La CGT des Transports de l’Agglomération de Metz Métropole (TAMM) a déposé, jeudi 12 mars 2026, un préavis de grève à partir du 18 mars. Les conducteurs de bus pourraient se mobiliser dans l’entre-deux-tours des municipales pour s’immiscer dans les débats.
« Les salariés en ont marre, ils sont fatigués », dénonce Frédéric Jager, délégué syndical de la CGT des Transports de l’Agglomération de Metz Métropole (TAMM). Le syndicaliste nous informe qu’il vient de déposer, jeudi 12 mars 2026, un préavis de grève qui s’étend du 18 mars prochain au 7 février 2027.
Ce préavis concerne uniquement les conditions de travail des salariés du réseau Le Met’. L’objectif est de créer une mobilisation dans l’entre-deux-tours des élections municipales afin de faire réagir les différents candidats qualifiés.
Des perturbations des bus à Metz dès le 18 mars ?
Faut-il s’attendre à des perturbations du réseau de bus de Metz Métropole dès le 18 mars prochain, jour du début du préavis ? « C’est ce que j’espère », assure Frédéric Jager, « on va essayer de mobiliser du monde le 18, le 19, pour que ça crée une prise de conscience chez les candidats qualifiés aux deuxièmes tours ».
La Métropole ne prend pas la mesure des problèmes. Les transports ne sont pas au cœur des préoccupations actuelles de la Métropole. Il faut mettre des moyens.
Frédéric Jager, délégué syndical de la CGT des Transports de l’Agglomération de Metz Métropole
Si le délégué de la CGT aurait préféré une augmentation de 1,5 % sur le salaire de base plutôt que les 0,65 % proposés par la direction, c’est la pénibilité du quotidien des chauffeurs de bus qu’il souhaite mettre en avant et dénoncer.
L’absence des pauses déjeuner : « l’une des choses les plus pénibles »
Concernant les conditions de travail des salariés du réseau Le Met’, Frédéric Jager dénonce le turnover (rotation du personnel dans une entreprise) important au sein des TAMM.
« C’est important pour rendre le métier plus attractif », plaide-t-il, « on demande l’aménagement d’une réelle pause déjeuner. Notre service dure entre sept et huit heures. Il y a des temps de battement de quelques minutes en bout de ligne, mais on ne peut pas se poser vingt minutes pour manger tranquillement. C’est une des choses les plus pénibles dans notre boulot ».
Pour diminuer la pénibilité des chauffeurs de bus, le syndicaliste souhaite également diminuer l’amplitude horaire de deux heures pour la faire passer à dix heures.
Trop de ralentisseurs sur les parcours des bus, selon les syndicats
Les syndicats CGT et SUD dénoncent par ailleurs les parcours des bus qui les font emprunter de trop nombreux dos-d’âne, ce qui aurait déjà causé plusieurs arrêts de travail.
Outre l’inconfort pour les clients, l’affaiblissement de la vitesse commerciale et une détérioration prématurée du matériel roulant, cette multiplication des ralentisseurs est également source de réels problèmes médicaux pour les conducteurs.
Les syndicats SUD et CGT, dans leur présentation CSE du 24 février 2026
Selon ces syndicats, sur une journée de conduite, un chauffeur peut être amené en moyenne à franchir sur certaines lignes de plus de 152 dispositifs de réduction de vitesse. Plutôt que des dos d’ânes ou des plateaux, les délégués du personnel souhaitent favoriser l’implantation de coussins berlinois.





