un homme de 47 ans qui est poursuivi pour des actes de cruauté.
Un homme de 47 ans est poursuivi à Metz pour des faits de sévices graves ou d’actes de cruauté envers un animal domestique, rapporte l’AFP. Il est soupçonné d’avoir porté neuf coups de couteau à son chien, un malinois. Les faits se sont déroulés samedi soir, à Metz-Borny. Un voisin aurait aperçu la scène depuis un balcon et alerté les forces de l’ordre. Selon les éléments communiqués mardi par le parquet de Metz, l’animal a reçu neuf coups de couteau, dont huit au niveau du cou.
Le propriétaire présumé du chien a reconnu les faits. Il affirme avoir agi après avoir été mordu par l’animal. Malgré la gravité de ses blessures, le malinois est désormais hors de danger.
Une intervention après l’alerte d’un voisin
Alertés par un habitant qui avait été témoin de la scène, les policiers sont intervenus sur place. Trois adultes, deux hommes et une femme âgés de 32 à 47 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue. Le parquet précise que l’homme de 47 ans fait l’objet de poursuites dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), pour des faits qualifiés de « sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique » selon l’AFP.
Un deuxième homme interpellé lors de l’intervention est également poursuivi. Il doit être convoqué devant le tribunal correctionnel pour rébellion, après avoir résisté aux policiers au moment de son arrestation. La femme interpellée, elle, ne fait l’objet d’aucune poursuite.
Le chien hors de danger
Grièvement blessé, le malinois a été pris en charge après l’agression. D’après le procureur de la République de Metz, David Touvet, son état s’est depuis amélioré et l’animal est désormais « tiré d’affaire ». Son ancienne propriétaire, qui l’avait apparemment confié à l’homme mis en cause, a fait savoir qu’elle souhaitait récupérer le chien.
Sur le plan judiciaire, l’homme de 47 ans encourt jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour ces faits. L’enquête et la procédure judiciaire doivent désormais déterminer précisément les circonstances dans lesquelles les coups ont été portés.
Photo © DR/Le Mag du Chien




