Mardi 16 février 2026, la gendarmerie célébrait ses héros, morts et vivants. Une centaine de gendarmes de Moselle s’étaient réunis pour une commémoration à la caserne Radet de Metz. Des brigadiers ont été médaillés pour leurs actes de bravoure en intervention.
Gendarme est un métier à haut risque, une intervention a priori anodine peut rapidement dégénérer. Fin novembre 2025, des accidents de la circulation en série sont provoqués à Audun-le-Tiche. Des brigadiers se présentent au domicile du chauffard, mais se retrouvent face à un individu armé et dangereux qui ouvre le feu.
Le gendarme Jimmy Pecqueur, résident à la brigade d’Aumetz, raconte l’assaut : « Le commandant de compagnie décide de rentrer dans l’appartement. Mes camarades et moi on enchaîne derrière et on intervient sur cet individu qui était armé et qui a tiré à plusieurs reprises sur son voisin. »
Gendarme en Moselle, un métier à risque
Un acte de bravoure qui a été récompensé, lundi 16 février 2026, à la caserne Radet de Metz (Moselle). Les brigadiers présents lors de cette intervention ont su faire preuve de sang-froid.
Présente lors de l’intervention d’Audun-le-Tiche, la brigadière Salomé Paleco se souvient de sa réaction face à cette mission particulièrement sensible : « J’ai eu peur. Mais après je me suis mise dans une bulle. Je reste concentrée sur mes collègues, sur ce qu’ils sont en train de faire, sur comment il faut agir. »
Se poser la question de l’utilité sur le terrain
En octobre 2024, la Martinique manifeste contre la vie chère. Après avoir détruit des barricades, l’adjudant-chef Gérald est pris dans une embuscade. Il riposte aux tirs et évacue ses coéquipiers blessés. Après une opération dans un contexte insurrectionnel, le retour sur le terrain n’est pas simple.
« On peut se poser des questions sur notre utilité sur le terrain, qu’est-ce qu’on aurait pu faire de mieux pour éviter tout ça », interroge l’adjudant-chef Gerald, de l’escadron de Longeville-lès-Saint-Avold, « ça fait toujours réfléchir, qu’on ait 20 ans ou 40 ans. »
« Un rapport décomplexé à la violence »
Des violences à l’encontre des gendarmes déplorées par l’état-major. « Il y a plusieurs choses qui jouent, notamment la question de la violence, du rapport un peu décomplexé à la violence », analyse la générale Florence Guillaume, commandante de la région de gendarmerie du Grand Est. Elle ajoute : « C’est presque sociétal tout ça. »
Désescalader tout en faisant preuve d’autorité, voici le complexe équilibre à trouver pour les gendarmes, qui sont de plus en plus désincarnés. L’objectif est désormais de restaurer le lien de confiance entre les brigadiers et les Français.


