Le Premier ministre François Bayrou a fixé un cap ambitieux pour la France : atteindre 100 milliards d’euros de recettes touristiques par an d’ici à 2030.
Derrière cette annonce faite lors du Comité interministériel du tourisme réuni le 24 juillet à Angers, se dessine une nouvelle stratégie touristique où les régions ont un rôle central à jouer.
Longtemps première destination mondiale en nombre de visiteurs, la France reste à la traîne en matière de recettes, derrière les États-Unis, l’Espagne ou le Royaume-Uni. Pour inverser la tendance, le gouvernement mise désormais sur des touristes qui restent plus longtemps, dépensant davantage, et recherchant des expériences uniques. Et dans cette montée en gamme, le Grand Est dispose d’atouts majeurs :
Œnotourisme : le Grand Est en première ligne
Le premier lever mis en avant par le gouvernement concerne l’œnotourisme. Avec 2,7 millions de nuitées dans ses vignobles et 40 % de visiteurs étrangers, le Grand Est est la première région œnotouristique de France. Le nouveau plan national entend consolider cette dynamique en simplifiant des règles d’urbanisme pour permettre la transformation de bâtiments agricoles en lieux d’accueil du public, faciliter l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, faciliter le balisage des itinéraires, augmenter les compétences des vignerons et négociants via la formation ou la certification, ou encore soutenir l’innovation, la transition écologique et l’investissement dans l’accueil.
Une aubaine pour un territoire où la filière viticole est largement représentée. La viticulture du Grand Est regroupe les vignobles alsacien, champenois et lorrain. Elle compte près de 20 000 exploitations, qui génèrent plus de 27 000 Unités de Travail Annuel (UTA), représente 45 000 emplois directs et 171 000 saisonniers.
Agritourisme : un potentiel régional
Deuxième volet du plan : l’agritourisme. Encore sous-estimé, ce segment du tourisme rural est appelé à jouer un rôle plus important. Une mission parlementaire est lancée pour en dresser un état des lieux et lever les freins à son développement. Dans le Grand Est, région à forte identité agricole, la valorisation des séjours à la ferme, des circuits courts et des expériences immersives pourrait diversifier l’offre touristique tout en soutenant le monde paysan.
Tourisme de savoir-faire
La troisième mesure phare concerne le tourisme de savoir-faire, un segment en forte croissance avec 22 millions de visiteurs en 2024. Avec ses nombreuses TPE-PME dans l’agroalimentaire, les spiritueux ou encore l’industrie textile, la région est bien positionnée pour attirer un public en quête d’authenticité.
Avec près de 100 000 emplois liés au tourisme, le Grand Est a tout à gagner d’un repositionnement qualitatif du tourisme français.
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