Le Metz Veggie Festival, accueilli par la guinguette des Frigos le week-end du 18 juillet 2026, a invité les Mosellans à se questionner sur leur alimentation.
À Metz (Moselle), devant la guinguette des Frigos, impossible d’échapper à Daniele, tracts du Parti animaliste à la main. Si le militant questionne les passants sur leur alimentation. C’est parce que dimanche 19 juillet, dans la guinguette alternative, on accueille la seconde édition du Metz Veggie Festival.
À la carte du festival, acras à la truffe ou colombo de légumes. Végétarienne depuis huit ans, Myrtille profite de ce moment. « Ce qui a fait que je suis restée végétarienne, c’était vraiment le côté souffrance animale », confie la vingtenaire.
Elle développe : « Petit à petit, ça s’est de plus en plus politisé, au niveau écologique. Le dernier point, c’est plus philosophique. Qu’est-ce que je peux, moi, apporter en tant que personne aux animaux ? Et qu’est-ce que je peux arrêter de leur prendre aussi ? »
Une évolution positive de la réception du grand public
Selon une étude commandée par la société de livraison de repas Deliveroo, comme Myrtille, les Français seraient de plus en plus friands des options végétariennes dans leurs enseignes préférées.
« On voit une évolution assez positive là-dessus », confirme Johann Cosic, président de l’association Veggie Festival, « quand vous avez des restos gastronomiques qui ont une transition totale et qui passent au végétarisme, voire au véganisme, c’est hyper positif ».
Il pondère cependant : « Il y a quand même un tabou sur la consommation de viande en France. C’est quelque chose qui est très ancré, qui fait partie de notre patrimoine gastronomique et culturel. Donc ce n’est pas toujours évident, ça c’est sûr. »
À Metz aussi, le marché du végé est en pleine expansion
À quelques centaines de mètres, dans le centre-ville messin, le sujet fait débat. Signe cependant d’une transition alimentaire, dans le restaurant végé Verdura, la clientèle se diversifie. 70% des clients ne sont ni vegan, ni végétarien.
Un créneau à saisir, pour les professionnels de l’alimentation végétale. Selon un institut de référence, en 2025, les Français ont consommé 250 millions d’unités d’alternatives végétales, soit une hausse de 14 % par rapport à 2024.




