En Moselle, les suspensions immédiates du permis de conduire sont en hausse en 2025. Avec plus de 3 000 retraits administratifs, les conduites sous stupéfiants deviennent la première cause de sanction, devant l’alcool.
En 2025, 3 004 suspensions administratives du permis de conduire ont été enregistrées en Moselle par le pôle départemental des droits à conduire, contre 2 943 en 2024. Dans 90 % des cas, ces suspensions concernent des hommes (2 716 hommes pour 288 femmes), principalement âgés de 18 à 25 ans et résidant majoritairement en zone rurale (68% des cas).
Les conduites sous stupéfiants en forte progression
Les suspensions du permis de conduire sont, en 2025, principalement liées à des infractions impliquant la consommation de stupéfiants. Sur l’ensemble des retraits prononcés, 1 281 faisaient suite à une consommation de drogues, un chiffre légèrement inférieur à celui de 2024 (1 300), mais supérieur aux suspensions liées à l’alcool (1 138, contre 1 001 l’année précédente). Résultat, pour la première fois en 2025, le nombre de suspensions liées à l’usage de stupéfiants a dépassé celles prononcées pour consommation d’alcool. Les excès de vitesse supérieurs à 40 km/h ont entraîné 640 suspensions, tandis que les refus d’obtempérer et l’usage du téléphone tenu en main, en lien avec une autre infraction, ont chacun conduit à 68 retraits de permis.
Le permis de conduire désormais suspendu plus longtemps
Face à ce constat, le préfet de la Moselle, Pascal Bolot, a décidé de durcir les sanctions. La durée de suspension administrative encourue en cas de conduite sous stupéfiants a été allongée de deux mois, passant de quatre à six mois. Cette mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2026, avec pour objectif de renforcer la prévention et la sécurité routière.
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