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Le groupe Fabert devient « Metz Ensemble », avec Ludovic Mendes

La liste « Metz Ensemble » se lance dans la campagne municipale pour Metz en mars. Elle sera menée notamment par le député messin Ludovic Mendes.

Sans surprises, le groupe Fabert s’est dévoilé ce jeudi à Metz, au café Le Lancieu. Soit à moins de 10 mètres de la permanence du député Ludovic Mendes. Ce dernier est apparu autour de ses colistiers, annonçant le nouveau nom de son groupe : Metz Ensemble. Et une idée : « le changement c’est maintenant (en vrai) ». L’axe fort de cette campagne, ce sera le collaboratif et la démocratie. Pour cela, l’actuel député apparenté Renaissance explique présenter une liste transpartisane, voire apolitique. Autour de lui, Zoe Perrin (militante des Jeunes En Marche), Selima Saadi (ancienne adjointe PS de Dominique Gros) ou encore Violeta Moskalu (présidente de l’association Échanges Lorraine Ukraine).

« En l’état, on trouvait qu’il n’y avait pas d’offre politique. Les partis sont tous dans des dogmes ou cherchent des alliances avec les autres. Nous on veut prendre un risque », dit Ludovic Mendes. Le risque, c’est de ne « pas parler à un électorat ‘de gauche’ ou ‘de droite’ mais à tous les Messins ». Et pour cela, l’idée de la concertation publique, déjà entendue sur les autres listes, est lancée. Mais pour le député, rien à voir. « Nous ne sommes pas dans des promesses », explique-t-il. « Nous sommes dans un renouveau de démocratie (…) nous voulons parler à la majorité, à tout le monde ». Le groupe Fabert a déjà consulté les citoyens via des réseaux sociaux depuis des mois, « on continuera pendant la campagne et après », poursuit l’élu. Avec un exemple concret : si le maire a un projet de quartier, après l’appel d’offre, il mettra à disposition des citoyens les différents dossiers et les Messins choisiront. Si le programme est en grande partie ficelé, la collaboration est prônée avec les citoyens.

« Casser les codes »

Néanmoins, le programme tournera autour de cinq blocs programmatiques : le pacte social (culture, sport, école…), le pacte écologique (« avec une écologie positive et non punitive »), le pacte de sécurité, le pacte démocratique et le pacte économique. Il y aura aussi une volonté de se rapprocher de l’Europe et de redonner une place de choix à Metz, et son « histoire très particulière » sur le plan national voire international. « Je sais ce qu’est être citoyen européen, dit Violeta Moskalu. Nous avons besoin de communauté, de démocratie, c’est ce qui devrait être au coeur de tous nos débats. Les étrangers, c’est un enrichissement ».

« Il faut de l’audace, il faut casser les codes », exprime de son côté Selima Saadi. Comme elle, d’autres encartés se rassemblent sur la liste, « même si certains ne se montreront pas », sourit Ludovic Mendes. Mais 90% des colistiers seront sans étiquette, selon lui. Pendant sa conférence, le député macroniste a d’ailleurs multiplié les esquives sur son appartenance politique. La liste n’a pas de parti. Son porte-parole ne veut plus être « le suiveur » d’un groupe politique mais l’acteur. La liste ne présente aucune tête officielle. La liste n’a aucun candidat officiel à la place de maire. Avec une raison à chaque fois : « on veut changer de modèle ». Dans le discours, elle a tout de même une tendance centriste, prône la social-démocratie comme les différentes listes de gauche, la redistribution de richesse, la place de la femme, se veut europhile et « garde la porte ouverte » à tous ceux qui veulent venir « sauf RN et LFI ». Ludovic Mendes, qui abandonnera son mandat de député en cas d’élection, se range du côté de l’idée populaire que le citoyen est « déçu par les politiques, par le politique ». Et donc, le programme disruptif ne doit pas être l’apanage des extrêmes.

Quel onze de départ pour le FC Metz version Benoît Tavenot ?

Première apparition de Benoît Tavenot sur le banc du FC Metz et premières interrogations fortes. À quelques jours de la réception de l’OL en Ligue 1, le nouveau coach messin doit déjà poser les bases d’une équipe qui doit s’adapter dans l’urgence.

La 19e journée de Ligue 1 ne sera pas une journée comme les autres à Metz. Elle marquera la première apparition de Benoît Tavenot sur le banc grenat, quelques jours seulement après sa nomination comme entraîneur principal.

Du changement, il y en aura — mais l’urgence de la situation et la réception de l’Olympique Lyonnais dès ce dimanche imposent d’agir vite. « On va déjà mettre des choses en place pour Lyon. Et au fil du temps, on avancera. Mais l’objectif pour moi, c’est de gagner beaucoup de temps parce qu’on n’a pas quatre ou cinq semaines pour préparer l’équipe », explique le technicien de 49 ans.

On ne peut pas choisir nos matchs. Même contre les très belles équipes de ce championnat, il va falloir prendre des points.

Benoît Tavenot

Les suiveurs du club à la Croix de Lorraine scruteront le onze de départ ce week-end pour se faire une première idée des intentions du nouveau coach. Mais à 48 heures du match, rien n’est encore figé. « Des révolutions ? Je ne connais pas mon onze aujourd’hui, à l’heure où je vous parle. Mon après-midi va être très studieuse et très importante parce que je vais remettre tout en ordre par rapport à ce que j’ai vu et ce que j’ai entendu », a-t-il précisé en conférence de presse.

Si les titulaires restent à déterminer, certains choix commencent néanmoins à se dessiner.

Gauthier Hein restera capitaine

Si la question était presque rhétorique, Benoît Tavenot a validé un premier marqueur fort : le brassard restera sur le bras de Gauthier Hein. « C’est un enfant du FC Metz. C’est aujourd’hui le joueur le plus décisif du club (6 buts et 4 passes décisives en 16 matches de Ligue 1). Je sais qu’il peut parfois cristalliser certaines choses. Je lui ai dit qu’il devait faire attention à ça, mais aujourd’hui, il a la main. »

Pour autant, la mission maintien ne reposera pas sur ses seules épaules. « Dans ce vestiaire-là, il y a Gauthier Hein, mais il y a d’autres joueurs très, très importants. Si on veut s’en sortir, il faut que tous les joueurs du numéro 1 au 26e ou 27e soient concernés, que tout le monde s’intéresse à l’autre et aide à avancer l’autre. C’est important », conclut-il.

Les retours de Habib Diallo, Cheikh Sabaly … et Benjamin Stambouli ?

Ils sont de retour. Sacrés à la Coupe d’Afrique des Nations avec le Sénégal, Habib Diallo et Cheikh Tidiane Sabaly ont retrouvé Frescaty ces dernières heures. Deux renforts précieux pour le staff, qui entend bien s’appuyer sur eux dès ce week-end. « Ils sont rentrés très contents. Hier, ils étaient un peu fatigués, précise Benoît Tavenot. On les a un peu dérouillés, et après une bonne nuit de sommeil, ils se sont entraînés plutôt bien ce matin. On discutera encore demain avec eux, mais il n’y a pas de raison : on a besoin de force aujourd’hui. J’ai totalement confiance en eux. »

Autre confiance affichée : celle accordée à Benjamin Stambouli. En manque de temps de jeu (14 minutes disputées lors des neuf derniers matches de Ligue 1), le milieu expérimenté a eu un échange avec son nouvel entraîneur ce mercredi. « On a discuté un peu de son cas, mais ce n’était pas la priorité de nos discussions, sincèrement. S’il peut redevenir un joueur majeur de l’équipe ? Je ne sais pas. Mais dans ce qu’il est aujourd’hui, dans la communication, dans l’exemplarité, il doit avoir un rôle important. »

Aujourd’hui, il n’est pas pré-retraité pour moi.

Benoît Tavenot au sujet de Benjamin Stambouli

À court terme, le technicien messin doit surtout trouver des réponses sur le terrain. Le sportif prime sur le reste, y compris sur le mercato, qui se termine dans quelques jours (lundi 2 février 2026 à 20 heures). S’il n’a « pas du tout discuté de cela avec Frédéric Arpinon », il a précisé que, « pour le moment », le départ de Morgan Bokele vers Dunkerque ne serait pas compensé, pas plus que l’éventuelle arrivée de Bouna Sarr, un « dossier qu’il va falloir régler dans un sens ou dans l’autre, assez rapidement ».

Toute l’actualité du FC Metz est à retrouver dans le Graoully Mag, tous les lundis et les jeudis à 17h00 sur Moselle TV.

L’Anneau, à Metz, enchaine les grands rendez-vous 

Championnats départementaux, championnats du Grand Est ce week-end et Meeting Athlélor début février, la salle indoor l’Anneau ne désemplit pas. 

Après avoir accueilli les Alsaciens à l’occasion de leurs championnats départementaux le 11 janvier,  l’Anneau s’apprête à recevoir les championnats du Grand Est, ce week-end. Avec ses 7 000 m2 de surface et ses 100 mètres de long, la piste indoor est devenu un lieu incontournable du sport mosellan. Lieu d’entraînement habituel du club d’athlétisme de l’A2M, l’Anneau accueille depuis des années les plus grands compétitions. 

Un meeting international sur les hauteurs de Borny

Le samedi 8 février, l’Anneau de Metz vibrera au rythme de la 19ᵉ édition du Meeting Metz Moselle Athlélor Indoor. Un rendez-vous devenu incontournable dans le Grand Est, qui réunit chaque année les meilleurs athlètes français et internationaux.

Près de 40 nations seront représentées lors de cette nouvelle édition, confirmant une fois encore le rayonnement international du Meeting messin. Du sprint aux courses de fond, en passant par les concours et le handisport, le programme s’annonce dense et spectaculaire tout au long de l’après-midi.

Dès 11h15, les premières finales s’enchaîneront sur 800 m et 3000 m, avant de laisser place aux épreuves jeunes, aux relais et à la présentation des athlètes internationaux. Le public pourra ensuite vibrer sur les temps forts de la compétition : 60 m, haies, perche, longueur, 400 m, 1500 m et 3000 m finales A, jusqu’aux dernières courses de 200 m en soirée.

Le Meeting a vu passer de grands noms comme Christine Arron, Renaud Lavillenie ou Kévin Mayer. En 2026, la tradition se poursuit avec la présence annoncée de Pia Skrzyszowska, Angelica Moser, Tina Sutej, Ditaji Kambundji, Torrie Lewis ou encore Benjamin Robert.

Un plateau relevé, une ambiance indoor unique et un spectacle de haut niveau : Metz s’apprête à vivre une nouvelle grande fête de l’athlétisme.

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Dragonnes Mag’ du 23 janvier 2026 avec Sabrina Novotná

Chaque vendredi l’équipe de Dragonnes Mag’ débat de l’actualité de Metz Handball. Édition du 23 janvier 2026 avec Sabrina Novotná, gardienne de Metz Handball.

Dans cette émission, Matthieu Henkinet, Arthur Carmier (l’Ami Sports) et Maxime (HandMetz) reviennent sur le retour à la victoire de Metz Handball face à Storhamar, avant d’évoquer les départs annoncés de Xénia Smits et Tyra Axnér. En fin d’émission c’est une interview grand format de la gardienne Sabrina Novotná qui vous attend.

L’actualité de Metz Handball c’est chaque vendredi à 17h00 sur Moselle TV et en replay sur moselle.tv !

Municipales à Amnéville : le maire sortant Éric Munier entre dans la course

Éric Munier, maire sortant d’Amnéville, nous annonce en exclusivité sa candidature aux prochaines élections municipales. En poste depuis 2014, il briguera un troisième mandat.

À l’approche des élections municipales, les candidats officialisent progressivement leur entrée en lice et notamment à Amnéville où désormais quatre listes sont aujourd’hui candidates à la mairie. Grégoire Laloux, l’ancien conseiller municipal de Metz pour le Rassemblement national, Emmanuel Holtz, un ancien adjoint à la ville, Xavier Dieudonné, de l’opposition et candidat malheureux en 2014 et 2020, et désormais Éric Munier (DVC), actuel maire de la commune « Je ne me présente pas en réaction aux autres, sinon ce serait stupide », déclare le principal intéressé.

Maire depuis 2014, Éric Munier se présente à nouveau, « une décision prise depuis longtemps, parce qu’il y a de grands projets en cours ». Une décision qui, selon lui, n’est pas à prendre à la légère : « Vous comprenez bien que, quand on décide de se présenter pour un troisième mandat, c’est qu’on sait exactement à quoi on s’engage et pourquoi on le fait. »

Culture, économie, aménagement… Éric Munier souhaite poursuivre le développement d’Amnéville, notamment en lien avec l’industrie et la création d’emplois, tout en renforçant l’offre culturelle de la commune. Son programme prévoit également des projets d’aménagement urbain, avec de nouveaux logements, des services et une meilleure articulation entre la cité des loisirs et le centre-ville.

Pour rappel, lors des élections municipales de 2020, Éric Munier s’était imposé au second tour face à Xavier Dieudonné. Il avait obtenu 48,74 % des suffrages, lui permettant de décrocher 25 sièges au conseil municipal. Son adversaire avait recueilli 34,41 % des voix et six sièges. Cette même année, le taux d’abstention à Amnéville atteignait 53,16 %, dans une commune qui compte un peu plus de 10 000 habitants.

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 et 22 mars 2026 en Moselle et dans toute la France : le premier tour le 15 mars, suivi d’un second tour le 22 mars dans les communes où aucun candidat ne recueille la majorité absolue au premier tour. 

Découvrez les candidats de votre commune aux Municipales 2026 en Moselle juste ici.

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Travaux publics : « Chaque année, 4 milliards d’euros d’eau partent dans le sol »

Routes dégradées, fuites d’eau, ponts fragilisés… À quelques semaines des élections municipales, le secteur des travaux publics tire la sonnette d’alarme.

À l’occasion d’une conférence de presse, Thierry Ledrich, président de la Fédération des Travaux publics (FTP) Lorraine et de la Fédération régionale des Travaux publics (FRTP) Grand Est, a rappelé le rôle fondamental de ces infrastructures, tout en pointant une situation économique tendue à court terme. Contrairement au BTP, secteur strictement privé, les travaux publics relèvent du service public, même lorsqu’ils sont réalisés par des entreprises privées. Ils concernent les réseaux essentiels à la vie quotidienne : eau potable, assainissement, voirie, électricité ou encore éclairage public. « Les infrastructures sont la colonne vertébrale du quotidien des Français », résume Thierry Ledrich, évoquant « l’horizontal qui relie le vertical ».

Une conférence de presse sur les travaux publics au club de la presse
Une conférence de presse sur les travaux publics au club de la presse

C’est un poids économique majeur mais qui est fragilisé. Le secteur des travaux publics représente 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 2 % du PIB français, et emploie 300 000 salariés en France, dans des métiers non délocalisables. En Lorraine, 12 500 personnes travaillent dans la filière, qui pèse environ la moitié de l’activité du Grand Est. Mais cette économie repose largement sur la commande publique. Le bloc communal représente plus d’un tiers du chiffre d’affaires du secteur. Or, à chaque échéance électorale, le même scénario se répète. « Tous les six ans, on connaît le même problème systémique. En période électorale, les collectivités ne sont plus en mesure de passer commande », constate le président de la FTP Lorraine.

Un phénomène accentué par les souvenirs encore vifs de 2020, lorsque le report du second tour des municipales, en raison du Covid, avait fortement pénalisé l’activité. « On ne veut pas revivre une année handicapée par le calendrier électoral », prévient-il.

À l’approche des municipales, la fédération alerte. Objectif : permettre aux futures équipes municipales d’être opérationnelles dès leur arrivée. « On travaille en amont, on établit des guides pour que les nouveaux élus, parfois peu aguerris aux enjeux des infrastructures, puissent lancer les travaux dès le premier jour », explique Thierry Ledrich. Car les besoins sont immenses. L’investissement public est en nette baisse, alors même que les infrastructures vieillissent. « Les gens le voient tous les jours : routes abîmées, fuites d’eau, réseaux à bout de souffle », analyse-t-il.

Le pont RD60 entre Richemont et Guénange était fermé pendant presque un an
Le pont RD60 entre Richemont et Guénange était fermé pendant presque un an

Une étude récente de l’Institut Terram confirme cette préoccupation par les chiffres. 88 % des Français souhaitent que l’eau et la voirie soient au cœur des priorités municipales, et plus d’un sur deux veulent même que ce soit la priorité numéro un. 59 % préfèrent rénover les réseaux existants plutôt que d’inaugurer de nouveaux équipements. « Ça nous rassure, car les travaux devraient suivre », analyse le président de la FRTP Grand Est qui pense que « La période des coupés de rubans est révolue ».

Une vision à long terme

Pour Thierry Ledrich, le problème n’est pas tant l’argent que la hiérarchisation des priorités. « Le financement existe. C’est avant tout un choix politique », insiste-t-il. « Les travaux publics ne sont pas une dépense perdue, mais un investissement rentable sur le long terme ». Il prend l’exemple des réseaux d’eau. Chaque année, 1 milliard de mètres cubes d’eau, soit près de 20 % de la production, se perd dans le sol. Une perte estimée à 4 milliards d’euros par an. « En rénovant les canalisations, on crée de la valeur, on entretient un patrimoine, on fait du bien à la planète et on évite de gaspiller de l’argent ».
Même logique pour la voirie : des routes en bon état permettent jusqu’à 10 % d’économie de carburant, tandis que la rénovation de l’éclairage public génère des économies d’énergie significatives.

Thierry Ledrich, président de la Fédération des Travaux publics (FTP) Lorraine, et de la Fédération régionale des Travaux publics (FRTP) Grand Est
Thierry Ledrich, président de la Fédération des Travaux publics (FTP) Lorraine, et de la Fédération régionale des Travaux publics (FRTP) Grand Est

Des signaux sont envoyés aussi pour les routes et les inondations où 3 leviers sont à mettre en avant pour devenir efficace face aux risques naturels : la renaturation pour permettre à l’eau de circuler correctement, la gestion de l’assainissement et dimensionner correctement les réseaux, et pour finir, faire en sorte que la route absorbe l’eau à travers la Gestion Intégrée des Eaux Pluviales (GIEP).

Des signaux d’alerte aussi pour les ponts et et les routes. La question de la sécurité des infrastructures est centrale. À la suite du drame du pont de Gênes en 2018 « un plan national a été lancé .» En France, un pont sur quatre présente aujourd’hui des problèmes de sécurité.

Un court terme difficile mais une vision à un long plus positive. Si le secteur redoute une période d’« apnée » entre 2026 et l’été 2027, Thierry Ledrich reste confiant. « Il ne peut pas y avoir de civilisation sans travaux publics », insiste-t-il. Mais il met en avant un autre défit : l’image des métiers, encore trop souvent méconnus, et la complexité administrative. « La suradministration nous tue », déclare-t-il avec dépit en appelant à « sanctuariser les dépenses d’investissement ».

(Image d’illustration)

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Metz lance un plan expérimental pour réguler les corbeaux freux en centre-ville

Face aux nuisances causées par les colonies de corbeaux freux, la Ville de Metz déploiera, à partir du 26 janvier, un ensemble d’actions temporaires et encadrées. Objectif : améliorer le cadre de vie des habitants tout en respectant la biodiversité urbaine.

Depuis plusieurs années, la présence de corbeaux freux en centre-ville de Metz suscite de nombreuses plaintes. Bruits importants en période de nidification, déjections sur les trottoirs, les pistes cyclables ou encore les véhicules : les désagréments sont bien connus des riverains et des commerçants, notamment sur des axes très fréquentés.

Pour répondre à cette situation, la Ville de Metz a choisi une approche éthique et durable. À titre expérimental, un panel complet d’actions sera mis en œuvre sur une durée limitée. À compter du 26 janvier, et durant quatre à cinq jours, d’anciens nids seront retirés hors période de reproduction. Cette intervention nocturne, menée par ONF Vegetis, concernera l’avenue Foch, la rue François-de-Curel et la rue du Neufbourg.

De mi-février à fin mars, des dispositifs d’effarouchement visuel, notamment par laser, ainsi que des effarouchements sonores ponctuels, viendront compléter le dispositif. Aucun animal ne sera directement visé et un suivi sera assuré par les services municipaux.

La Ville de Metz réaffirme ainsi sa volonté de favoriser une cohabitation apaisée entre les habitants et la faune urbaine, tout en veillant à la propreté et à la sécurité de l’espace public.

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Deux membres de Place Publique rejoignent la liste de Roques

Place Publique, le mouvement coordonné par Xavier Bouvet en Moselle est-il unanime ? Si le parti a officialisé son soutien à Mertz, certains membres ont rejoint Roques.

Jérémy Roques n’avait pas tenu à réagir « précipitamment » à l’annonce du soutien de Place Publique à la liste du PS de Bertrand Mertz. Si cette alliance, négociée par Xavier Bouvet en Moselle, semblait signer un arrêt définitif des discussions pour une union entre toutes les gauches, il n’y aura pas d’unanimité à Metz. C’est en tout cas ce que nous avions compris, et l’élu métropolitain vient de confirmer ceci : deux membres du parti de Raphaël Glucksmann rejoignent la liste « Maintenant pour Metz ».

L’un n’est pas inconnu, puisqu’il s’agit de Nicolas Roux, médecin et conseiller municipal de l’opposition actuelle, élu récemment en remplacement du démissionnaire Nicolas Tochet. « Au sein du groupe Unis que président Jérémy Roques, j’ai pu apprécier ses qualités (…) il est le mieux placé pour réaliser l’union de la gauche », explique le colisitier. De son côté, Florent Chapellier, cadre dans une chambre consulaire et membre de Place Publique, a aussi rejoint la liste. Du côté du parti, le choix de la liste PS reste majoritaire puisque issu des adhérents lors d’un vote démocratique.

En réponse aux arguments de Xavier Bouvet qui avait choisi Bertrand Mertz pour « ses valeurs de social-démocratie », Nicolas Roux ajoute faire le choix d’une « dynamique humaniste, sociale et écologique ». La liste, soutenue notamment par les Verts, les Animalistes, Debout!, l’Après et Génération Ecologie espère donc toujours faire l’unanimité et « être la première force de gauche au premier tour », confirmait récemment Jérémy Roques qui « proposera aux autres listes l’union » pour « faire partir François Grosdidier » au second tour.

À Metz, au moins 6 listes s’affronteront : Mertz (PS et alliés), Roques (Les Verts et alliés), Leduc (LFI), Anstett (RN), le mystérieux « Groupe Fabert » qui serait Ludovic Mendes (RE) et sans doute Grosdidier (DVD).

TeMo Moselle Nord reconduit sa gouvernance pour un nouveau mandat

Les élus du Comité syndical d’installation du TeMo ont élu, jeudi 22 janvier, leur président et leurs vice-présidents. Une équipe largement reconduite, symbole de continuité dans les politiques de mobilité engagées sur le territoire.

Le Comité syndical d’installation de TeMo Moselle Nord s’est réuni jeudi 22 janvier à Yutz pour lancer officiellement son nouveau mandat. À l’issue des votes, Rémy Dick a été reconduit à la présidence du syndicat, confirmant la confiance des élus et leur volonté de poursuivre une stratégie déjà bien engagée en matière de mobilités.

Autour du président, une gouvernance structurée s’est mise en place avec l’élection de onze vice-présidents, chacun chargé d’une délégation précise : transports et réseau, contrôle de la délégation de service public, accessibilité, sécurité, finances, relations extérieures, ou encore mobilité transfrontalière et innovante. Le suivi du projet de bus à haut niveau de service et les travaux figurent également parmi les priorités affichées.

Cette stabilité politique doit permettre à TeMo Moselle Nord de consolider les actions lancées depuis fin 2023. L’objectif reste clair : faire de la mobilité un véritable levier d’attractivité et de cohésion pour le territoire. La réadhésion de Thionville Fensch Agglomération vient d’ailleurs conforter la dynamique portée par le syndicat, désormais tourné vers la poursuite et l’amplification de ses projets.

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Le Zap : La Maison Heler organise un loto 100% gagnant !

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Au programme du Zap : journées de l’amitié franco-allemande, marché du terroir, mascotte de Sainte-Croix, et un loto à la Maison Heler !

Metz est wunderbar et célèbre l’amitié franco-allemande

Ce 22 janvier on célèbre l’amitié franco-allemande ! Pour l’occasion, la ville de Metz a mis en place l’événement Metz est wunderbar. Du 23 au 25 janvier, de nombreuses animations sont prévues pour l’occasion. Festival de courts-métrages, une soirée musicale au Temple Neuf ou encore une exposition d’art, le week-end organisé par les étudiants du master Management franco-allemand s’annonce chargé !

Un marché du terroir de la Grande région

Une autre manière de célébrer les richesses locales de la France et de l’Allemagne : le marché du terroir de la Grande Région. Avec plus de 40 exposants, cet événement vous permettra de découvrir des produits authentiques et de qualité, le tout dans une ambiance festive. Au programme : dégustation, échange avec les producteurs, jeux et musique allemande. Le marché du terroir c’est ce 25 janvier de 10h à 18h, à Bliiida. 

Quel sera le prénom de la future mascotte du parc de Sainte-Croix ? 

Le parc de Sainte-Croix a besoin d’aide pour choisir le prénom de la future mascotte de la Ferme des Vents ! Les agneaux sont nés il y a quelques semaines déjà, et il est maintenant l’heure de choisir le prénom de l’une d’entre elles. Seules règles à respecter : le prénom doit commencer par la lettre B, et les prénoms humains ne sont pas acceptés. Vous avez jusqu’au 4 février pour trouver. Alors, des idées ? 

La Maison Heler organise un loto 100% gagnant ! 

La Maison Heler vous fait un beau cadeau pour la Saint-Valentin. L’hôtel vous propose de participer au loto de Rose et de Manfred, un loto 100% gagnant ! Seulement 40 tickets, au prix unique de 159€, sont proposés et tous ouvrent la porte à des expériences d’exception à vivre à deux. Des déjeuners, des dîners et même des nuits en chambre ou en suite, les lots peuvent atteindre une valeur de 350€ ! Vous pouvez participer par mail à : reservation@maisonhelermetz.com ! 

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Moselle Info, l’intégrale du 22 janvier 2026

Du lundi au vendredi pendant une heure, Moselle Info vous présente l’actualité de la Moselle. Édition du 22 janvier 2026.

Une édition présentée par Jean Milon.

Partie 1 :

Partie 2 :

Partie 3 :

Jacobelli (RN) : « si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI »

Lors d’une séance mouvementée à l’Assemblée nationale, Laurent Jacobelli (RN) s’est emporté face au banc des LFI. Le Bureau sera saisi.

Ce 22 janvier, une séance de l’Assemblée nationale consacrée à une résolution visant à inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes a tourné à la polémique après les déclarations du député RN de Moselle Laurent Jacobelli. Lors de cet échange houleux dans l’hémicycle, Jacobelli a vivement critiqué les députés LFI en allant jusqu’à déclarer : « Les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI ».

Ces propos, associés à des insinuations selon lesquelles LFI serait proche ou complice de courants islamistes (« vous êtes les suppôts de tout ce qui se fait de pire en terme d’islamisme, de radicalité, de partis de l’étranger »), ont immédiatement suscité une vive réaction des députés de gauche et du centre. Sur les bancs insoumis, les réactions ont été rapides et indignées. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, a dénoncé des propos « inadmissibles » et « calomnieux », tandis que Pierre-Yves Cadalen, député LFI ouvertement homosexuel, a affirmé qu’il ne pouvait tolérer une insinuation selon laquelle son « engagement politique irait à l’encontre de l’égalité humaine ». Plusieurs rappels au règlement et interruptions de séance ont suivi, illustrant l’ampleur du désaccord au sein de l’Assemblée.

La présidence de l’Assemblée a indiqué que le Bureau serait saisi de ces déclarations le 18 février (pour propos islamophobes, homophobes et sexistes), ce qui pourrait conduire à une évaluation institutionnelle ou à des suites disciplinaires. Laurent Jacobelli, connu pour ses prises de paroles musclées à l’assemblée nationale, avait déjà accusé plusieurs adversaires politiques mosellans, dont Charlotte Leduc (LFI) de complaisance avec des mouvements islamistes, ce qui l’avait mené devant les tribunaux. Après une vague d’indignation, notamment à gauche, le député RN a confirmé « maintenir ses propos » : « Je retirerai (mes propos) le jour où vous condamnerez le Hamas, l’Iran et voterez pour l’interdiction du frérisme. C’est-à-dire probablement jamais », écrit-il sur X.

Le vélo : un enjeu majeur des élections municipales à Metz ?

L’Association Metz à Vélo a réalisé un plaidoyer pour les élections municipales 2026 à Metz. Elle espère convaincre les candidats pour développer, sécuriser et apaiser la circulation au sein de l’Euro-métropole.

Ils sont de plus en plus nombreux à monter sur leur vélo pour sillonner les rues messines. Pourtant, certains usagers déplorent encore un manque de sécurité sur les pistes cyclables : « Il y a une amélioration, mais entre les voitures garées sur les pistes et d’autres qui ne nous voient pas… j’ai déjà eu des accidents », affirme Marianne. Malgré une évolution positive remarquée par les cyclistes, le manque de stationnement et de signalisation se fait encore sentir. Si des accidents surviennent régulièrement, les automobilistes ne sont pas les seuls fautifs. Des deux côtés, le respect du code de la route est parfois oublié.

Le sujet est pris au sérieux par l’association Metz à Vélo, soucieuse du développement du cyclisme en ville. En s’appuyant sur une enquête concernant les attentes et les besoins des usagers, ainsi que sur l’étude nationale du « Baromètre vélo 2025 », la vice-présidente Stéphanie Gries a de grandes ambitions : « L’idée est d’atteindre une part modale d’environ 15% comme ce que peut faire une grande commune à l’image de Strasbourg », décrit-elle. Aujourd’hui, 1% seulement des habitants de l’Euro-métropole de Metz utilisent le vélo comme mode de déplacement principal, avec un triplement à 3% visé d’ici 2030. 

Un plaidoyer pour les municipales 

En vue des élections municipales, l’association Metz à Vélo a souhaité exprimer publiquement ses propositions : « Nous avons développé un plaidoyer pour proposer nos solutions aux candidats à la municipalité », explique la présidente Isabelle Della Vedova. Leur étude se structure autour de 5 axes clés : placer la concertation et l’évaluation au cœur de la gouvernance sur les mobilités, augmenter la part modale du vélo avec un réseau Express Vélo, apaiser la circulation pour se déplacer en sécurité, renforcer l’intermodalité pour permettre aux cyclistes de stationner en sécurité, et soutenir l’écosystème local de la filière. 

Environnement, circulation, sécurité… le développement des déplacements à vélo sera certainement un sujet majeur de la campagne des élections municipales 2026.

Arthur Decmann

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« On organisait une campagne de dons » : quand les églises deviennent la cible des voleurs

À Forbach, l’argent destiné au chauffage a été dérobé à deux reprises dans l’église Saint-Rémi. Un acte devenu récurrent au sein des églises.

La serrure a été forcée et le tronc vidé. En l’espace de quinze jours, l’église Saint-Rémi de Forbach a été la cible de deux vols. Même trois fois en moins de 6 mois. Sur les deux tentatives du mois de janvier, les malfaiteurs se sont emparés de l’argent contenu dans le tronc, alors qu’une campagne de dons venait d’être mise en place pour financer le chauffage. Des enveloppes étaient mises à disposition des paroissiens. D’autres fonds étaient destinés aux familles défavorisées.

Face à ces faits répétés, le conseil de fabrique a déposé deux plaintes successives. Depuis, les forces de l’ordre patrouillent régulièrement aux abords du lieu de culte. Après la dégradation de plusieurs vitraux, un survitrage en plastique a également été installé.

Certains membres de la paroisse envisagent désormais l’installation de caméras de surveillance. « On était en train d’organiser une campagne de dons pour le chauffage. Donc s’il faut encore organiser une campagne de dons pour une caméra… » regrette Christian, secrétaire du conseil de fabrique de l’église Saint-Rémi.

Une mesure qui pourrait avoir un effet dissuasif, notamment pour cette église dont les portes restent ouvertes sept jours sur sept pour accueillir les fidèles. Une ouverture permanente qui pose aussi la question de la présence des troncs. « Qu’est-ce qu’on va faire avec les troncs ? » s’interroge Christian avec le prêtre Laurent, « Il faut les enlever pendant que l’église est ouverte. »

Des églises vulnérables face aux cambriolages

Malgré les risques, le choix de maintenir l’église accessible est assumé. « C’est un risque qu’on prend, c’est vrai. Mais il y a quand même pas mal de passages. C’est le bon plan parce qu’on a vu des gens, notamment des jeunes, qui viennent, qui entrent ici, qui prient. C’est un lieu de paix aussi dans un monde qui est difficile. » raconte Laurent, le curé et archiprêtre de Forbach.

Ces faits s’inscrivent dans un contexte plus large de hausse des actes de vandalisme des églises. Selon le ministère de l’Intérieur, les atteintes antichrétiennes ont augmenté de 13 % par rapport à la même période en 2024. La semaine dernière, c’est l’église Sainte-Famille à Metz qui a été visée, avec un carreau brisé. « C’est difficile de qualifier un acte comme celui-là. Ce sont les paroissiens qui nous ont alertés. Malheureusement, ce n’est pas un cas isolé. Depuis deux à trois ans, c’est au moins la quatrième fois. » dénonce un membre du Conseil de fabrique de la Sainte-Famille à Metz

Le montant des réparations s’élève à 1 100 euros. Une plainte va être déposée, notamment pour les besoins de l’assurance. Une augmentation de ces actes qui s’inscrit dans la tendance générale des cambriolages en France. L’an dernier, sur les 42 000 églises que compte le pays, 780 ont été concernées par ces faits.

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Tourisme : la Moselle a pleinement profité de la reprise estivale

Après un léger creux en 2024, la saison touristique 2025 marque un net rebond dans le Grand Est. En Moselle, le tourisme est en hausse, porté notamment par les visiteurs européens, selon les derniers chiffres de l’Insee.

La saison estivale 2025 a souri au tourisme mosellan. D’avril à septembre, la fréquentation progresse nettement, dans la lignée d’un Grand Est redevenu attractif, avec près de 15 millions de nuitées enregistrées à l’échelle régionale. La Moselle figure parmi les départements qui contribuent le plus à cette dynamique, aux côtés du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. À elle seule, elle concentre 15 % des nuitées touristiques du Grand Est.

Les hôtels restent le premier choix des visiteurs, notamment pour des séjours courts. La clientèle étrangère joue un rôle clé dans cette reprise, avec une forte présence de touristes européens. Allemands, Belges et Néerlandais sont particulièrement nombreux à franchir la frontière, attirés par une offre touristique variée et une accessibilité renforcée. Une tendance qui profite directement aux établissements mosellans.

Autre signal positif : le succès de l’hôtellerie de plein air. Les campings de Moselle enregistrent une hausse marquée de leur fréquentation, autour de +14 % sur un an. Un engouement porté à la fois par les résidents et les visiteurs étrangers, notamment sur les emplacements équipés, de plus en plus plébiscités.

Le printemps a été particulièrement dynamique, avec des mois d’avril et de juin très fréquentés. Une bonne nouvelle pour les acteurs du tourisme local, qui voient dans cette saison 2025 un retour durable à des niveaux d’avant-crise sanitaire. En Moselle, la reprise est bien là, et elle semble s’installer.

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Échange de poste entre Fabien di Filippo et Jérôme End ?

Entre députation et mairie, il faudra choisir dans l’arrondissement de Sarrebourg-Château-Salins à la suite des municipales.

C’est une possibilité assez rare en Moselle mais qu’il est possible de voir en 2026 à l’occasion de ces municipales. Rare pour une raison simple : il ne concerne que 9 personnes, nos 9 députés. En effet, chaque député dispose d’un suppléant, une personne appelée à le remplacer en cas d’impossibilité à exercer. 

C’est ce qui fait par exemple que Gérard Terrier, maire PS de Maizières-les-Metz s’est retrouvé député lorsqu’Aurélie Filippetti a été appelée au gouvernement juste après son élection en 2012. Pour ces municipales, un cas concret : Fabien di Filippo a annoncé récemment sa candidature à Sarrebourg. En cas d’élection, il devra donc abandonner son poste de député… sans regret : « J’ai beaucoup aimé les combats dans l’hémicycle, les dossiers où je devais monter au créneau pour défendre mon territoire, mais par contre, en politique, les choses ne sont pas éternelles, il ne faut pas vivre dans le passé. Ce n’est pas la fonction qui compte, c’est la manière dont on la remplit ».

« Au pire, les Vicois garderont leur maire »

S’il devient maire, il laissera sa place – c’est la loi – à son suppléant, Jérôme End, maire de Vic-sur-Seille qui a… lui aussi candidaté pour sa propre succession. Alors, il faudra choisir. Une question qu’il a forcément dans un coin de la tête : « oui, ce sont des choses qu’on pèse, parce qu’on a une responsabilité. On ne s’engage pas pour mentir à ses habitants ou à ses électeurs. Moi, je suis d’abord issu de la proximité du Saulnois, ce sont les habitants de Vic-sur-Seille qui m’ont fait », dit-il, rappelant qu’il y a encore de nombreux dossiers locaux qu’il porte. S’il prendra les décisions « étape par étape », il se dit prêt à « prendre la relève » du député LR. Et de résumer dans un sourire : si Di Filippo prend les clés à Sarrebourg, « les Vicois auront donc leur député au sein du conseil municipal, et au pire ils garderont leur maire ».

En effet, si un député ou un sénateur ne peut pas être maire ou adjoint, comme nous l’avions déjà précisé dans cette chronique, il peut cependant rester conseiller municipal. Le député LR candidat à Sarrebourg est par exemple actuellement dans la majorité municipale. Jérôme End pourrait ainsi éventuellement attendre la fin de la législature pour devenir officiellement maire (en cas de démission de celui désigné par le conseil municipal en 2026). Pour rappel, au moins un autre député mosellan privilégie l’écharpe de maire cette année. En plus de Fabien di Filippo, Pascal Jenft (RN) candidate au niveau local.

Retrouvez la chronique politique tous les mardis sur Moselle TV dans notre journal.

Graoully Mag’ du 22 janvier 2026

Le Graoully Mag’ c’est l’émission dédiée au FC Metz à retrouver tous les lundis et jeudis sur Moselle TV, édition du 22 janvier 2026.

Pour cette nouvelle émission, Emeric Guillaume était entouré de Stéphane Borbiconi, Stéphane Molliens et Arthur Carmier (l’Ami Sports).

Au sommaire :

  • Le FC Metz nomme Benoît Tavenot : est-il l’entraîneur de la situation ?
  • Quelle trace va laisser Stéphane Le Mignan au FC Metz ?

Retrouvez les épisodes précédents du Graoully Mag’ en replay sur Moselle TV

L’amitié franco-allemande à l’honneur à Sarreguemines et Metz

Sarreguemines et Metz célèbrent le lien franco-allemand à travers des projets, des animations culturelles et des moments de partage.

Ce mercredi 22 janvier, la Ville de Sarreguemines a souligné l’importance du partenariat avec l’Allemagne à l’occasion de la Journée de l’Amitié franco-allemande. Cette commémoration, qui fait écho au Traité de l’Élysée signé il y a plus de soixante ans, met en lumière des actions concrètes de coopération transfrontalière. Parmi elles figurent l’éducation bilingue, les festivals culturels qui valorisent les talents des deux côtés de la frontière, le tram-train Sarreguemines-Sarrebruck facilitant la mobilité quotidienne, ainsi que des projets environnementaux et sanitaires conduits avec l’Eurodistrict SaarMoselle. 

À Metz, les Journées de l’amitié franco-allemande – Metz est wunderbar, organisées du 23 au 25 janvier 2026, offrent un programme riche et varié. Les étudiants du Master Management franco-allemand de l’IAE Metz ont orchestré des événements ouverts à tous : projections de courts-métrages franco-allemands, exposition d’art au FAAR, marché du terroir de la Grande Région réunissant artisans et producteurs, ou encore soirée musicale au Temple Neuf et visites guidées bilingues. Ces rencontres culturelles, gratuites pour la majorité des animations, célèbrent la diversité artistique et les échanges culturels entre voisins européens. Retrouvez tout le programme sur le site de la ville. 

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« En France, c’est très compliqué de trouver du travail ! » Intérim au Luxembourg, de réelles opportunités ?

Mardi 20 janvier 2026 s’est tenu le dixième salon de l’intérim spécial Luxembourg, à Yutz (Moselle). Plus de 3 500 postes en intérim y étaient proposés, mais dans quels secteurs espérer décrocher un contrat ?

« Bonjour, c’était pour déposer mon CV », se présente Yamine, s’asseyant à la table d’une agence d’intérim. À 18 ans, ce Français se prépare à découvrir la vie transfrontalière. Pas par choix, mais par dépit.

Titulaire d’un certificat professionnel dans la petite enfance. Yamine cherche à se réorienter dans la logistique. Mais après cinq mois infructueux, le Messin pousse ses recherches jusque de l’autre côté de la frontière.

Avec ses salaires mirobolants, le Luxembourg peut ressembler à un Eldorado. Pourtant, tout n’est pas tout rose pour les transfrontaliers. Suite à de récentes négociations avec le Grand-duché pour améliorer le quotidien de ces travailleurs, une délégation ministérielle française avait déploré « des résultats pas à la hauteur ».

Intérim au Luxembourg, une solution pour les Français ?

Demandeur d’emploi depuis cinq mois, Yamine Ighilameur se désole : « Actuellement en France, c’est très compliqué de trouver du travail. Je pense que, pour tous les Français, ce n’est pas évident. »

Contemplant la foule de candidats français autour de lui, il commente : « Alors c’est pour ça qu’on vient, tout le monde essaie de se déplacer, tout le monde essaie de venir : tout le monde essaie de trouver du travail. »

Ainsi, pour Yamine et les 1 500 Français espérant décrocher un contrat lors du salon de l’intérim de Yutz, mieux vaut connaître l’état actuel de ce marché.

Prendre en compte la saisonnalité des secteurs

Mickael Bodeving, consultant senior pour l’agence Adecco à Luxembourg, éclaire sur les secteurs porteurs du moment : « Le secteur de la restauration a toujours pas mal d’engouement, tous les métiers de service, globalement. De plus en plus, le secteur médical aussi, qui est quand même en pénurie, notamment sur des profils comme les aides-soignants ou les infirmiers. Il y a un vrai, vrai besoin sur Luxembourg. »

Dans un stand voisin, Nathan D’Aversi, consultant pour Randstad à Esch-sur-Alzette, met en avant la prise en compte de la saisonnalité : « Le domaine de la logistique connaît un petit creux sur les mois de janvier-février, avec un départ à partir du mois de mars. Dans le domaine de la production, je sais que mes collègues ont régulièrement de la demande. Eux, c’était l’inverse : sur la fin de l’année, c’était très calme pendant les fêtes, puis il y a eu une reprise directe sur la première semaine de janvier. »

Des contrats qui peuvent évoluer en CDD ou en CDI

Historiquement, le secteur du BTP au Luxembourg recrutait à tour de bras en intérim. Suite à la crise du bâtiment au Grand-duché, il y a une reprise d’activité cette année.

Pour Marc Lebrun, président de la FEDIL Employment Services (F.E.S.), cette reprise d’activité s’accompagne d’une nouvelle demande d’intérimaires : « Et donc forcément, les gens qui étaient dans ce secteur-là [lors de la crise] ont décidé de se tourner vers d’autres secteurs d’activité. Puis, quand l’activité repart, on est obligés de trouver de nouveaux talents. »

En 2025, plus de 1 800 intérimaires ont signé un CDD ou un CDI au Luxembourg en passant par l’une des agences membres de la F.E.S., fédération organisatrice de ce salon.