L’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi sur la fin de vie en deuxième lecture, ce 25 février. Chez les députés mosellans, le vote divise.
En deuxième lecture, ce 25 février 2026, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir, un texte qui relance le débat sur la fin de vie en France. Avec 299 voix pour, 226 contre et 37 abstentions, le projet passe une étape importante avant d’être envoyé au Sénat pour un nouvel examen au printemps.
Portée par Olivier Falorni (Les Démocrates), cette loi vise à encadrer juridiquement l’accès à une aide permettant à des patients atteints d’une maladie grave et incurable de mettre fin à leur vie dans des conditions définies par la loi. Le rapporteur s’est dit ému, qualifiant le vote de « moment majeur » vers une adoption définitive après de longs débats.
Le scrutin met en lumière des lignes de fracture claires entre les groupes parlementaires : à gauche, des majorités significatives ont voté pour, tandis que plusieurs composantes de la droite ont massivement voté contre, ou se sont abstenues.
Du côté des députés mosellans, la loi divise aussi. Pascal Jenft, député RN de la 5ème circonscription de la Moselle, a voté contre. Dans un post Facebook, il affirme refuser « que la loi fasse de l’administration d’une substance létale une réponse présentée comme une “solution” ». Isabelle Rauch a, quant à elle, une nouvelle fois voté pour. « Donner le choix, c’est aussi protéger la dignité », assure la député de la 9ème circonscription dans un communiqué.
Les autres députés, Laurent Jacobelli (RN), Fabien Di Filippo (RN), Nathalie Colin-Oesterlé (Horizons et Indépendants) et Alexandre Loubet (RN) ont voté contre. Ludovic Mendes (Ensemble pour la République) et Kévin Pfeffer (RN) ont voté pour la proposition de loi. Belkhir Belhaddad (Socialistes et apparentés) s’est abstenu.
Parallèlement, une autre proposition de loi sur les soins palliatifs a été adoptée à l’unanimité, soulignant un consensus autour du renforcement de l’accompagnement en fin de vie.
La réforme, déjà adoptée une première fois en mai 2025, continue donc son parcours législatif, alimentant un débat social et éthique vif dans l’hémicycle et au-delà.
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