Ce sera la 5e liste de la gauche à Metz pour ces municipales. Gaël Diaferia et Celia Lejal vont représenter le NPA-Révolutionnaires.
La campagne des élections municipales de mars prochain à Metz continue de s’étoffer. Une 7e liste officielle vient d’être annoncée : celle du NPA-Révolutionnaires, parti qui avait fait scission avec l’autre mouvance NPA afin de s’opposer au soutien des LFI. Pour le mouvement, ce sera la première candidature dans la capitale mosellane, mais surtout une 5e liste de gauche après LFI, les Ecologistes, le PS et Lutte Ouvrière. « Nous aurions voulu faire un front ouvrier avec eux, mais ils n’ont pas souhaité s’allier pour l’instant », précise la tête de liste, Gaël Diaferia.
Ce militant syndicaliste et agent territorial de 45 ans sera accompagné de Célia Lejal, 26 ans, étudiante-salariée. Même si les deux se disent « inconnus politiquement », ils ont représenté l’ancien parti NPA aux législatives de 2024 dans Metz-1 et Metz-3, où ils avaient chacun recueilli moins de 1 % des suffrages. « Vous le savez, nous le savons, nous ne serons pas au second tour de ces municipales ». La candidature est donc plus une façon de peser sur le débat public et surtout « pour que ceux qui mettent un bulletin dans l’urne se reconnaissent » dit la tête de liste. Qui ? Les travailleurs, les ouvriers, « ceux qui font tourner la société, les hôpitaux, les écoles, les transports, ce sont ceux qui devraient décider les choix politiques », précise la candidate.
« Un vote ne va pas tout changer »
Les têtes de liste le revendiquent clairement : une voix pour le NPA-Révolutionnaires est un pas de plus vers « la lutte et la révolution ». « Ce n’est pas un bulletin de vote qui va tout changer, mais les grandes luttes, les grandes révoltes, les grèves ». La base programmatique s’inspire du national et de l’international car « les questions locales découlent de ça » : le capitalisme et l’impérialisme « qui massacre les populations pour enrichir les bourgeois » en premier lieu. Diaferia énumère des exemples : réquisition des logements vides, gratuité des transports, renforcement des services publics en supprimant les subventions aux entreprises… Economiquement, « le problème doit être pris à l’envers : on part de la base, les travailleurs. Et ensuite on va chercher l’argent où il se trouve pour assurer les besoins : se nourrir, se loger, avoir un revenu décent » explique le candidat. Et pour cela, s’en prendre aux capitalistes « qui dirigent le monde ».
Célia Lejal complète : « l’argent qui servirait pour financer les services publics existe aujourd’hui mais il n’est pas entre les mains des travailleurs ». Et pour s’en emparer, « nous sommes prêt à aller au combat ». Le programme « ne fera aucune promesse, on le laisse aux bonimenteurs de tous bords ». Gaël Diaferia le confirme : aucune voix n’ira au RN ni à Grosdidier, et pas plus à la gauche. « Rien que sur le plan sécuritaire, ils sont dans la démagogie, ni la liste de Roques ni celle de Leduc n’est contre les caméras alors que nous voulons les démanteler ». Quand au PS, « la municipalité de Gros a fait la même chose que celle de Grosdidier mais en moins pire, on n’a pas vu la différence ». Avec les listes de Mendes et du RN, et celle du maire sortant prochainement, il y aura donc bien 8 candidats à Metz cette année.



