Ce jeudi 26 mars, le corps enseignant et les parents d’élèves ont manifesté leur désaccord concernant la suppression de 45 postes en Moselle pour la rentrée prochaine. Sept syndicats et une cinquantaine de personnes étaient rassemblés à Metz devant la direction académique des services de l’éducation nationale de Moselle.
Drapeaux à la main et pancartes levées, le corps enseignant exprime son ras-le-bol. À la rentrée prochaine, 45 postes devraient être supprimés en Moselle. Les syndicats dénoncent une politique budgétaire restrictive. Une annonce qui passe mal « Rien que pour notre département, c’est énorme. Ça fait des années qu’on n’a pas vu ça. Au prétexte de la baisse démographique, on ne peut pas nier qu’il y a de moins en moins d’enfants, certes. Mais ce qu’on oublie de nous dire à chaque fois, c’est que le nombre d’élèves par classe en France est bien plus important que la moyenne de l’OCDE et de l’Union européenne. » explique Matthieu Risse, secrétaire départemental du SNUDI-FO.
En moyenne, une classe en Moselle compte 21 élèves, tous niveaux confondus. En Europe, c’est deux élèves de moins. Un écart qui interroge sur les conditions d’apprentissage. « Déjà, il faudrait réussir à faire en sorte qu’il y ait un nombre limité d’élèves dans les classes. Ils avaient commencé à le faire, notamment en grande section, en CP et en CE1, avec un maximum de 24 élèves par classe. C’était devenu presque une obligation, aujourd’hui ce n’est plus qu’une préconisation. » souligne Serge Spanier, secrétaire départemental du SE-Unsa 57.
Une réunion boycottée pour manifester contre la suppression de postes
Des suppressions de postes qui inquiètent aussi les familles. Des conséquences concrètes pour les enseignants comme pour les élèves. « Ces 45 postes pourraient justement être attribués dans les établissements où il y a des difficultés, où les classes sont chargées et où il y a des enfants avec des besoins éducatifs spéciaux. » propose Faiza Farès, présidente de la FCPE.
Face à cette situation, les syndicats attendent désormais des mesures. Ce jeudi après-midi, une réunion avec l’intersyndicale devait se tenir. Elle a finalement été boycottée et reportée au 1er avril prochain « L’inspecteur d’académie présidera la réunion et rendra ses décisions. Il va nous écouter : nous siégerons en tant que représentants des personnels pour défendre les écoles. Les inspecteurs de l’Éducation nationale de la Moselle seront également présents pour apporter leur analyse du terrain. » précise Éric Zolver, co-secrétaire départemental de la FSU-Moselle.
En attendant, la mobilisation s’organise à plus grande échelle. Une journée de grève nationale est prévue le 31 mars dans l’Éducation nationale, face à la suppression de 4 000 postes en France.
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