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ArcellorMittal réfléchit à délocaliser certaines activités

Engagé depuis 2025 dans un plan de transformation de ses fonctions support, ArcelorMittal réfléchit à la délocalisation vers l’Inde ou encore la Pologne et la création de centres de services partagés. Sur l’ensemble du pays, on parle d’une suppression de 1 650 postes.

Depuis février 2025, la direction mène un processus d’information et de consultation. L’entreprise affirme vouloir poursuivre cette transformation. L’objectif affiché est l’optimisation des services support, c’est-à-dire les emplois administratifs comme les chargés de commandes ou les gestionnaires de paie. ArcelorMittal s’appuie sur les transferts d’activités déjà réalisés ces dernières années.

Une nouvelle étape a été présentée le 28 janvier 2026. Elle a été annoncée au Comité européen. Cette phase étend le projet à l’ensemble des entités d’ArcelorMittal Europe.
Certaines n’étaient pas concernées par le périmètre initial.

ArcelorMittal Europe souhaite réaffirmer que la création d’un centre de services en Inde et le développement du centre d’excellence en Pologne contribueront à bâtir un modèle économique durable, en alignant les performances de l’entreprise sur celles d’autres grands groupes

Dans ce cadre, l’entreprise a procédé à une première évaluation. Elle a porté sur les postes jugés potentiellement transférables. Au total, 5 600 salariés sont concernés à l’échelle européenne.

Le groupe annonce qu’il est « important de noter qu’il ne s’agit absolument pas de transférer 5 600 emplois vers les centres de services partagés en Pologne et/ou en Inde. Ce n’est qu’une fois l’analyse menée entité par entité que l’entreprise sera en mesure de définir un nombre potentiel de transferts »

En Moselle, où ArcelorMittal reste un acteur industriel majeur, ces annonces sont suivies avec attention. Les représentants du personnel s’interrogent sur les conséquences locales.
Le dialogue social se poursuit dans un contexte de réorganisation à l’échelle européenne. Stéphane Micciche, 48 ans, travaille sur le site de Gandrange en tant que lamineur depuis 2004, il partage son inquiétude.

On est que de la poussière face à un groupe pareil. L’issue c’est la même pour tout le monde, ça sent mauvais, tout le monde est inquiet. On avance semaine après semaine.

Les sites d’Uckange, Gandrange et Maizières-Lès-Metz seraient concernés.

Plus d’informations à suivre.


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Élisa Wittische
Élisa Wittische
Journaliste Reporter d'Images. Présentatrice de l'émission "Entre Nous".

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