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Dérèglement climatique en Lorraine : ces laborantins du bitume face au défi du siècle

On les emprunte tous les jours sans y penser, mais nos routes de Moselle sont le résultat d’un important travail de laboratoire. Et désormais, ces ingénieurs du bitume doivent prendre en compte le dérèglement climatique.

La semaine passée, nous parlions du 1er-Mai – lorsque des professionnels hésitaient à faire travailler illégalement leurs salariés. Il nous reste encore trois jours fériés ce mois-ci, et nul doute que beaucoup d’entre nous en profiteront pour partir en week-end prolongé. Sur la route, vous participerez à l’usure de sa structure et de son revêtement. Mais cette usure est anticipée.

Car nos routes, c’est comme une maison. C’est un patrimoine précieux qu’il faut régulièrement entretenir. Notre million de kilomètres de bitume est estimés à 2 800 milliards d’euros, soit l’équivalent du PIB national. Un patrimoine d’autant plus stratégique qu’il supporte plus de 80 % du transport des marchandises et du déplacement des Français, selon le Cerema.

C’est quoi ce laboratoire en Lorraine qui prépare les routes du futur ?

Il s’agit du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement. Pour résumer, c’est le référent public qui accompagne l’État et les collectivités locales dans l’aménagement des infrastructures de transport.

J’ai visité ce matin leur laboratoire d’ingénierie routière du Grand Est qui se situe à Nancy. Il vient d’être inauguré et les efforts des chercheurs se concentrent sur le grand défi du siècle : le dérèglement climatique.

Le Cerema face au plus grand défi du siècle

Météo France a alerté sur un possible réchauffement de 4 degrés celsius en France métropolitaine à l’horizon 2 100, les impacts seraient considérables. Face au dérèglement climatique, il faut anticiper. D’autant plus quand on réalise des infrastructures d’une durée de vie d’une trentaine d’années.

Fabrice Arki, directeur de l’agence Cerema de Nancy, rappelle que l’inaction a un coût : « Un euro non dépensé aujourd’hui pour l’entretien ou l’investissement dans les infrastructures nous coûtera entre cinq et huit euros demain. » L’adaptation de nos infrastructures face au climat du futur se joue maintenant. Un défi de taille pour le Cerema.

Florent Arnold
Florent Arnoldhttp://www.moselle.tv
Journaliste Reporter d'Images

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