Après les propos du maire de Metz sur les dégradations survenues dans deux établissements scolaires, les élus de La France insoumise dénoncent des accusations « diffamatoires ». Une prise de position qui suscite également la réaction du groupe municipal RN-UDR, qui réclame une sanction contre Charlotte Leduc.
La tension monte entre la majorité municipale et l’opposition messine. Dans un communiqué publié le 3 octobre, les élus de La France insoumise Charlotte Leduc, Jean-François Secondé et Barbara Bernardi répondent aux déclarations de François Grosdidier, tenues sur Franceinfo le matin du 3 octobre. Dans cette interview, le maire de Metz avait notamment accusé des élus LFI d’encourager les exactions commises lors des mobilisations lycéennes, après les incendies du collège Rabelais à Metz et du lycée Léonard-de-Vinci à Montigny-lès-Metz.
Les Insoumis dénoncent des propos « extrêmement graves » et « diffamatoires » et rappellent leur soutien aux revendications des lycéens, notamment sur le manque de personnels et l’état des établissements. Ils condamnent toutefois fermement les dégradations, estimant que les auteurs et les circonstances restent à déterminer par l’enquête.
Une position vivement critiquée par le groupe municipal RN-UDR. Dans un communiqué publié le 4 octobre, Étienne Anstett accuse Charlotte Leduc d’avoir « instrumentalisé » la jeunesse et réclame une sanction en conseil municipal. Il souhaite également que le devoir d’exemplarité des élus soit inscrit à l’ordre du jour de la prochaine séance.
Pour rappel, à ce stade aucune informations concernant les circonstances et les auteurs de ces incendies ne sont encore connues. Une enquête est en cours.
Retrouvez toute l’actualité de votre territoire du lundi au vendredi à 18 h sur Moselle Info.


