À compter du 1er janvier 2026, de nombreux changements entrent en vigueur dans la vie quotidienne des Français.
Nouvelle année, nouvelles règles. À compter du 1er janvier 2026, de nombreux changements entrent en vigueur dans la vie quotidienne des Français : rémunérations, prestations sociales, prix de certains services… Mais l’absence de budget voté par le Parlement laisse certaines mesures en suspens. Tour d’horizon de ce qui change.
Une légère hausse du Smit et des pensions
Sans coup de pouce exceptionnel, le Smic est revalorisé automatiquement au 1er janvier. Il progresse de 1,18 % pour atteindre 1 823,03 euros brut mensuels pour un temps plein, soit un gain d’un peu moins de 17 euros nets par mois. Le taux horaire brut passe, lui, à 12,02 euros.
Dans la fonction publique, près de 356 000 agents verront leur rémunération ajustée afin de rester au-dessus du salaire minimum, grâce à une indemnité différentielle.
Les pensions de retraite de base et les principaux minima sociaux augmentent également de 0,9 % conformément à l’indexation sur l’inflation. Du côté des étudiants, la gratification minimale des stagiaires est relevée à 4,50 euros de l’heure.
Courrier et colis plus chers
Envoyer du courrier coûtera davantage en 2026. Les tarifs postaux augmentent en moyenne de 7,4 %. La lettre verte passe notamment à 1,52 euro, tandis que la e-lettre rouge grimpe à 1,60 euro. Les envois en Colissimo pour les particuliers connaissent aussi une hausse, plus modérée. La Poste justifie ces ajustements par la baisse continue du volume de courrier et la nécessité de maintenir le service universel.
Les dons entre particuliers désormais à déclarer en ligne
Changement de procédure pour les donations. À partir de cette année, la déclaration des dons importants entre particuliers devra obligatoirement se faire via l’espace personnel du site impots.gouv.fr. La version papier disparaît. Sont concernés notamment les dons d’argent de montants significatifs, les objets de valeur ou encore les titres financiers.
Un nouveau congé de naissance… avec un décalage
Prévu par la Sécurité sociale, le nouveau congé de naissance fait son apparition, mais pas immédiatement. S’il concerne bien les parents d’enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, il n’entrera concrètement en vigueur qu’au 1er juillet. Ce congé, d’une durée d’un ou deux mois, viendra compléter les congés maternité et paternité, avec une indemnisation plus favorable que celle du congé parental actuel.
MaPrimeRénov’ à l’arrêt
Faute de budget voté avant la fin de l’année 2025, le guichet MaPrimeRénov’ est suspendu. L’État assure la continuité de ses missions essentielles, mais ne peut engager de nouvelles dépenses non contractualisées. Les dépôts de dossiers sont donc gelés, dans l’attente d’une loi de finances adoptée.
Un contrôle technique plus strict
À compter de 2026, le contrôle technique devra vérifier la présence d’un airbag Takata classé « stop drive ». En cas de détection, le véhicule sera immobilisé jusqu’à réparation, en raison du risque grave pour la sécurité. Environ 1,3 million de véhicules sont encore concernés en France.
Un DPE revu à la hausse pour certains logements
Le calcul du diagnostic de performance énergétique évolue en faveur des logements de petite surface chauffés à l’électricité. Environ 700 000 logements pourraient ainsi sortir de la catégorie des passoires énergétiques. Aucune nouvelle visite n’est requise : une attestation peut être téléchargée en ligne.
Un examen civique pour les étrangers
Les étrangers souhaitant obtenir une carte de séjour longue durée ou la nationalité française devront désormais réussir un examen civique. Il prendra la forme d’un QCM de 40 questions portant sur les valeurs républicaines et les droits et devoirs en France.
Gaz et électricité : des évolutions contrastées
En 2026, l’abonnement au gaz augmente de 13 euros par an, malgré une légère baisse du prix du kilowattheure. Côté électricité, la fin du dispositif Arenh modifie les règles de vente du nucléaire aux concurrents d’EDF. Le gouvernement se veut toutefois rassurant et n’anticipe pas de hausse significative des factures à court terme.
Des produits contenant des PFAS interdits
Les cosmétiques, vêtements, chaussures,… contenant des PFAS, polluants éternels, sont désormais interdits à la fabrication, à la vente et à l’importation. Ces substances, très persistantes dans l’environnement, sont pointées pour leurs effets sur la santé.
Les cigarettes encore plus chères
Enfin, le prix de nombreux paquets de cigarettes augmente au 1er janvier 2026. Une étape supplémentaire vers l’objectif gouvernemental d’un prix minimal à 13 euros le paquet, attendu à l’horizon 2027.
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