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Metz : le collège Rabelais, incendié, a rouvert ses portes ce lundi

Malgré la gravité des faits, les cours ont bien repris ce lundi matin au collège François Rabelais de Metz. Non pas à 8h mais à 9h. En effet, le préau ainsi que les sanitaires ont pris feu dans la soirée du vendredi 2 octobre. Sur place, les pompiers ont rapidement pu maîtriser le feu. Ce matin, les collégiens ainsi que les habitants du quartier du Sablon, d’ordinaire calme, ont repris leurs habitudes, entre tristesse et stupéfaction.

Le feu serait parti de deux voitures pour embraser le préau ainsi que les sanitaires de la cour du collège. Plusieurs habitants sont venus constater l’ampleur des dégâts. Voilà 76 ans que Michèle et Florence Schermann habitent le quartier. Ce collège était le leur “il était coupé en deux, d’un côté la partie pour les filles et de l’autre pour les garçons. Ça nous fend le coeur” son mari ajoute même “c’est honteux”. Surtout qu’eux, l’histoire de ce lieu, ils la connaissent bien. “L’intérieur est magnifique. Le bâtiment date de 1912, il a été rénové dans les années 1930 puisque l’école a été bombardée.” Le couple croise Francis Laurent, un voisin. “Ça a été mon école primaire d’abord et ensuite mon collège. Ça fait mal au cœur parce que c’est un lieu de connaissances, d’éducation, mais là c’est de la violence gratuite.” Géraldine vient exceptionnellement chercher son fils à la sortie du collège “C’est triste, c’est vraiment triste. Je ne l’ai pas mis à la cantine aujourd’hui.” D’ordinaire elle laisse son garçon aller et venir seul, la maison n’est pas loin, mais là, elle préférait être avec lui. Ce matin, son fils ne semblait pas trop inquiet par les évènements “mais moi, en tant qu’adulte, je me rends compte de la gravité des faits” poursuit-elle. 

Metz : le collège Rabelais, incendié, a rouvert ses portes ce lundi
Metz : le collège Rabelais, incendié, a rouvert ses portes ce lundi

Une ambiance tendue au collège François Rabelais 

A 11h, plusieurs dizaines de collégiens sortent. Tous regardent leur préau, calciné.

“Il y avait mes vestes dans mes casiers, elles ont été brûlées” 

affirme ce collégien attristé, et sa voisine ajoute : “j’étais un peu choquée parce que je ne pensais pas qu’on allait s’attaquer au collège.” Dès le début des cours, ces collégiens ont pu parler de l’évènement avec leur professeur. Une cellule psychologique a été ouverte. 

Tous font état d’une ambiance tendue. Les contrôles des sacs et des identités étaient accrus ce lundi. Autre changement, les sanitaires. Les toilettes ayant brûlé, le département a installé ce matin plusieurs toilettes de chantier. La métropole s’occupe elle de collecter les déchets. Le portail doit également être réparé et le réseau informatique de l’établissement aurait été touché. Une question sur les lèvres de certains collégiens :

“pourquoi s’attaquer à notre collège ?” 

“L’enquête déterminera s’il existe un lien entre les manifestations pseudo-lycéennes et cet incendie”

Le maire (DVD) de Metz, François Grodidier se pose la même question : “On ne comprend pas pourquoi ce collège qui a été rénové récemment, et qui est bien entretenu par le département a été visé.” Il poursuit : 

“l’enquête déterminera s’il existe un lien entre les manifestations pseudo-lycéennes et cet incendie ou si quelqu’un a profité de l’opportunité du contexte tendu pour incendier.”

Un incendie qui vient s’ajouter à d’autres faits d’une “violence inouïe” selon l’édile messin : “il y a eu l’incendie du lycée Léonard de Vinci à Montigny-les-Messes, l’incendie des conteneurs à déchets, la destruction des abribus… Les enquêtes sont en cours sur toutes les dégradations de l’espace public. Nous utilisons toutes les images de vidéoprotection pour essayer de confondre les coupables, d’engager leurs responsabilités et celles de leurs parents s’ils sont mineurs.”

Selon le parquet de Metz l’acte volontaire demeure l’hypothèse privilégiée. Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire.

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