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Pourquoi les sapeurs-pompiers mosellans entament-ils une grève pour au moins six semaines ?

À partir de ce mardi 8 septembre, les sapeurs-pompiers du SDIS de la Moselle rejoignent le mouvement de grève lancé au niveau national. Ils dénoncent un manque d’effectifs, de moyens matériels et de reconnaissance. La mobilisation devrait se poursuivre pendant plus de six semaines.

« Sécurité civile ! L’état minimisent, les pompiers trinquent » : c’est derrière ce slogan que les sapeurs-pompiers mosellans entendent faire entendre leurs revendications. Au niveau national, neuf syndicats représentatifs des SDIS ont appelé à la mobilisation pour dénoncer « des effectifs insuffisants, des moyens à la traine, des équipements vieillissants et une reconnaissance en berne ». En première ligne depuis le mois de juin face à des incendies d’une virulence inédite, tout en continuant d’assurer au quotidien les secours à la personne, les soldats du feu sont appelés à une mobilisation de plus de six semaines à compter de ce mardi 8 septembre.

Près de 200 sapeurs-pompiers professionnels manquants

En Moselle, la CGT SDIS 57 alerte notamment sur la baisse des moyens matériels et humains. Dans un communiqué, le syndicat affirme : « En 10 ans, le SDIS 57 a perdu près de la moitié de ses camions feux de forêt. Aujourd’hui, il manque près de 200 sapeurs-pompiers professionnels pour atteindre les effectifs minimums. »

L’incendie de Gandrange ravive les inquiétudes

Pour le syndicat, cette situation devient particulièrement préoccupante alors que les interventions nécessitent parfois un engagement massif des équipes. L’incendie survenu le 2 août dernier sur le site Seveso de Gandrange en est un exemple. Au total, 135 sapeurs-pompiers et 40 engins avaient été mobilisés. Deux collègues avaient également été blessés lors de l’intervention.

Cet épisode est également au cœur des critiques formulées par la CGT concernant l’exposition des pompiers aux fumées potentiellement dangereuses. À la suite de l’incendie, la sous-préfète avait voulu se montrer rassurante en déclarant : « ce n’est pas parce qu’une fumée est noire et dense qu’elle est forcément toxique ». Une déclaration qui n’est pas passée auprès du syndicat, qui dénonce un manque de prise en compte des risques auxquels ils sont confrontés dans l’exercice de leur métier. Pour le syndicat, « le combat de la reconnaissance des maladies professionnelles s’annonce encore long ».

Plusieurs sapeurs-pompiers de la Moselle seront à Paris le 29 septembre prochain, à l’occasion d’une manifestation nationale.

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