spot_img

Un « Front Populaire » pour unir les gauches à Metz en 2026 ?

Un collectif de sympathisants de gauche fait campagne pour appeler les trois formations principales à s’unir en 2026 pour les municipales à Metz.

Les appels du pied n’en finissent plus à Metz pour les municipales 2026. Si François Grosdidier n’a pour l’instant pas fait acte de candidature (encore quelques semaines à attendre) pour un nouveau mandat à la mairie, les oppositions sont nombreux. Et surtout à gauche, où la liste « Maintenant pour Metz » de Jérémy Roques (réunissant écologistes, communistes, L’Après et animalistes) s’oppose toujours à « Un souffle pour Metz » de Bertrand Mertz (socialistes et radicaux) et « Metz en Commun » (LFI et NPA) de Charlotte Leduc et François Secondé.

Entre eux, Place Publique négocie pour le rassemblement et pour une liste unique à Metz, du moins entre Mertz et Roques. Le parti de Raphaël Glucksmann, coordonné localement par Xavier Bouvet a cependant refusé toute alliance avec LFI. L’appel à un rassemblement ne trouve pour l’instant pas d’issue positive, les différents candidats se renvoient la balle sur la tête de liste et l’ouverture (ou non) à d’autres partis. Un collectif nommé « Pour un Front Populaire » annonce chercher aussi à faire le trait d’union pour 2026.

Un programme assez similaire

Fin septembre, « nous avons organisé une réunion publique avec la présence de Mme Charlotte Leduc, M. Jérémy Roques et des représentants du PS en l’absence de M. Bertrand Mertz, souffrant. Nous avons pu mettre en avant les propositions retenues par les groupes de travail, preuves que l’union peut se faire sur une base programmatique solide et étoffée. Chacun·e des candidat·es et les militant·es ont pu s’exprimer, sans réelle avancée pour un rapprochement in fine. » Un nouvel échec qui ne décourage pas.

Même si ce constat s’ajoute à la longue liste de désunion, en coulisses, un rapprochement est toujours possible et certains pensent qu’une liste rose-verte-jaune (pour Place Publique) est en passe d’être signée. Pour le collectif de « sympathisants de gauche non encartés », « c’est au point mort ». Fin novembre, une pétition a recueilli plus de 200 signatures et les militants tractent encore aujourd’hui à Metz, dénonçant des programmes assez similaires, des batailles d’égo et appelant les trois blocs à s’unir dans un seul objectif : « tourner la page de 6 ans d’une mairie de droite ». Au risque de faire croire à une 4e formation politique de gauche en 2026 ?

Photo © Facebook

Jonathan Vaucher
Jonathan Vaucher
Journaliste Reporter d'Images / Référent politique / Présentateur

plus de contenus du même auteur

spot_img

Nos derniers reportages