Kinésithérapie et ostéopathie sont des pratiques souvent confondues par les patients. Qui consulter et pour quels problèmes de santé ? Comment définir les deux pratiques pour ne plus faire d’erreur ? On fait le point avec Bertrand Langlois.
Kinésithérapie ou ostéopathie ? L’une se concentre sur les problèmes fonctionnels pour rétablir les fonctions motrices. L’autre sur la globalité du corps pour trouver des dysfonctionnements à l’origine de problèmes fonctionnels. « Prenons le cas d’une entorse« , explique le kinésithérapeute Bertrand Langlois. « Dans ce cas précis, le kiné va drainer l’œdème, évacuer l’hématome, retravailler le muscle, récupérer les amplitudes et le renforcement de la cheville. L’ostéopathe va manipuler le genou, la hanche ou encore le bassin pour voir s’il y a un décalage créé avant l’entorse ou des maux qui se sont développés après, dans le cas où le patient a transféré son poids sur l’autre jambe, causant d’autres problèmes« . C’est pour cela que dans le cas de troubles digestifs, votre ostéopathe va manipuler votre dos.
Les formations sont également différentes. Pour accéder à la kinésithérapie, une première année en faculté de médecine est nécessaire avant d’intégrer une école. Le diplôme est reconnu par l’État, à l’inverse de l’ostéopathie malgré le fait que le diplôme (DO) soit délivré par des établissements agréés par le ministère de la Santé. De l’autre côté, l’intégration d’une école d’ostéopathie est accessible en post-bac.
« Oui, c’est drôle ! Mais ça peut faire mal à la profession »
« Oui, la façon dont c’est fait, ça nous fait rire aussi. Mais ça peut faire mal à la profession« . Voilà ce que répond Bertrand Langlois en observant les différentes vidéos parodiques que nous avons trouvées sur les réseaux sociaux. Mannequin ou squelette allongé sur la table de consultation, les « faux ostéos » manipulent à l’excès, font craquer toutes les parties du corps en exagérant les postures… Les scénarios sont souvent les mêmes et provoquent le rire rapidement chez les internautes. « On voit souvent quelqu’un qui travaille en force, qui fait craquer les os… Alors que le plus souvent, l’ostéopathe travaille en douceur pour favoriser la reprise de la mobilité. Le craquement n’est pas une fin en soi« . Une séance d’ostéopathie aujourd’hui permet surtout de comprendre comment la personne fonctionne, pourquoi la pathologie s’est créée et d’où elle vient. Dans le cabinet de Bertrand Langlois, les préjugés sont de moins en moins
Comment choisir entre kinésithérapie et ostéopathie ?
En cas de blessures, arthrose ou douleurs chroniques, des pathologies entraînant une réduction des mouvements, la kinésithérapie est conseillée. D’ailleurs, après une intervention chirurgicale, des séances sont souvent prescrites pour réadapter le corps du patient. On parle alors de rééducation et tout un panel d’outils et de machines peut être utilisé par le kinésithérapeute.
Chez l’adulte et chez l’enfant, l’ostéopathe pourra également s’occuper du « terrain global » du patient en cas d’entorses, de mal de dos ou cervicalgie. Migraines, troubles ORL ou digestifs sont traités régulièrement dans leurs cabinets, notamment quand les douleurs surviennent sans cause apparente. Le rôle de l’ostéopathe : trouver la source du problème et harmoniser le corps du patient.
Il faudrait quasiment aller voir un ostéo 2-3 fois dans l’année pour du préventif. De quoi éviter les récidives et maintenir les résultats.
Bertrand Langlois – Kinésithérapeute
Le mieux reste donc de combiner les deux pratiques. « Par exemple, en cas de douleurs au dos, le conseil que je peux donner, c’est de vous rendre chez un ostéopathe en premier lieu« . En effet, le spécialiste explique que c’est l’occasion parfaite de déceler l’origine du problème de lombalgie (bassin, intestins, taille des membres inférieurs). »Puis ensuite, d’aller voir un kiné pour assouplir le corps, travailler les postures, récupérer du mouvement« .
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