En Moselle, le tir sportif séduit toujours plus d’adeptes, une pratique encadrée de près, où la sécurité des licenciés et des armes reste la première des règles.
À Volmerange-lès-Mines, au sein de l’un des plus grands sites de tir sportif d’Europe, petits et grands se lancent dans la pratique du tir sportif. Une discipline qui compte 289 000 licenciés en France en 2025. En Lorraine, la dynamique est particulièrement forte : la région totalise 15 000 licenciés au début du mois de janvier 2025, contre 12 400 en 2022. Pour la Moselle, le département en recense à elle seule la moitié : 7 296 licenciés pour l’année civile venant de se conclure. Une dynamique qui place la Lorraine dans le top 5 des régions françaises sur les 28 que compte la Fédération française de tir.
Avec 90 clubs répartis sur le territoire lorrain, dont 34 en Moselle, la discipline poursuit sa progression. De date à date, on observe déjà une hausse comprise entre 10 000 et 15 000 licenciés supplémentaires par rapport à l’année dernière à la même période, confirmant un engouement pour ce sport.
Au nord de la Moselle, les plus jeunes trouvent aussi leur place. Pour Ana, 10 ans, il ne s’agit pas d’aller plus vite que son ombre, mais de maîtriser précision et concentration. Déjà performante dans la discipline du tir sportif à 10 mètres, elle s’entraîne deux fois par semaine avec ses amis. La Lorraine rivalise aujourd’hui avec l’Île-de-France en nombre de jeunes licenciés. En 2025, ils sont 1 146 dans la région, dont 419 en Moselle.
Une discipline encadrée de près par les clubs et les moniteurs, où la question de la sécurité reste centrale. Car parler de tir sportif, c’est aussi évoquer les règles strictes qui encadrent la détention et l’utilisation des armes à feu. Les armes de catégorie B, utilisées dans certaines pratiques, sont soumises à des conditions précises : être majeur, disposer d’une licence en cours de validité délivrée par la Fédération française de tir, présenter un état physique et psychique compatible avec la pratique, ne pas avoir de condamnations graves inscrites au casier judiciaire et ne pas figurer au Fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes, avant que l’ensemble du dossier soit accepté ou non par les services de la préfecture.
En France, plus de 1,4 million d’armes de catégorie B sont aujourd’hui détenues, sans que les chiffres exacts ne soient rendus publics pour des raisons de sécurité.
Une cyberattaque subit par la Fédération française de tir
La Fédération française de tir (FFTir) a récemment été victime d’une attaque informatique ayant entraîné la violation de données à caractère personnel de certains licenciés. Les informations concernées portent sur l’état civil (nom, prénom, date et ville de naissance, civilité), les coordonnées (adresse postale, numéro de téléphone et adresse électronique), ainsi que le numéro de licence FFTir.
Aucune donnée médicale ou bancaire n’est concernée par cette attaque. La fédération ne détenant par ailleurs aucune information relative à la détention d’armes, ces données n’ont pas été compromises. En Moselle et en Lorraine, aucune fuite n’a été détectée.
Face à cet incident, des mesures de sécurité ont été prises immédiatement. « On l’a vu récemment encore, le ministère de l’Intérieur lui-même a fait l’objet d’une attaque. La Fédération française de tir a pris immédiatement des mesures pour protéger le système ITAC. La période de Noël a notamment été mise à profit pour renforcer la sécurité de ce logiciel », explique Dominique Kaiser, président de la Ligue régionale de tir de Lorraine.
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