Sans grande surprise, François Grosdidier est réélu maire de Metz pour un nouveau mandat, mais le paysage politique messin est bouleversé à l’issue de ces municipales.
Sa victoire ne sera pas une surprise tant il avait survolé le premier tour, en améliorant son score très nettement depuis la dernière élection. Mais c’est un soulagement pour la droite messine qui espérait ne pas voir une percée du RN ou une remontée de la gauche entre les deux tours. Finalement, avec 50,6% des voix, soit 5 points de plus qu’en 2020, François Grosdidier a été reconduit à la tête de la mairie de Metz. Une victoire qui lui permet de repartir pour un nouveau mandat de sept ans, dans la continuité de son action engagée lors du premier mandat, une continuité sur les sujets de la sécurité, de la transition écologique ou de la revitalisation économique, et qui était au cœur de sa campagne et de notre débat.
Seule ombre au tableau pour le maire sortant et réélu, face à lui, ce sera finalement une opposition d’extrême-droite et non la gauche, divisée depuis le début de la campagne, et dont le rassemblement partiel entre les deux tours n’a pas suffit à relancer une dynamique. Dans ce second tour, Etienne Anstett, le candidat du RN, a ainsi fait un score historique (15.63% en 2014) pour le parti dans la capitale mosellane, réputée imprenable. Avec 17,6% des voix, il récupère une partie des sièges de la gauche, fracturée. Le PS de Bertrand Mertz termine à 14,4% et l’alliance écolo-communiste / LFI de Charlotte Leduc et Jérémy Roques à 17,4%.
François Grosdidier, 65 ans, ancien maire de Woippy, sénateur et député français, est aussi président de l’Euro-métropole de Metz et de la fédération des maires de Moselle.
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