La nouvelle grande agglomération de Thionville et Fensch a organisé sa première cérémonie des voeux.
Ni à Thionville ni à Fameck, la première cérémonie des voeux du TFA a eu lieu au Diapason à Uckange. Aux côtés du président Pierre Cuny et de son premier vice-président Michel Liebgott, les élus des 23 communes (ou presque, le maire RN d’Hayange n’étant pas présent) de cette nouvelle super-agglo se sont montrés unis. On aurait même pu croire que le binôme « Pierrot et Michou » avait préparé un numéro de duettiste pour afficher leur entente à l’occasion d’une table ronde sur les enjeux de la métropole, entre légèreté et sérieux.
« Pas une finalité »
« Jamais aucune fusion de la sorte n’a existé, rappelle Pierre Cuny (HOR). C’est toujours le gros qui mange le petit d’habitude ». Et d’assurer que « malgré les différents, on a réussi à s’entendre. La fusion n’est pas une finalité mais le début du chemin ». « On ne l’a pas fait tout seul mais on a pris nos responsabilités, complète Michel Liebgott (PS) qui salue tous les élus et agents du terrain. Il reste encore des gens à convaincre. On a encore un Everest à gravir pour faire comprendre ce qu’est une communauté de communes ». Son collègue préfère y voir le positif : « non, ce territoire existe déjà chez les habitants, et nous, on s’adapte à eux. Ils sont déjà 7000 à aller chaque jour d’un territoire à l’autre, et inversement. Ils se sont appropriés cet espace depuis plus longtemps ». Les déchetteries, la petite enfance, les piscines : désormais ce sera plus de services publics pour tout le monde.
La maire de Nilvange, Alexandre Rebstock-Pinna a elle mis en avant la création prochaine d’un SEM patrimoniale pour réfléchir au patrimoine du territoire, ou la mobilité. « Quand on voit par exemple ce qui a été entamé avec le BHNS et le TEMO, on sait qu’on peut travailler ensemble ». Clémence Pouget, maire de Yutz, se réjouit : « nous sommes plus nombreux et donc plus forts, mais ce n’est pas plus compliqué à 23 ».
Conseil des maires
Avec cette fusion, TFA devient la 2e plus grande agglo de Moselle et 60e plus grande de France. « Il ne faut pas s’en cacher, c’est une fierté » résume un élu. « Oui, les gros projets pourront se débloquer parce que les finances sont plus conséquentes, dit le maire de Fameck Michel Liebgott, mais les petits projets du quotidien aussi ». Avec des rêves : Culture Espace, un centre d’art immersif sur l’U4 à Uckange pour l’un, développer l’université dans la Fensch pour « sédentariser les intelligences » pour l’autre.
« Il faut qu’on reste dans la proximité et dans les projets du quotidien des habitants », ajoute Alexandre Rebstock-Pinna. Pour cela, TFA prévoit un « conseil des maires », au moins une fois par mois. Pierre Cuny explique qu’il n’y aura aucune décision prise si cela va à l’encontre des intérêts d’un maire. De quoi rassembler les différentes sensibilités politiques qui oeuvrent dans une fusion que certains ont peut-être considéré contre nature, entre la gauche fenschoise (Uckange, Fameck, Knutange…) et la droite thionvilloise (Thionville, Florange…). « On a pas voulu politiser cette agglomération mais on défendra des valeurs au sein de l’agglomération, pour que chacun s’y retrouve ».



