Parmi les points à l’ordre du jour du conseil municipal de Metz : le Marathon de Metz, l’Euro-Métropole, et les travaux pour le Mettis C.
On lui avait reproché deux choses : de ne pas avoir les compétences pour organiser le marathon de Metz, et de ne pas être dans les clous pour sa dénomination. Pas grave, en décembre, le conseil métropolitain avait approuvé deux points à l’ordre du jour. D’un côté, la modification de ses statuts pour reprendre la compétence « événements sportifs d’intérêt métropolitain » et ainsi faire taire les critiques et le tribunal administratif qui avait demandé une mise en conformité pour l’édition 2026. De l’autre, le changement de nom en Euro-métropole de Metz – un tiret faisant toute la différence – pour répondre à nouveau au tribunal administratif qui avait donné raison au préfet, désireux de faire interdire le titre autoproclamé d’Eurométropole pour la région messine.
« Combien cela va-t-il coûter ? »
Au conseil municipal, le maire a mis aux voix ces deux changements de la métropole, et a rappelé que « l’organisation d’un marathon sur plusieurs communes de la métropole » ferait d’office partie de la définition de « l’intérêt métropolitain » pour un événement sportif. Réaction outrée de l’opposition. « Sur la dénomination, c’est une lubie couteuse et inutile. Combien d’argent public gaspillé ? » demande Jérémy Roques, candidat à la mairie et chef de file de l’opposition de gauche. « On touche le fond, vous profitez d’un changement de préfet pour entériner une nouvelle variante… combien cela va-t-il coûter ? », rajoute Françoise Grolet du RN. « La communication la moins coûteuse c’est celle portée par le nom ! (…) Par contre il y a un énorme bénéfice d’image », balaye le maire qui défend le nom et dénonce ceux « qui sont contre, contre l’identité européenne de Metz ».
Dans les faits, ce ne sont que les documents juridiques qui doivent être changés, le nom d’Eurométropole étant une dénomination commerciale et publicitaire. « Au pire, cela coûtera le prix de quelques autocollants à coller sur les logos », sourit le maire actuel. « Les autres régions et pays de la Grande Région n’ont pas eu besoin de changer de nom pour prouver qu’ils sont Européens » estime l’opposition. Le point est adopté moins deux voix et l’abstention des groupe Unis et RN. Pour le reste, « l’échelle métropolitaine est la bonne mais il ne faut pas s’arrêter au marathon, les autres grandes événements doivent devenir métropolitains » demande Roques, qui veut l’étendre aussi les équipements sportifs ou les institutions culturelles. Point adopté à l’unanimité moins les abstentions RN.
Des avancées sur la ligne C
A noter que ce conseil, toujours en cours, verra aussi le vote de plusieurs cessions de parcelles communales au profit de la métropole, rue du Général Franiatte à Montigny-lès-Metz, permettant ainsi de débloquer la suite des constructions pour la ligne de Mettis C. Depuis plusieurs mois, le maire espérait obtenir le foncier nécéssaire pour entamer la phase centrale du chantier, qui se termine du côté de Marly et qui a déjà bien avancé sur son tronçon centre-Roi George.
Au dernier conseil, des parcelles de la rue du XXe Corps américain à Metz et de la rue Franiatte ont été cédées, permettant notamment de prévoir la construction devant la MJC Metz-Sud d’un parking de 13 places pour compenser la perte de stationnement le long de la rue. Le conseil vote aussi la cession d’une parcelle au sud du site du site de Ranconval, un espace vert de 3000 m² désaffecté suite au départ du SDIS, rétrocédée à la SAREMM par la ville dans le cadre de l’aménagement du site par l’Eurométropole dans son projet d’éco-quartier et de terminus futur de la ligne C. L’actuel gymnase et la tour de logements seront conservés et réhabilités tandis que la tour de séchage pourrait être conservée.



