Trois surveillants de la maison d’arrêt de Metz devaient comparaître devant le tribunal correctionnel. Le procès est renvoyé. Les faits remontent à 2017 et 2018. Ils portent sur des violences entre détenus au sein de l’établissement de Metz-Queuleu.
Les trois gardiens, âgés de 42 à 52 ans, sont poursuivis pour complicité. Quatre détenus sont également jugés. Ils ont entre 29 et 54 ans. Ils comparaissent pour des violences aggravées.
Selon l’enquête, des détenus auraient frappé d’autres prisonniers. Les victimes étaient réputées condamnées pour des infractions sexuelles. Les faits se seraient déroulés à plusieurs reprises dans l’enceinte de la prison messine. Il leur est reproché d’avoir ouvert des portes. Certaines permettaient l’accès à des coursives ou à des cellules.
D’autres auraient laissé agir des détenus venant d’étages différents. Le tout dans un contexte de connivence sur le traitement réservé à ces prisonniers. Toutefois,
L’information judiciaire n’a pas suffisamment permis d’établir que la complicité des surveillants mis en examen ait pu consister dans des instructions données à des personnes détenues de commettre des violences sur d’autres personnes détenues
Précise l’ordonnance de renvoi
Toujours selon le dossier, les gardiens n’auraient pas protégé les victimes. Ils ne seraient pas intervenus pendant les violences. Ils ne les auraient pas prises en charge médicalement. Aucun rapport n’aurait été rédigé après les faits. Neuf plaintes avaient été déposées à l’origine. Six parties civiles ont finalement été retenues.
L’un de leurs avocats, Thomas Hellenbrand, a réagi en août 2025. Il s’est dit choqué par la durée de la procédure. Le procès intervient près de dix ans après les faits.
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