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« Vouloir tout de suite un rendu professionnel » : pourquoi les créateurs de podcasts louent des studios

Face à l’explosion des podcasts, amateurs et professionnels investissent les studios pour garantir un rendu de qualité. Un marché en plein essor, porté par des créateurs toujours plus exigeants et un public au rendez-vous.

Ces deux étudiantes enregistrent aujourd’hui leur tout premier podcast. « Coucou Lisa, ça va ? On se retrouve pour ce premier épisode qu’on a tant attendu. » Encore amatrices, elles ont choisi de louer ce studio pendant leur temps libre. Pour elles, l’objectif est simple : se lancer et voir où l’aventure les mène. « Pourquoi pas plus loin, le but c’est, là on se pose même pas la question, c’est vraiment on se lance, on voit où ça nous mène et… C’est pour ça que ce genre de studio c’est vraiment très très pratique parce qu’on a juste à venir et les gens pour nous aider parce qu’on s’y connaît pas forcément dans tout ce qui est matos, caméras, micros et c’est vraiment trop cool parce qu’on s’installe, c’est vraiment très chill, on fait ce qu’on a à faire, on repart, on a les rushs. » raconte Lisa, 21 ans.

Faire du podcast de manière professionnelle a un coût. Comptez entre 2000 et 3000 euros pour des caméras, des micros professionnels, des lumières et autres logiciels. Ici, pour une heure d’enregistrement, les tarifs varient de 120 à 390 euros. Hugo Reutenaueur a opté pour la formule la plus simple. Il récupère les fichiers audiovisuels bruts : « J’ai fait le choix au moment du lancement de mon podcast de tout de suite vouloir un rendu professionnel et ça vaut jamais en fait aussi cher que si j’avais dû investir moi-même dans le matériel pour le faire depuis chez moi par exemple. D’autres préfèrent confier le montage à des professionnels. »

Peu importe, les formules sont adaptées aux envies et au contenu de chacun pour ces studios de podcasts majoritairement loués par des amateurs, mais pas seulement. Simon Krawies, fondateur de 45 Studios, le constate : « Là en ce moment on est en pleine campagne municipale, on a des personnalités politiques qui nous ont emprunté louer les studios dans le but de pouvoir avoir un endroit neutre où tourner. On a des artisans, des commerçants, des entrepreneurs qui viennent parler de leur business aussi dans un endroit qui leur correspond parce que finalement c’est aussi les jeunes qui sont ultra consommateurs de ces nouveaux formats. »

Un contenu de qualité dans des studios pour tenter de se différencier dans la masse de podcasts disponibles. En France, selon Médiamétrie, 152 millions de podcasts français ont été écoutés ou téléchargés en janvier 2026. Il faut donc se différencier : « Nous notre but c’était vraiment de leur donner un endroit où les gens puissent tourner au moins de façon qualitative avec du bon son, de la bonne vidéo parce que ce qui est aujourd’hui difficile sur la partie réseau, c’est que le niveau est vraiment nivelé vers le haut quand les jeunes regardent les vidéos sur Youtube, c’est tout de suite des grosses productions » conclut Simon Krawies.

Un secteur du podcast en croissance depuis 2019. Selon l’Arcom, le volume total d’épisodes francophones a augmenté de 116 % en seulement quatre ans.

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Mattéo Philipp
Mattéo Philipp
Journaliste Reporter d'images
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