Plus de 70 salariés se sont rassemblés devant le site Stellantis de Metz-Borny, pour alerter sur la situation préoccupante de l’industrie automobile.
Ils se sont rassemblés ce jeudi, devant le site Stellantis de Metz-Borny, à l’appel de la CGT. Une mobilisation régionale pour dénoncer la dégradation de la filière automobile et ses conséquences sur l’emploi dans le Grand Est.
Ce rassemblement s’inscrit dans un mouvement plus large : d’autres mobilisations étaient organisées simultanément sur plusieurs sites du groupe, notamment à Poissy et Sochaux. « On dénonce la casse de l’emploi dans toute la filière automobile, l’étranglement des sous-traitants et plus largement une politique industrielle qui n’est pas à la hauteur et qui découle sur des fermetures d’usines et des pertes d’emploi », explique Jean-Charles Payet, délégué syndical Stellantis de Metz-Borny.
Le mouvement intervient dans un contexte particulièrement tendu, après l’annonce de l’arrêt de la production de voitures sur le site de Poissy à partir de 2029. Une décision qui alimente les inquiétudes dans l’ensemble de la filière.
Une mobilisation élargie à la métallurgie
Sur place, d’autres salariés de la métallurgie ont également fait le déplacement, notamment de l’entreprise Baomarc à Argancy, récemment mobilisés eux aussi pour dénoncer leurs conditions.
À Metz-Borny, principal site de production de boîtes de vitesses pour Stellantis, les salariés dénoncent une lente érosion des effectifs. « Chez Stellantis, depuis des années, on a des milliers de postes qui ont été supprimés, sans PSE. Ce sont des non-renouvellements de contrat, des départs volontaires. Les usines se vident », affirme le délégué syndical. « Cette politique, des patrons de la métallurgie, de faire la course au profit, c’est leur seule priorité. Nous en face, on perd nos emplois et on gâche nos vies à venir nous user dans ces usines. »
Une filière automobile sous pression
Un constat partagé par Amar Ladraa, responsable de la CGT Métallurgie pour la région Grand Est, qui alerte : « La situation dans la filière automobile est alarmante. Plusieurs sites viennent de fermer, notamment à Hambach, mais aussi des entreprises à Strasbourg. Beaucoup de salariés risquent de perdre leur emploi. On a décidé d’interpeller l’opinion publique mais aussi les salariés. »
Face aux inquiétudes, les syndicats avancent plusieurs propositions : maintenir et développer les activités industrielles sur le territoire, conditionner les aides publics à des garanties sur l’emploi et l’investissement, et mettre en place une véritable stratégie industrielle nationale.
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