Du 16 au 22 mars, l’Apei Moselle organise une opération solidaire originale : « Chaussettes dépareillées… Cœurs liés ». Objectif : sensibiliser à la trisomie 21 et financer des projets pour les personnes en situation de handicap.
Dans un premier temps, pouvez-vous nous présenter l’Apei Moselle ?
Aurélie Sartori, directrice des Foyers d’Accueil Polyvalent de Thionville/Terville : « L’Apei Moselle accompagne des personnes en situation de handicap et leurs familles à chaque étape de leur vie. Aujourd’hui, plus de 2 300 personnes sont suivies dans les secteurs de l’enfance, de l’habitat et du travail. L’association compte environ 1 350 salariés, répartis sur une cinquantaine de métiers, ce qui permet un accompagnement global et adapté aux besoins de chacun. »
D’où est née cette opération solidaire ?
Barbara Demaret, directrice de la Maison d’Accueil Spécialisée « Les Marronniers » de Guénange : « Elle s’inscrit dans la Semaine de la trisomie 21. L’idée est venue des directeurs du secteur habitat et des équipes de terrain. Nous avions envie de proposer une action simple, visible et fédératrice. Nous voulions aussi porter un message positif. Le soutien de Flora Pili en tant que parraine, boxeuse professionnelle et championne du monde, donne encore plus de sens à cette initiative. Elle incarne des valeurs fortes comme la persévérance et l’inclusion.
Concrètement, en quoi consiste l’opération ?
Aurélie Sartori : « Le principe est simple : une paire de chaussettes dépareillées est proposée contre un don de 5 euros minimum. Les fonds servent à financer des projets concrets pour les personnes accompagnées, comme des sorties, des activités de loisirs ou des séjours. Cela permet aussi de soutenir des initiatives qui vont au-delà du quotidien, par exemple des projets sportifs ou culturels. Et surtout, les personnes accompagnées sont associées aux choix, ce qui renforce leur autonomie. »
Où peut-on acheter ces chaussettes ?
Barbara Demaret : « Des stands sont installés dans de nombreux lieux en Moselle : commerces, écoles, crèches, centres commerciaux ou cabinets médicaux. L’idée est d’aller au plus près du public. Il est aussi possible de se rendre directement dans nos établissements, ou de passer par les réseaux de l’association. Les chaussettes dépareillées sont un symbole fort. Elles montrent que la différence fait partie de notre quotidien. C’est aussi une manière simple et joyeuse de sensibiliser. Nous voulons rappeler que chacun a sa place et que la diversité est une richesse pour la société. »
« Faire tomber les idées reçues »
Le regard sur le handicap évolue-t-il selon vous ?
Aurélie Sartori : « Oui, on observe une évolution positive. Les établissements s’ouvrent davantage et les personnes accompagnées sont plus visibles dans la vie locale. Nous multiplions les actions dans les écoles et les entreprises. Cela permet de mieux faire connaître le handicap et de faire tomber certaines idées reçues. »
Les personnes accompagnées participent-elles à l’opération ?
Aurélie Sartori : « Oui, et c’est un point essentiel. Elles participent à l’emballage, à la préparation des commandes et parfois à la tenue des stands. Cela valorise leurs compétences et leur implication. »
Cette opération a-t-elle vocation à durer ?
Barbara Demaret : « C’est clairement notre objectif. Nous souhaitons en faire un rendez-vous annuel et mobiliser encore plus de partenaires. L’idée est aussi d’impliquer davantage de publics, notamment les enfants et les travailleurs en ESAT, pour inscrire cette dynamique dans la durée. »
Où trouver plus d’informations ?
Aurélie Sartori : « Sur le site internet et la page Facebook de l’Apei Moselle, où toutes les informations pratiques sont disponibles. »

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