Deux associations laïques, dont l’Ufal de Moselle, avaient déposé un recours dénonçant l’utilisation de 250 000 euros d’argent public pour la venue du pape à Metz.
François Grosdidier, maire de Metz, se « réjouis de la décision rendue ce jour par le tribunal administratif ». Ce dernier rejette en effet le recours qui avait été déposé par l’Ufal (Union des Familles Laïques) de Moselle suite à la venue du pape Léon XIV à Metz le 28 septembre prochain. Lors de sa conférence de rentrée, il estimait qu’il était « visé par des attaques dérisoires d’individus isolés », dénonçant sans le dire son président, avec qui il avait déjà eu des griefs autour de la mosquée de Metz.
L’UFAL avait déposé un recours contre l’inscription au budget de crédits supplémentaires par le conseil municipal (250 000 euros) ce qui avait déjà provoqué des critiques et des controverses avec l’opposition. Le tribunal administratif n’a rien trouvé à redire sur cette décision. « Il reconnaît que les moyens déployés répondent avant tout à des impératifs d’intérêt général, de sécurité publique et du bon déroulement de cet événement historique ».
« Des individus minoritaires »
François Grosdidier rappelle, comme l’a fait aussi Patrick Weiten, président du Département ces derniers jours, que la venue du pape en Moselle ne sera pas qu’un événement religieux mais aussi « d’envergure internationale susceptible de rassembler près de 100 000 personnes ». De nombreux invités religieux mais aussi politiques sont attendus durant ce déplacement. L’enveloppe budgétaire prévoit notamment des écrans géants, répartis sur plusieurs sites.
« Je ne peux que regretter que des individus minoritaires confondant la laïcité avec l’hostilité à l’encontre des religions se soient crus obligés d’être des éléments de discorde dans la perspective de cet événement célébrant la concorde », termine le maire. En plus de l’Ufal, l’association Les Profanes avait attaqué la mairie en justice.
Photo © Alberto PIZZOLI / AFP


