Il rejoint David Douillet et George Weah… Quentin Bigot, ancien grand sportif professionnel, est désormais le maire de Gandrange.
À Gandrange, une page politique s’écrit avec un visage bien connu du grand public. Quentin Bigot, vice-champion du monde, entame une nouvelle étape de sa vie. Après avoir mis un terme à sa carrière sportive en 2025, l’ancien lanceur de marteau s’est lancé dans la bataille des municipales. Il est désormais maire de sa ville d’enfance, bien décidé à transformer l’essai. Dans son bureau, les souvenirs de sa carrière côtoient ses inspirations politiques. Aux murs, des photos de la campagne côtoient les références sportives. Une transition assumée, presque naturelle pour celui qui voit des similitudes entre les deux univers. « Dans une carrière sportive, on veut toujours atteindre des objectifs et on met en face ce qu’on peut mettre en place pour y arriver. C’est pareil en politique. Et moi aussi, à l’époque, je courais après des subventions, comme maintenant », glisse-t-il avec un sourire.
Le modèle De Gaulle
Parmi les références affichées, plusieurs évoque une figure, celle de Charles de Gaulle. « J’aime sa posture. On n’a pas eu d’homme politique depuis, qui était dans cette droiture jusqu’au bout. On n’a pas eu d’égal jusque maintenant, même si c’était contextuel, on n’aura plus de héros de guerre comme lui. Et c’est comme quand j’étais lanceur de marteau, je rêvais de ceux qui faisaient plus de 85 mètres. Je savais que je n’y arriverais pas, mais j’avais le chemin, j’avais un modèle. »
Dans ce nouveau quotidien, la dimension personnelle n’est jamais loin. Depuis son bureau, il observe déjà son environnement familial évoluer. De sa fenêtre, il jette ce matin un oeil vers l’école Paul Verlaine dont la cour est collée à la mairie. « La maternelle est à l’arrière, je ne le vois pas encore, mais quand il sera à l’école, dans la cour, je le verrai. D’ici moins de sept ans, je serai encore maire… », confie-t-il en évoquant son fils.
Les premières semaines de mandat sont rythmées par une succession de réunions et d’imprévus. Lors d’un échange du CCAS, un appel du sous-préfet vient interrompre les discussions. Un peu plus bas, à la police municipale, il prend le temps de faire un point sur la chasse dans la commune, avant d’enchaîner les rendez-vous et de préparer déjà le prochain conseil municipal, où une hausse de la subvention est envisagée.
Pas d’opposition
Particularité de ce mandat : l’absence d’opposition. Une situation que Quentin Bigot assume, tout en promettant un débat interne. « Une opposition, ce n’est pas forcément mauvais, j’ai bien connu en étant dedans. Mais je sais que dans mon équipe, j’ai des gens qui ont du caractère et je les ai choisis pour ça, pour pouvoir échanger en conseil municipal, mettre tous les dossiers sur la table et prendre des décisions ensuite en conséquence. » Avec une ligne de conduite claire : « Je m’étais promis que si j’avais une opposition, je ne la traiterais pas comme j’ai été traité pendant le dernier mandat du maire précédent. »
De la piste d’athlétisme aux responsabilités municipales, Quentin Bigot aborde ce nouveau défi avec la même détermination : laisser une trace durable, dans une ville qui a changé de cap politique pour la première fois depuis 18 ans, et qui est désormais connue pour une précédente hausse d’impôts historique.



