Les élections approchent et les candidats se multiplient. Certaines villes semblent bien pourvues, d’autres un peu moins…
À moins de trois mois des élections municipales, les déclarations de candidatures se multiplient progressivement en Moselle, avec des dynamiques très contrastées selon les territoires. Comme chaque année, la période des fêtes de fin d’année constitue un moment privilégié pour officialiser une candidature via des voeux sur les réseaux, annoncer un retrait ou, au contraire, temporiser encore quelques semaines avant d’entrer pleinement en campagne. 2026 ne fait pas exception à la règle.
Clouange : bataille judiciaire pendant la campagne
Dans certaines communes, les choses sont déjà bien engagées. À Clouange, par exemple, Stéphane Boltz ne briguera pas un troisième mandat. Une décision rappelée lors des vœux par Lucas Lopes, tête de liste d’opposition, qui espère lui succéder. Plus jeune candidat de Moselle en 2020 à seulement 18 ans, il a salué l’engagement du maire sortant tout en appelant à « créer un nouveau départ » et à « remettre de la concorde et de l’harmonie entre élus, commerçants, associations et habitants ».
Mais la liste « Passionnément Clouange » ne sera pas seule en lice. Le 4ᵉ adjoint, Clément Deriu, est également candidat avec « S’engager pour Clouange ». Membre de l’équipe municipale actuelle, il a porté plainte en diffamation contre Annarita Toscani de Gregorio, 5ᵉ adjointe, elle aussi candidate avec la liste « Un nouvel élan pour Clouange ». La campagne s’annonce donc particulièrement animée dans cette commune de 3 800 habitants de la vallée de l’Orne.
Florange : une liste en moins ?
À Florange, l’opposition connaît également des remous. Durant les fêtes, un rebondissement est venu redistribuer les cartes : après notre article sur le retrait d’Anthony Winkel comme tête de liste face à Rémy Dick et Philippe Tarillon, sa colistière Michèle Bey nous a confirmé qu’elle n’était plus candidate pour 2026, ni sur aucune liste. Le troisième colistier, Seyyd-Mohamed Baka, ne semble pas non plus disposé à reprendre la tête du « Pacte florangeois ».
L’objectif initial de cette liste étant une alliance avec Philippe Tarillon face à Rémy Dick, et cette hypothèse ayant été écartée, le Pacte ne semble plus avoir de raison d’exister. Selon nos informations, tout comme l’ancien maire PS, le maire (LR) actuel n’aurait pas davantage souhaité d’alliance. Faute de chef de file, le scrutin devrait donc se jouer à deux.
Amnéville : 4 listes pour la commune ?
À Amnéville, Grégoire Laloux (RN) poursuit sa campagne axée sur la proximité et la sécurité. Sa candidature était connue depuis son départ du conseil municipal de Metz. Le maire sortant, Éric Munier (DVC), devrait quant à lui se représenter, notamment face à un conseil municipal profondément divisé. En 2026, Emmanuel Holtz, actuel adjoint ayant rendu sa délégation, sera également candidat, accompagné de Danielle Calcari-Jean. Tous deux siègent sur une liste indépendante, tout comme trois autres anciens membres de la majorité. Enfin, Xavier Dieudonné, déjà candidat malheureux à deux reprises, devrait lui aussi se relancer.
Et s’il n’y a aucun candidat ?
À l’inverse, certaines communes peinent à voir émerger des candidats. À Lesse, Benoît Tiaphat a annoncé lors de ses vœux qu’il ne souhaitait pas poursuivre son mandat. À ce stade, aucun successeur ne s’est déclaré, comme à Hauconcourt, où Philippe Wagner a annoncé hier son retrait après six mandats.
Que se passe-t-il lorsqu’aucun candidat ne se présente dans une commune ? Le cas existe et pourrait se multiplier, dans un contexte de lassitude croissante vis-à-vis de la vie politique locale. Le Code général des collectivités territoriales prévoit alors la mise en place, dans les huit jours, d’une délégation spéciale nommée par le préfet. Composée de trois à sept membres selon la taille de la commune, elle est chargée de gérer les affaires courantes jusqu’à l’organisation d’élections partielles dans un délai de trois mois. À défaut de solution durable, une fusion ou une annexion par une commune voisine peut être envisagée.
En 2020, plus d’une centaine de communes, majoritairement de moins de 1 000 habitants, n’avaient enregistré aucun candidat au premier tour, dont trois en Moselle. À Berviller, la maire avait accepté de rempiler deux ans à contrecœur avant de démissionner. Depuis, la commune est administrée par Laurine Gillot, devenue la plus jeune maire de Moselle.




