Le texte visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans est étudié dès ce lundi à l’Assemblée nationale.
Les jeunes de moins de 15 ans vont-ils finalement arrêter de scroller ? Ce lundi 26 janvier, un projet de loi gouvernemental et deux propositions de loi visant à réformer les conditions d’accès aux réseaux sociaux, notamment pour les mineurs de moins de 15 ans, arrivent en débat à l’Assemblée nationale. Si le texte est voté par les députés, les jeunes ne pourront plus accéder à certaines plateformes comme TikTok ou Instagram.
Objectif : protéger les mineurs des risques auxquels les exposent les réseaux sociaux, plus particulièrement les plateformes de partage de vidéos. Une liste de réseaux sera établie par un décret.
Une proposition de loi, qui va de paire avec celle visant à interdire les téléphones portables dans l’enceinte des lycées, à partir de septembre 2026. Alors que les collégiens et les écoliers ont déjà perdu ce droit, les lycéens pourraient bientôt faire partie de la boucle. Inadaptées et inapplicables pour certains, nécessaires et protectrices pour d’autres, ces propositions de loi font débat, et pas seulement chez les députés.
Vérifier l’âge, et donc l’identité
Après les sites pornographiques, serait-ce donc au tour des réseaux sociaux de contrôler l’identité ? Une manière de faire qui interroge, et qui dérange les détracteurs de la proposition de loi. Identifier les mineurs implique de contrôler l’âge, et donc les papiers d’identité. Et les papiers de tous les utilisateurs de ces réseaux.
Pour les opposants, difficile d’assurer un équilibre entre la protection des enfants et la sécurité des données des utilisateurs. Pour les sites pornographiques, la vérification fonctionne selon le principe de double anonymat. Le contrôle des données est assuré par une service tiers, qui transmet uniquement une preuve d’âge à la plateforme. Cette méthode pourrait s’appliquer aux réseaux sociaux, et fait partie des solutions envisagées par les autorités.
Si le texte est voté, il entrera en vigueur à partir du 1er septembre 2026. Verdict cet après-midi.
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