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Le plan social d’ArcelorMittal validé : 78 postes supprimés en Moselle

Plus de 200 emplois sont concernés par le plan social d’ArcelorMittal France, qui touchera principalement le site de Florange en Moselle.

Le plan social annoncé au printemps par ArcelorMittal France a franchi une étape décisive. Mercredi, les services de l’État ont validé le projet de restructuration du sidérurgiste, ouvrant désormais la voie à sa mise en œuvre concrète. Au total, 608 postes seront supprimés dans plusieurs sites industriels du nord de la France, selon des informations confirmées par la direction du groupe.

Ce plan, dévoilé en avril dernier, a fait l’objet d’un accord majoritaire avec les syndicats CFDT et CFE-CGC. Dans les faits, toutes les suppressions de postes ne se traduiront pas par des départs contraints : 224 emplois sont concernés, en tenant compte des postes déjà vacants et des reclassements internes prévus par l’entreprise.

Le site de Florange parmi les plus touchés

Sans surprise, la Moselle est directement touchée. Le site de Florange figure parmi les plus impactés, avec 78 emplois supprimés, juste derrière Dunkerque (Nord), où 84 postes disparaissent. D’autres sites sont également concernés, notamment Basse-Indre en Loire-Atlantique (41 emplois), Montataire dans l’Oise (15), Mardyck dans le Nord (4), ainsi que le siège français de Saint-Denis, en région parisienne (2 postes).

La direction du groupe indique que la phase opérationnelle du plan va désormais débuter, avec la « mise en œuvre concrète » des dispositifs d’accompagnement. Ceux-ci comprennent notamment des congés seniors pour les salariés proches de la retraite, des congés de reclassement pouvant aller jusqu’à 18 mois pour les salariés les plus éloignés de l’emploi, des aides à la création d’entreprise, des projets de reconversion, ainsi que le versement d’indemnités supra-légales renforcées. Les montants précis de ces indemnités n’ont toutefois pas été communiqués.

La CGT, de son côté, a refusé de signer l’accord, estimant que les mesures proposées étaient « vraiment au ras des pâquerettes ».

Nationalisation d’ArcelorMittal

Ce plan social s’inscrit dans un contexte plus large de fragilisation de la sidérurgie européenne. Fin novembre, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi portée par La France insoumise visant à nationaliser ArcelorMittal France, au nom de la défense de la filière acier. Une initiative dont l’avenir reste très incertain, le Sénat, majoritairement à droite, semblant peu enclin à la valider.

En toile de fond, la demande d’acier en Europe s’essouffle, historiquement portée par l’automobile et le bâtiment, tandis que la concurrence asiatique, et en particulier chinoise, continue de peser lourdement sur la production locale.

Jonathan Vaucher
Jonathan Vaucher
Journaliste Reporter d'Images / Référent politique / Présentateur
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