Ils donnent de leur temps et prêtent leurs cordes vocales aux personnes déficientes visuelles. À Metz, les Donneurs de Voix enregistrent livres et revues pour rendre la lecture accessible à tous. Mais aujourd’hui, l’association fait face à une difficulté majeure : elle va devoir quitter son local.
Lire à haute voix, pendant des heures, des jours, des mois… Voilà la mission des Donneurs de Voix. À l’aide d’un ordinateur et d’un micro, ces bénévoles enregistrent des livres audio destinés aux personnes empêchées de lire. « Il peut s’agir de personnes souffrant d’un handicap moteur, d’une déficience visuelle, de troubles cognitifs ou encore de difficultés d’apprentissage, notamment chez les jeunes publics », détaille Michèle Schwartz, présidente de l’association à Metz.
Une fois enregistrés, les fichiers sont mis à disposition sur la plateforme nationale des bibliothèques sonores, où plus de 25 000 titres sont aujourd’hui accessibles. Ils peuvent même être envoyés par voie postale, sur CD, clé USB ou carte SD, selon les besoins. « Les bénévoles choisissent eux-mêmes les ouvrages qu’ils souhaitent lire, sous le contrôle de nos responsables afin d’éviter les doublons », précise-t-elle. Il faut compter en moyenne trois à quatre mois pour finaliser un seul ouvrage.
À la recherche d’un toit
Derrière chaque livre, il y a donc une voix. Une personne qui donne de son temps et de son énergie. Aujourd’hui, en France, on compte environ 3 000 donneurs pour plus de 100 bibliothèques sonores. À Metz, une vingtaine de bénévoles font vivre l’association. Un effectif que vous pouvez rejoindre : la structure est toujours à la recherche de bras… et de cordes vocales.
Des bénévoles, et dorénavant aussi un local… L’immeuble occupé par l’association, en centre-ville de Metz, est mis en vente. « Nous devons le libérer au 31 mars prochain. Nous cherchons un local accessible. S’il pouvait être situé dans le centre de Metz, ce serait parfait, en tout cas desservi par le Mettis », lance la présidente. Une condition essentielle pour continuer à accueillir bénévoles et bénéficiaires, et poursuivre cette activité. Une mission discrète, mais indispensable pour maintenir l’accès à la culture pour tous.
Retrouvez l’interview en intégralité dans Moselle Info du mardi 3 février.



