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Le CHR Metz-Thionville mis à contribution après l’incendie en Suisse

Après l’incendie survenu en Suisse, plusieurs victimes gravement brûlées ont été transférées en urgence vers le CHR de Metz, spécialisé dans la prise en charge des grands brûlés.

40 morts et 119 blessés, parmi lesquels des Français et des Mosellans, l’incendie d’une boite de nuit dans une station de ski à Crans-Montana a été dévastateur. Trois des victimes sont prises en charge à Metz, au centre de traitement des brûlés du CHR Metz-Thionville, structure de référence capable d’accueillir jusqu’à 14 brûlés. Une unité hautement spécialisée, équipée pour accueillir des patients dans un état critique, souvent pendant de longues semaines.

Une organisation européenne 

« La Suisse ne pouvait pas absorber tous les patients et a rapidement demandé de l’aide au réseau européen dédié à la brûlure », explique le chef du service et anesthésiste, Boris Glavnik. S’il y a peu de lits spécialisés en Europe, une cinquantaine en France, mais seulement 20 disponibles en continu, les victimes ont aussi été réparties en Allemagne, ou encore en Belgique. Le dispatching se fait dans les 24 à 48h, grâce à une organisation et des réseaux préparés en amont. 

Parmi les blessés, Tahirys Dos Santos, réserviste du FC Metz, a été transféré à l’hôpital de Stuttgart en Allemagne. Coline, une jeune femme originaire de Creutzwald et amie de Tahirys, est quant à elle soignée en Belgique. 

Une convalescence longue

Derrière chaque intervention, une mobilisation totale des équipes médicales et paramédicales, composée de dizaines de spécialistes présents chaque jour au centre. Objectif : stabiliser les patients, limiter les séquelles et accompagner un parcours de soins long et éprouvant. Entre la phase de réanimation, le traitement des brûlures, les greffes, et des pansements changés sous anesthésie générale, directement dans la chambre du patient, la première prise en charge dure en moyenne trois semaines. 

S’en suit la phase de rééducation, encore plus longue. La convalescence durera plusieurs mois, parfois plusieurs années. « C’est une prise en charge pluri-disciplinaires, confirme Boris Glavnik, qui nécessite beaucoup de moyens, de temps et de personnel. »

Un engagement qui dépasse les frontières, et rappelle le rôle essentiel du seul service grands brûlés de l’Est Français, capable de répondre à des urgences internationales.

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