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Incendies volontaires à Metz-Vallières : les habitants s’inquiètent 

En l’espace d’un mois, cinq incendies de haies se sont déclenchés dans le quartier de Metz-Vallières. Des flammes à proximité d’habitations, suscitant une vive inquiétude parmi les riverains.

«  Le feu a commencé en bas et s’est arrêté au niveau de ma terrasse, on a eu de la chance dans notre malheur », confirme Khalil, chez qui le feu a frôlé la toiture. Il a été réveillé en sursaut par les flammes. Accompagnée de sa femme et de leurs deux enfants en bas âge, il a fui les flammes pour mettre sa famille à l’abri. Dans ce quartier de Metz-Vallières, cinq haies ont été incendiées le mois dernier, et davantage les années précédentes. Pour lui, c’est l’incompréhension qui domine. « La crainte c’est qu’un jour il y ait un drame, souligne-t-il, qu’une maison brûle avec des personnes dedans ». 

Des victimes traumatisées 

Au-delà des dégâts matériels, les séquelles psychologiques sont lourdes. À quelques mètres de là, une femme a été victime de deux incendies, à quelques mois d’intervalle. Encore sous le choc, elle n’a pas souhaité remuer le traumatisme. Cauchemars, hypervigilance et anxiété, une autre riveraine a vu son jardin partir en fumée. Sur le sol, une balle de basket carbonisée, un pot de fleurs fondu et un parasol troué. Elle a préféré rester anonyme, par peur des représailles et d’un nouvel incendie, mais s’est quand-même exprimée devant notre caméra. 

« Je suis partie deux jours de chez moi pour ne plus voir le paysage de désolations, raconte-t-elle, la nuit dernière j’ai eu un premier rêve traumatique, dans lequel je brûlais, tout simplement. » Avec les auteurs des faits toujours dans la nature, difficile de dormir pour cette femme. Chaque bruit dans le quartier est devenu un potentiel danger. 

Un voisinage aux aguets 

Une inquiétude largement partagée par des voisins désormais aux aguets. La plupart ont fait installer des caméras de surveillance. Depuis ces incendies, tous redoublent de vigilance. « On est sur le qui-vive, on ne peut plus aller dormir avant 3h du matin », déplore une voisine qui a été témoin d’un incendie, juste à côté de chez elle. « On se méfie de tout et de tout le monde, c’est clair qu’on est pas tranquille », continue une autre riveraine. Entre eux, les habitants du quartier restent solidaires, et partagent leurs expériences. 

Face à cette série d’incendies, la Ville annonce aussi un renforcement de la vigilance et travaille avec les forces de l’ordre pour rassurer les habitants. Après des dizaines de courriers recommandés envoyés par les riverains et un « coup de gueule » publié sur les réseaux sociaux, François Grosdidier assure faire le nécessaire. «  Le maillage de caméra de vidéoprotection ne peut pas couvrir tout le quartier. C’est pourquoi nous nous sommes équipés d’une caméra nomade, désormais utilisée dans le quartier, en même temps que nous intensifions les patrouilles de la Police Municipale, peut-on lire dans une publication sur Facebook, nous n’accepterons aucune excuse pour ce(s) criminel(s) qui met en danger nos concitoyens avec le risque réel de contagion de l’incendie des arbustes aux maisons. »

Une enquête est ouverte pour faire toute la lumière sur ces incendies. Si leur caractère volontaire semble confirmé, les auteurs s’exposent à de lourdes sanctions pénales : 150 000 euros d’amende et dix ans d’emprisonnement. 

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